26.11.2009

La tentation d'en rire: Twilight chapitre 2: Tentation

Billet avec spoilers et fous rires. Âmes sensibles s'abstenir.

 

Je m'attendais à tout, et je préparais déjà dans mon petit cerveau survolté un billet comparatif de haute volée et bien évidemment extrêmement intellectuel. Je m'attendais à tout, sauf à me retrouver sans voix et sans comparatif devant ce chef d'oeuvre intersidéral de la daube. GI Joe remisé aux oubliettes de la daube, High School Musical 3 laissé KO au premier round. Véridique.

Heureusement, Celle qui aime Jacob, Celle qui n'a pas aimé Fascination, Celle qui a vu plusieurs fois Fascination et Celle qui était dubitative étaient là pour m'accompagner dans le fou rire. Il faut dire qu'il y avait de quoi.

Prenons les choses dans l'ordre:

- la réalisation: d'une inventivité rarement égalée. Si, si, je l'affirme! Franchement, parvenir à rendre plus ridicule encore le film tenait de la gageure vu le niveau de certains des acteurs (j'y reviendrai), mais ils y sont arrivés. Certains plans sont à couper le souffle: le plongeon de Sam avec sa contre-plongée abyssale, l'avion qui s'éloigne dans un ciel sans nuage (avion de la compagnie Virgin, je n'invente rien, ceux qui ont lu et vu sauront pourquoi je me suis marrée), la ronde de caméra qui flanque le vertige avec une Bella en décomposition avancée au milieu, j'en passe, il y en avait tellement que j'en ai oublié. La palme revient néanmoins à cette scène absolument fabuleuse qui rappelait tellement fortement La petite maison dans la prairie que Celle qui n'a pas aimé Fascination a chantonné le générique.

Désolée, je n'ai pas pu m'en empêcher.

Ceci dit, Edward en version Bella-a-des-visions-qui-ne-sont-pas-des-visions-c'est-pour-mieux-te-sauver-mon-amour-je-n'ai-fait-ça que-pour-ton-bien est assez fabuleux. Mention spéciale à la scène de la noyade. qui rappelle certains tableaux pré-raphaëlites, du moins quand on a les yeux bandés, les oreilles bouchées et qu'on s'étrangle de rire. Enfin, j'aime bien celle de la moto aussi mais pour d'autres raisons relatives à un tee-shirt. Mais je ne veux pas spoiler. Sachez simplement que la salle a poussé un grand soupir, et moi un très classe "ah ouais..." tandis que Celle qui aime Jacob chuchotait "Je vous l'avais bien dit".

- les costumes: Celle qui a vu Fascination plusieurs fois a fait remarquer à raison qu'Edward est extrêmement mal fringué. L'âme chagrine que je suis dirait que de toute manière, ce n'est pas la fringue qui pose problème. Cependant, on note un relâchement vestimentaire certain. Bella elle-même porte pendant deux heures de film d'affreux tee-shirt à rayure qui ne lui vont que parce qu'elle est quasi transparente. Certains me soufflent que c'est normal, elle a 17 ans et elle est amoureuse. Certes. Ça ne m'a jamais fait perdre l'appétit personnellement, mais je peux le concevoir. Alice n'étant quasi pas présente, pas de robes fabuleuses. Qu'est-ce qui rattrape tout ça? L'absence de costume des loups-garous.

 

(C'est bien connu, les loups-garous sont chauds bouillants. Dommage qu'il soit un peu jeune. Mais en même temps, j'aime bien Charlie Swan aussi dans un autre genre.)

Et les costumes rigolo des Volturi...

 

- le jeu d'acteur ou la direction d'acteur, je n'arrive pas à me décider: ce qu'il y a de bien, et Celle qui n'a pas aimé Fascinationne me contredira pas, c'est que Robert Pattinson est peu présent dans ce Chapitre 2. Non parce que, soit il est bourré, soit il joue vraiment de plus en plus mal. Si Jasper avait l'air constipé dans Fascination, c'est trois fois pire avec son frangin dans Tentation. Bouche crispée par l'atroce souffrance, sourcil froncé, Edward est manifestement désespéré. Et le spectateur aussi. J'ai distinctement entendu Celle qui n'a pas aimé Fascination souffler un 'Ah non!" quand il réapparaît. Et en plus il enlève sa chemise. Seigneur. Comment diable Bella peut-elle lui préférer Jacob? Elle n'a pas d'hormones? Ou alors le film est produit par Disney et on ne nous l'a pas dit... Ou alors Stephenie Meyer l'a écrit autrement. Mais je suis certaine qu'elle ne connaissait pas encore l'acteur qui joue Jacob. Bref, cessons ces détours et admettons que RP n'est pas aidé par son désastreux maquillage, son rouge à lèvre gothique et ses poils sur le torse. Et par la comparaison avec Jacob. La preuve en images:

Ceci dit, en dehors de Charlie Swan, la catastrophe est remarquablement équitable. Edward et Bella ont l'air de parfaits crétins dans toutes les scènes où ils se déclarent leur flamme tels Roméo et Juliette. Bon, ils sont parfaitement crétins.  De toute manière, l'ensemble des dialogues sonne crétin. Ou alors c'est qu'ils sont crétins? Ou peut-être que je ne suis pas assez romantique? Ou alors pas assez adolescente...

Ah si, quand même, je ne peux pas passer sous silence la merveilleuse prestation d'Aro Volturi qu'on croirait sous Ecstasy. Impayable, juste... impayable. Pour tout avouer, je n'ai pas pu m'empêcher d'applaudir en criant au sublime. A ce stade de la daube, ça pulvérise tout ce qui était connu.

Qu'est-ce qui sauve ce film? Et bien je dirais qu'en dehors de son indéniable et involontaire potentiel comique, c'est ça:

Et puis une salle écroulée de rire et applaudissant avec enthousiasme. Et une Jacob Team en grande, grande forme.

Ah oui, il m'a fallu un moment pour me souvenir pourquoi j'ai bien aimé les romans. Pas sûre que je me remette de l'adaptation cinématographique.

25.11.2009

La mort de Judas

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De Paul Claudel je ne connais pas grand-chose. Ce qu’à pu me dire JM qui se reconnaîtra s’il passe dans le secteur, avec passion et une force de conviction certaine, les pièces de théâtre autour desquelles je traîne de peur de les lire dans un mauvais contexte et de ne pas les apprécier autant que je le devrais, le souvenir d’avoir entendu parler d’une pièce qui durait un temps infini… Bref, à la fois beaucoup et pas grand-chose. Alors, histoire de m’encourager à sauter le pas, j’ai ouvert La mort de Judas. Et je me suis régalée.
Paul Claudel raconte en deux courts textes le point de vue de Judas et de Ponce Pilate sur la mort de Jésus. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que c’est drôle, percutant et irrévérencieux. Claudel fait de Judas non plus le traître, mais l’administrateur atrocement terre à terre qui explique apr le menu les raisons objectives et rationnelles qui l’ont poussé à trahir son maître. Tout y passe, les relations plus que tendues entre les apôtres, les problèmes d’intendance du Messie, la crétinerie de Marie-Madeleine, etc, etc. Trop, c’est trop, et les miracles, on s’en lasse !
Sachant que Claudel était un fervent catholique, il me semble que l’irréverence du texte est une manière de dénoncer la prédominance de la rationalité et de la science en montrant où elle peut mener et ses excès. Judas réflechit et rationalise tout, ce qui le pousse à porter un regard dans concession sur ce qui l'entoure et à faire preuve d'un manque d'humour désopilant. Et c’est un peu la même chose avec le témoignage de Ponce Pilate dont le destin sera pour le moins étonnant. C’est qu’avec cet épisode malheureux, il a attrapé la guigne ! Et ce n'est pas très pratique pour un administrateur romain de ne plus pouvoir assister à la moindre cérémonie religieuse sans qu'une catastrophe se produise. En même temps, on a aussi un portrait à charge des croyants à travers les figures d'apôtres assez peu sympathiques et finalement drôlement humains avec leurs jalousies et leurs mesquineries. J'ai adoré et dévoré ce court opus.


C'est donc une véritable découverte pour moi et un moyen tout à fait intéressant d'entrer dans l'oeuvre d'un grand écrivain ou d'en découvrir des aspects moins connus. En plus, l'objet est vraiment agréable et joli ce qui en fait un parfait cadeau! Bref, que du bon!


Merci aux Editions André Versaille de m'avoir permis de découvrir la collection A s'offrir en partage! Les Cenci de Dumas traîne sur ma table de chevet, j'ai hâte de m'y mettre!


Claudel, Paul, La mort de Judas, Ed. André Versaille, 2009, 5/5


23.11.2009

La face cachée de Margot

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Depuis l’enfance, Quentin aime Margot. Margot sa jolie voisine. Mais au fil du temps leurs relations se sont distendues. Margot est devenue flamboyante, populaire. Quentin s’est effacé. Jusqu’au soir où Margot vient frapper à sa fenêtre pour l’embarquer dans une de ces expéditions dont elle a le secret. Le lendemain, elle a disparu, semant derrière elle des indices que Quentin va désespérément essayer de remonter.

On croit au départ à une banale histoire d’amitié amoureuse adolescente. Un de celles qui va explorer le milieu des lycées américains avec leurs joueurs de foot et leurs pom-pom girls, leurs ratés et leurs bals de fin d’année. Tout faux. Car rapidement le récit dérape, entre polar et quête initiatique sur fond de poésie, de folk et de jazz. L’histoire de Margot est celle d’une jeune fille qui fait face à tout ce que l’univers dans lequel elle vit a de factice et qui décide un beau jour de prendre la poudre d’escampette pour vivre mieux, plus intensément, sans se laisser prendre au piège de la famille, des amis, de l’université… Quentin lui est sans doute plus conventionnel : il y croit à tout ça, à l’avenir, à la fac, au mariage et pourquoi pas aux bébés. Tous les deux vont se découvrir progressivement, apprendre à se connaître derrière la façade de ce qu’ils croyaient savoir l’un sur l’autre. Raconté du point de vue de Quentin, La face cachée de Margot se révèle être un roman prenant malgré quelques longueurs, souvent drôle et en tout cas attachant en diable, comme ses héros qui grandissent tout d’un coup. L’intrigue prend des tours et des détours originaux pour aborder pléthore de questions fondamentales sur l’identité, la manière dont on peut assumer ce que l’on est face à la pression des parents et des amis, sur l’amour et ce que l’on sait de ce qu’on aime. La face cachée de Margot est une histoire qui raconte d’une jolie manière ce qu’il se passe quand on devient adulte : la perte de certaines certitudes, quelques souffrances au passage, et la certitude de pouvoir continuer à avancer. J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’auteur aborde cette question, la perte des idéaux et des repères, la remise en question de ce qui semblait acquis. Le tout en introduisant quelques concepts assez fascinant comme celui des villes de papier qui scande le récit et en gardant une certaine fraîcheur dans le ton et un humour parfois décapant.
Une jolie découverte qui me donne envie d’aller voir du côté du premier roman de l’auteur.

 

John Green, La face cachée de Margot, Scripto, 2009, 3.5/5

20.11.2009

A lire et à manger, le challenge

Il y a bien longtemps que je voulais le lancer ce challenge et je souhaitais le lancer avec Diane. Seulement voilà, Diane s'en est allée avec Nono, laissant la cuisine vide. Alors je voudrais dédier A lire et à manger à Diane et sa drôle de cuisine qui a secoué les fourneaux. Diane je ne l'ai que peu croisée, je l'ai lue, j'ai ri à ses expériences diverses et variées, et j'aurais aimé avoir pris le temps de la connaître mieux et ne pas avoir tardé à lui proposer toutes les idées bizarres qui me passaient par la tête.

A lire et à manger donc, un challenge qui me trottait dans les neurones depuis un petit moment, surtout après diverses expériences aux fourneaux et en littérature! Et puis si je n'ai pas pu participer au Swap Mille feuilles d'Edelwe à mon grand regret, au moins je pourrai patouiller dans ma cuisine!

Le concept: dans l'année 2010, lire un roman culinaire et en adapter une recette! Un billet incluant la recette avec explications détaillées du pourquoi du comment et du processus, si possible une photographie du plat préparé et le tour est joué! Avouez que ce n'est pas très compliqué! Pas besoin d'être un ou une cuisinière émérite, réussies ou râtées, les expériences culinaires ont toute leur place dans ce challenge!

A la fin de l'année, le prix Diane et Nono récompensera le plus courageux des lecteurs-cuisiniers! Et j'aimerais bien concocter un petit carnet des recettes utilisées par les participants si elles sont assez nombreuses!

Inscriptions ouvertes tout au long de l'année 2010, et fin du challenge au 15 décembre 2010, ce qui laisse du temps!

Qui me suit?

Et pour donner quelques idées, une petite bibliographie dont quelques uns que j'ai chroniqués sur ce blog! Évidemment, il peut s'agir d'essais donnant des recettes, mais les livres de recette sont hors-jeux! Histoire que ce soit quand même un peu sportif!

A table: anthologie des auteurs Métailié

Barbéry, Muriel   Une gourmandise

Barnes, Julian   Un homme dans sa cuisine

Barrière, Michèle   Meurtres à la pomme d'or (et le reste des polars historiques de cette dame... Elle a aussi eu un article fort sympathique dans un vieux Elle à table)

Beyala, Calixthe   Comme cuisiner son mari à l'africaine

Boman, Patrick   Le palais des saveurs accumulées

Brijatoff, Alix   La véritable histoire du Golem de Prague

Brite Poppy Z.     Alcool, La belle rouge et Petite cuisine du diable

Buitrago, Fanny   Senora de la miel

Caussé, Bruno   Rendez-vous chez moi

David, Esther   Le livre de Rachel

Del Pappas, Gilles   Mémoires d'un goûte sauce: le sel de la vie

Desarthe, Agnès   Mangez-moi

Desbiolles, Maryline   La seiche

Divakaruni, Chitra Barnejee   La maîtresse des épices

Duchon-Doris, Jean-Christophe   Le cuisinier de Talleyrand

Esquivel, Laura   Chocolat amer

Fan Tong   Immortels et paniers de crabes: les enquêtes du comissaire Wang

Fetis, Laurent   Salade de rotules

Flagg, Fanny   Beignets de tomates vertes

Fortier, Dominique   Régals du Japon et d'ailleurs

Geissler, Christophe Till   Lamelles

Greggio, Simonetta, Etoiles

Harris, Joanne   Chocolat

Harris, Joanne   Les cinq quartiers de l'orange

Hugues, Evelyne   L'Odette des Brizards

Kawakami, Hiromi   Les années douces

Killham, Nina   Lart d'accommoder les restes

Maruzza, Loria et Quadruppani, Serge   A la table de Yasmina

Mayes, Frances   Sous le soleil de Toscane

Miano, Leonora   Soulfood équatoriale

Pelletier, Chantal   Voyages en gourmandise

Prior, Lily   La Cucina

Radhika, Jha   L'odeur

Rouanet, Marie   Petit traité romanesque de cuisine

Sharma, Bulbul   La colère des aubergines

Simmel, Joannes, Mario   On n'a pas toujours du caviar

Simon, François   Toscane(s)

Summers, Judith   Crime et ravissement

Staïkos, Andréas   Les liaisons culinaires

Tavernier, Tiffany   A table!

Tiano, Joëlle   L'enchanteur et illustrissime gâteau café-café d'Irina Sasson

Toussaint-Samat, Maguelonne   La très belle et très exquise histoire des gâteaux et des friandises

Tran-Nhut, Thanh-Van   Le palais du mandarin

Vatinel, Pascal   L'affaire du cuisinier chinois

Vazquez Montalban, Manuel   Le quintette de Buenos Aires

Dans la rubrique recettes tirées de :

Martinetti, Anne et Rivière, François   Crèmes et châtiments : recettes délicieuses et criminelles d'Agatha Christie

Martinetti, Anne et Rivière, François   La sauce était presque parfaite (80 recettes d'après Alfred Hitchcock)

 

J'ai utilisé pour cette bibliographie plusieurs sources, disponibles sur demande! Comme je n'ai pas tout lu, je ne garantis pas la présence de recette dans tous les ouvrages, mais en tout cas, ils sont gourmands! On peut aussi trouver des choses sympathiques par-là! Et je suis preneuse de toute proposition de titre à inclure dans la biblio!!

Pour les logos, vous avez le choix, il y en a trois! A vous de choisir!

Logo challenge 1.jpg

Logo 2.jpg
logo 3.jpg
Les participants sont:

aBeiLLe

Amanda

Anjelica

Brize

Edelwe

Emma

Emmyne 

Leiloona

Mo

Rose

Sylvie

Tiphanie

 Virginie

P'têtre bien qu'oui (allllleeezzz, dites oui! Ca va être rigolo!):

Incoldblog

Mango

Mirontaine

 

 

18.11.2009

And the winner is...

Je sais bien que la semaine du tag est censée être terminée, mais le 22 juillet dernier, Erzébeth a fait battre mon petit coeur tout mou en me décernant un blog d'or et en me faisant plein de compliments qui m'ont fait virer au rouge! Et puis d'abord, je fais qu'est-ce que je veux dnas mon Terrier! Même répondre à un tag avec quatre mois de retard. Non mais!

Bref, je m'en vais donc décerner mes blogs d'or! Il va sans dire qu'il s'agit d'une sélection partielle et partiale des blogs que je fréquente et que j'aime! Si je devais tous vous citer, j'en aurais pour l'année!

Tout d'abord, un retour à l'envoyeur: tu n'y échapperas  pas Erzébeth, inutile de te cacher derrière ton clavier! Non contente de me faire rire avec ses aventures diverses et variées et ses humeurs toutes aussi diverses, la demoiselle a l'immense mérite d'aimer Henri Bauchau, de savoir parler à mon coeur de cuisinière du dimanche et de faire preuve d'une mauvaise foi réjouissante. Bref, j'accours quand mon netvibes me signale un nouveau billet et ce n'est pas près de changer!

Et puis il y a Ofeliaaussi! Récemment découverte grâce à Erzébeth, elle fait aussi des muffins et elle raconte plein de trucs qui me font rire ou qui me font dégainer mon stylo pour prendre des notes. Bref, je l'aime même si elle me tague!

Et puis il y a Moaussi! Pour plein de raisons diverses et variée! Par exemple elle aime le Doctor, et les muffins, et le cinéma. Ce qui en fait une personne de goût et de bonne fréquentation!

Voilà voilà!!! Ne comptez pas sur moi pour recopier le réglement, j'ai décidé d'en faire fi!

16.11.2009

Lombres - China Miéville

 

Il se passe des choses étranges dans la vie jusque là sans histoire de Zanna et Deeba. De gens bizarres abordent Zanna, une fumée épaisse semble la traquer, les parapluies se mettent à bouger... Et tourner la roue d'une chaudière les fait basculer dans Lombres, la ville où vont s'échouer toutes les choses perdues ou cassées, objets ou êtres vivants. Un univers merveilleux, loufoque, effrayant parfois qu'un nuage doué de vie, Smog, veut détruire. Une ville merveilleuse et loufoque qui attend la Schwazzy, celle qui pourra combattre le Somg... Mais les choses sont loin d'être aussi simples qu'elles le paraissent.

On pense à beaucoup de chose au tout début de Lombres. On pense à Alice au pays des Merveilles, on pense au Neverwhere de Neil Gaiman par exemple. Il faut dire que c'est facile: Zanna et Deeba passent de l'autre côté du miroir pour ainsi dire, entrant dans un univers curieusement distordu, où la magie et les choses les plus étranges sont légion et qui est une image distordue du Londres humain! Mais petit à petit, China Miéville se démarque en créant un monde bien à lui et une histoire qui se révèle, somme toute, assez originale.

Première chose à noter, Lombres est un roman pour adolescents publié par Le Diable Vauvert dans une collection adulte. Seule indice, la référence à la loi de 1949 et une citation de Wired sur la quatrième de couverture. Rien à dire à cela, c'est typiquement le genre de roman "pour jeune adulte" qui va plaire de 15 à 115 ans! Du moins si l'on est pas trop regardant sur le style un peu plat. C'est mon seul regret d'ailleurs. Je ne sais guère si cela est du à la traduction, à la volonté d'adopter un style d'écriture simple et facile, ou au style de l'auteur, mais j'ai trouvé que l'écriture ne servait pas suffisamment l'histoire racontée. Il y manque un petit brin de folie qui irait parfaitement avec les aventures de Zanna et Deeba. Et je n'ai pas toujours été convaincue par les jeux de mots et autres anagrammes qui rythment les pages. Ceci étant dit, si cela m'a chagrinée pendant quelques pages, j'ai bien vite mis mes réticences de côté pour partir avec enthousiasme à la découverte de Lombres!

 C'est qu'il est passionnant cet univers, délirant juste comme j'aime. Il est pourvu d'un Anti-Sol, un espèce de beignet dont le trou correspondrait au morceau qui s'est détaché et éclaire Londres, les girafes y sont des prédateurs, les fantômes tiennent registre, les mots peuvent y prendre vie... Quelque part, tout au long, China Miéville parle du pouvoir des mots et des histoires. Un de mes passages préféré se passe dans le royaume de M. Parroll, un despote qui créé des créatures à chaque mot qu'il prononce et qui les tient sous sa coupe puisqu'il leur donne sens. Avide de connaître de nouveaux mots pour obtenir de nouveaux sujets, il va perdre le contrôle de ses créations. Parce qu'on n'est jamais maître du sens des mots... J'ai aussi beaucoup aimé Obaday, le couturier qui habille ses clients avec des pages et des pages de romans! Et les bibiothécaires de l'extrême, qui risquent tout pour rapporter à leurs usagers les livres demandés et qui délivrent les livres... Allez savoir pourquoi, j'ai adoré ce concept! Et il y a le Smog, avide de tout brûler pour absorber avec la fumée tout le savoir du monde et devenir maître de tout! Il brûle le Smog, les gens, les maisons... Et par-dessus tout, il rêve de brûler le Puit Lettré. Tout le récit est sous-tendu par des inventions, des aventures qui soulignent l'importance et le rôle fondamental de la connaissance et des mots. D'ailleurs, j'en avait oublié le Grimoire, recueil de prophétie qui parle, qui recherche lui-même dans son index et qui se révèle chatouilleux et irascible!

Rien qu'avec ça, il y avait la matière d'un roman attachants. Mais ce n'est pas tout ce que l'on trouve dans Lombres. China Miéville a aussi choisi de prendre le contre-pied de toutes les histoires d'élu et de prophétie qui sont légion depuis quelques années. Certes, Zanna est la Schwazzy, mais ce n'est pas l'héroïne de l'histoire. C'est Deeba qui va tout prendre en main, et notamment la destinée de Lombres. De déductions en déductions, elle comprend le terrible danger que court la ville et part à la rescousse de ses amis, devenant au fil de ses aventures la Pas-Schwazzy qui va quand même sauver le monde! Au grand dam du Grimoire qui va se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche dans ses prophéties! J'ai adoré cette idée et le personnage de Deeba, pas toujours courageuse, parfois un peu pleurnicharde, mais fermement décidée à tout faire pour sauver Lombres malgré la bande bizarre qui lui colle aux basques. Être une héroïne aidée d'un demi-fantôme, de quelques mots incarnés et d'un aventurier pour le moins volatile n'est pas une sinécure!

On peut aussi lire Lombres comme un roman écologique. Tout le monde admettra que c'est facile: une anti-ville où vont s'échouer tous les objets cassés et abimés, lesquels servent de nouveau comme matériel de construction par exemple, ou deviennent étrangement vivants! Quand au Smog, le grand méchant de toute cette histoire, il est composé de toutes les émanations toxiques de notre monde: gaz d'échappement, fumées d'usines... Et avide d'étouffer Lombres après avoir échoué à prendre le pouvoir à Londres au 19e siècle. C'est un ennemi terrifiant: rampant, rusé, et aidé par tous ceux qui voient un intérêt à s'allier avec lui et à produire toujours plus de fumée et de gaz sans se rendre compte qu'ils seront perdant à l'arrivée puisque le Smog ne se contrôle pas...

Au final, Lombres est un roman qui malgré de petits défauts, attrape son lecteur et ne le relache qu'une fois arrivé au bout de son histoire! C'est souvent drôle, parfois effrayant, en tout cas intelligent et intéressant, riche d'idées, et émaillé d'illustrations que j'ai personnellement trouvé réussies.

Pour la petite histoire, c'est le premier roman pour la jeunesse de cet auteur qui a été primé plusieurs fois pour ses romans adultes. Que je vais bien entendu maintenant lorgner d'un oeil intéressé, pour ne pas dire concupiscent.

Miéville, China, Lombres, Au Diable Vauvert, 2009, 4/5

14.11.2009

Entoilée, étoilée, où la semaine du tag, ,part 4

Un moment d'inattention et on attrape tout sur cette blogosphère! Non mais franchement! Cette fois-ci c'est Fashion, qui m'a attaquée! Comme j'aime me compliquer la vie et qu'il y a de sombres histoires de jeunesse qu'il vaut mieux ne pas dévoiler, ce tag ne concernera que le cinéma de l'imaginaire. Et toc! Et j'invente ce que je veux d'abord! Ça me donnera l'occasion de faire un billet presque 100% Seigneur des Anneaux. Il ne fallait pas me provoquer en pleine retour de la menace! Voilà donc, sous vos yeux émerveillés (ou pas), le tag cinéma!

1- Un film que vous regardiez étant jeune et qui vous remplit de souvenirs : on joue dans la catégorie conte de fée!

Le Roi et L'oiseau, une petite merveille d'animation dont la musique me trotte encore dans la tête. Tellement de poésie dans l'histoire de cette petite bergère amoureuse d'un berger et qu'un horrible tyran veut contrainte à l'épouser. Et quelle peur quand le robot géant se met en marche! Et le narrateur de l'histoire... Que du bonheur!

Et il y a Peau d'Âne aussi! Je l'ai tellement vu et revu que je me suis récemment aperçue que j'en connaissais encore toutes les chansons par coeur! Par ailleurs, il a fallu en trouver une version DVD, la bande vidéo était.. euh... usée. Un must! Je voulais. La preuve en image! Et attendez qu'ils se roulent dans l'herbe, sinon vous ne pourrez rien comprendre à la quintessence de ce chef d'oeuvre cinématographique! Et aux rêves secrets d'un prince et d'une princesse!

2- Un film que vous connaissez absolument par coeur :

Le Seigneur des Anneaux, ce qui est un petit exploit étant donné que je possède les versions longues! Je suis même capable de faire autre chose en même temps et de lever la tête à mes passages préférés... Par exemple un exemple, le moment où Aragorn pousse la porte de la forteresse d'Helm. Oui, je suis sélective... Mais il a quand même gravement la classe à ce moment précis non? Ou c'est juste moi?

 

3- Un film qui a bouleversé votre jeunesse :

Le Seigneur des Anneaux... On pouvait rêver à ce point et trépigner d'impatience en attendant le volet suivant tout en relisant avec un plaisir toujours renouvellé les trois tomes de l'édition française pour la troisième fois. Une révélation!

 

Hum... Bon, la vraie réponse maintenant? Enfin, l'autre vraie réponse?

Alien! J'étais purement et simplement recroquevillée sur le fauteuil du salon et j'ai avalé la suite presque sans respirer. Mon préféré, le deuxième, le plus bourrin. Mais le premier aussi, et le troisième! Et puis le quatrième! Ripley a conforté mon amour de la SF!

4- Un film que vous auriez aimé écrire/produire :

Le Seigneur des Anneaux: ahhhh, avoir eu le culot de permettre cette titanesque adaptation!!

L'autre réponse? Le Voyage de Chihiro, parce que tant de tendresse, tant de magie, tant de sensibilité, tant de talent au service du cinéma, c'est juste presque incroyable. Miyazaki est un maître qui a atteint là le plus haut sommet de son art.

5- Un film qui vous a donné envie de faire du cinéma :

En fait, tout comme Fashion sur ce coup-là! Du cinéma, je n'ai jamais eu envie d'en faire! Mais devenir au détour d'un hasard l'héroïne d'un film histoire de pouvoir croiser la route (et plus si affinité de) de:

      ou    ou                    ou   

    ou .... Bref, j'en ai un certain nombre comme ça incluant un certain homme aux converse (nan, il est à moi)!

 

Pour le coup, il y en a un qui ne rentre pas dans le cadre, mais c'est une manière de rendre hommage à une certaine chemise mouillée!

 
6- Un film que vous avez regardé plus d'une fois :

Le Seigneur des Anneaux!!

La guerre des étoiles, donc un visionnage sous l'influence du vin rouge qui est resté dans ma mémoire! J'aime tout de cette trilogie! Les sabres lasers, le pantalon de Han, le baragouinage du bonhomme vert, les jolies coiffures de la princesse, les répliques mythiques, la respiration de Dark Vador, R2D2, ... Et c'est bien parti pour durer!!

 

 

Et puis il y a Princesse Mononoké...

Et Le château ambulant...

Et... Tout Miyazaki en fait!

7- Le film que vous avez vu en dernier au cinéma :
Clones avec du Bruce Willis pourvu de cheveu, ce qui est sacrilège. Bruce Willis est chauve et sauve le monde, c'est bien connu. C'est même une constante de l'univers sur laquelle on peut calculer la trajectoire des planètes. Un Bruce Willis chevelu qui sauve le monde explique pourquoi le film est mauvais. Enfin en partie.
8- Un film dont vous avez regretté d'avoir payé la place :

 Dans la matière qui nous intéresse, je n'ai jamais regretté ma place de cinéma, même sur La guerre des étoiles 1, 2 et 3! C'est dire! Après, je peux citer des films qui m'ont copieusement faire regretter d'avoir perdu mon temps, mais pas dans le même genre!

Je peux citer toutes catégories confondues Le bal des actrices. J'ai quitté la salle, ce qui a du arriver deux fois dans ma longue carrière! C'est dire!

9- Un film qui vous fait réfléchir sur la vie :

 Qui vous dit que j'ai envie de réflechir sur la vie quand je vais au cinéma?

Plus sérieusement, les films qui m'ont fait et qui me font réflechir sur la vie sont nombreux, et là, maintenant tout de suite, la liste est bien trop longue pour que je les cite tous!

10- Un film qui vous a donné envie de tomber amoureuse :

 Le Seigneur des anneaux! Quoi! Oui! Encore! Franchement, toutes ces amours impossibles avec des hommes grands, forts, beaux, virils, courageux et bien sous tout rapport, ça ne fait pas frémir un tout petit peu au moins votre coeur de midinette!? Je ne vous crois pas deux secondes!

11- Un film qui vous a fait tordre de rire :

Princess Bride! Par ce qu'Inigo Montoya, Buttercup, les marais, l'ascension de la falaise, bref tout! C'est absolument et totalement tordant! Et le jeune premier est un jeune premier du tonnerre! Et même Buttercup est pas mal! Et... Bref, c'est à voir et à revoir!
12- Un film qui vous a révélé un acteur que vous suivez à présent :
Le Seigneur des Anneaux et ce n'est pas une blague. Viggo Mortensen a été une révélation confortée par la filmographie consécutive du monsieur. Magistral dans Les promesses de l'ombre, glaçant dans History of violence pour ne citer que ces films. Je vais bien évidemment courir voir La route qui sort bientôt. C'est simple, je trouve cet homme formidable. Là, c'est dit!
13- Un film qui vous a fait pleurer comme une madeleine :
Je ne pleure jamais au cinéma. Ce serait un déshonneur majeur. Non mais!
14- Un film dont vous avez aimé un personnage en particulier :
Wolferine dans les X-Men! Allez comprendre! C'est un vice dont je ne suis pas la seule atteinte!
Enfin, c'est juste pour ne pas citer Aragorn hein, ne vous méprenez pas.
15- Un film que vous regardez chaque année :
J'ai besoin de vous faire un dessin?
Bon, avec tout ça je n'ai pas pu citer Gosht in the Shell, Orgueil et Préjugé BBC, Finding Neverland, Love Actually, Waitress, Chocolat, Les tontons flingueurs, La cité de la peur, Sacré Graal, Master and Commander, Kill Bill, Les liaisons dangereuses, Chambre avec vue, Brodeuses, Sissi, tous les classiques et les comédies musicales qui ont rythmé ma et tant et tant d'autres qui m'ont fait rêver et qui me font du bien. Il y a des bêtises, il y a des chef d'oeuvres, de tout et de rien!
Ce n'est pas tout ça, mais maintenant ça va être à Emeraude de tout révéler (et ben oui, fallait pas dire que les tags t'évitent!), et à Uncoindeblog puisque, après tout, elle était au cinéma avec moi!

12.11.2009

La semaine du tag, part 3

Cette fois-ci c'est Ofelia qui sévit en ce moment sur la blogosphère qui est parvenue à me coincer! Et Caro[line] en a rajouté une couche! Et Erzébethaussi! Argh Avec tous ces billets en retard qui traînent! La vie est vraiment dure! Il va donc falloir que je continue à vous raconter ma vie en planchant sur les 7 choses qui rythment mon automne. Vous allez voir, c'est tout à fait fascinant. C'est de toute manière forcément tout à fait fascinant. Et ne comptez pas sur moi pour reprendre la version originale de ce tag, vous seriez proprement desespérés par les réponses musicales susceptibles d'être données!

Ce sera donc Seven things shaping my fall!

1 - La cuisine: elle ne rythme pas seulement mon automne, mais toutes les saisons avec de jolies variations selon ce que je trouve sur les étals de mon marché et qui garni mon sublimissime caddie à papillons. En ce moment je profite des dernières figues pour faire de la confiture à tour de bras, du potiron qui a fait son grand retour pour tester des muffins bizarres, de la froidure qui tombe pour recommencer à mitonner des soupes diverses et variées. Du coupe je feuillette tout ce que je trouve comme livres de cuisine, je vogue de liens en liens sur Marmiton et autres antres de la tentation, je fantasme sur des marmites et autres poches à douille.

Et rien que pour Erzébeth, sept variations autour du muffin:

- muffin aux fraises tagada de la mort qui tue;

- muffin miel et noix avec un pincée de cannelle que ça devrait pas être permis;

- muffin potiron, sirop d'érable et noix qui rend aimable;

- muffin figue et vanille tout en douceur;

- muffin aux bonbons krema saveur réglisse pour le piquant;

- muffin aux pépites de chocolat noir spécialement fabriquées dans le mortier qui fondent et qui coulent sur le menton quand on mort dans le muffin;

- muffin abricot-pistache pour le prochain crash-test.

Tu passes prendre un thé? Enfin, ce sera peut-être biscuits de Noël, j'ai des essais de boules de Noël en pâte sablée avec glaçage à faire!

 

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2 -  The Blue Box: et celui qui se balade avec. Je ne pense pas que je me remettrai un jour de ma rencontre avec le Doctor. D'ailleurs, je ne vais pas traîner, j'ai quelques épisodes à visionner pour la dixième fois et un colis swap à terminer. Avec du Doctor certifié conforme dedans.

@ http://sideways8studios.deviantart.com/art/TARDIS-vs-DALE...

3 - La couture: je fabrique des trucs et des muches inutiles avec mes petites mimines. Je couds, je brode, je tricote, je bidouille, je m'énerve après ma machine à coudre, je m'esbaudit devant les merveilles fabriquées par des plus douées que moi, je me retrouve perplexe devant des tutoriels et autres patrons, je me perds avec délice au marché Saint-Pierre et je fantasme sur le tissu Liberty. On a les vices qu'on peut!

4 - Le Seigneur des anneaux: je suis définitivement fondue et de Tolkien et de la version Peter Jackson! Je n'ai plus qu'à trouver le temps d'ouvrir de nouveau la trilogie et tout le reste... Dont les lais du Beleriand qui ont récemment rejoint ma PAL!

5 - La mémère attitude: une infusion, un tricot, une série, et c'est le bonheur. Il y a bien sûr des variations: un grog, une broderie et Le seigneur des anneaux, ou un thé, un blog et un épisode du Doctor, ou... Bref, vous devriez avoir compris l'idée non? Et oui, j'ai aussi une vie sociale. Mais pas tout le temps!

 6 - Le thé: il commence à faire froid, j'ai donc ressorti les filtres à thé et les boîtes un temps oubliées! Enfin je ne crache pas non plus sur ce truc à consommer avec modération, vous voyez ce que je veux dire? Ça réchaffe bien! D'ailleurs j'ai fabriqué un machin à base de verveine qui n'est pas mauvais du tout!

7 - Mon manteau fuschia: il a remplacé le trench noir un peu tristouille! Je vais lui adjoindre une jolie fleur en tissu assortie et me tricoter une moelleuse écharpe noire! J'ai quelque part un peu de suite dans les idées!

Voillà voilà! Comme d'habitude, ceux qui en ont envie prennent le relais! Courage, plus que deux tags!

10.11.2009

Semaine du tag, part 2

Bien, bien, bien, bien, bien. Deuxième tag de la semaine. Ce coup-ci, c'est Lucile qui m'a attendue au tournant et a frappé au moment où je ne m'y attendais plus. Le crime a eu lieu le 25 octobre. Je ne suis presque pas en retard, c'est merveilleux.

A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture ?

Ma période papivore ne m'a pas laissé de trace. En même temps, on ne peut pas m'en vouloir de ne pas me souvenir du contenu du Télérama de décembre 1981 qui a terminé au fond de mon estomac. Ni de celui de janvier 1982 que j'ai déchiqueté avec joie et bonne humeur! Je me souviens avec émerveillement par contre de mes rencontres avec la Comtesse de Ségur et je frémis encore aux aventures de Langelot, je me promène avec bonheur dans les 15 histoires de , je pousse la porte de Deux pour une. Quand à dire quel titre m'a laissé mon premier souvenir de lecture... Je suis un poisson rouge! Par contre il y a un roman dont je me souviens et qui me rappelle que mon cas est sans espoir aucun, c'est Cheyenne 6112 de Christian Grenier. La découverte de la science-fiction, le début d'une grande histoire d'amour, et ce désir irrépressible de mettre la main sur la suite, Une squaw dans les étoiles. Les deux volumes ont rejoint aujourd'hui le carton de mes amours de jeunesse, avec leurs pages détachées d'avoir été trop tournées et leurs couvertures cornées par les balades.

Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle ?

En gros, je suis, sauf exception, réfractaire à la poésie romantique, dont les chef-d'oeuvres du genre. Je suis  consciente que ceci est contradictoire avec ma nature d'indécrottable midinette, mais il faut bien que j'admette que Chateaubriand me fait hurler de rire, que Vigny me fait bailler, que Byron me laisse perplexe, etc, etc, etc.

Quel classique absolu n'as-tu jamais lu ?

A la recherche du temps perdu. Une longue histoire, une très longue histoire entre Proust et moi... Je suis dotée d'un oncle qui aime la littérature et qui en a, il faut le préciser, une conception totalement opposée à la mienne. Et qui m'a offert un Noël, l'intégrale des oeuvres de cet incontournable que je me refusais avec obstination à lire. Depuis, ce pavé trône sur mes étagères et je n'en ai jamais dépassé la page 80.

Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer ?

J'assume. Même les Harlequins!

Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer ?

Aucun!

Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier?

Faire découvrir des livres, c'est mon métier. Alors quand on me demande quoi lire, je donne Le vol de l'ibis rouge, Sarn, Orgueil et Préjugé, La formule préférée du professeur, Cristal qui sonte, et tant, tant d'autres que la liste serait bien trop longue! S'il n'y avait qu'un seul livre à faire découvrir, la vie serait bien triste! 

Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer?

Sans aucun conteste je taperai dans l'autofiction si c'est un amateur d'aventure! Ou du côté de chez Dan Brown si ledit ennemi est un amoureux des belles lettres! Tout dépend de la personnalité de l'ennemi en fait, mais on trouve toujours de quoi faire pour que la vengeance soit une belle histoire de lettres!

Quel livre pourrais-tu lire et relire ?

Je suis polygame: Le Seigneur des anneaux parce que la magie est à l'oeuvre sous la plume de Tolkien, les oeuvres de cette bonne vieille Jane parce qu'elle le vaut bien, celles de Léa Silhol qui me font inexplicablement décoller, Tolstoï pour l'âme russe qui chante, Tristan et Iseult parce que c'est sans nul doute la plus belle mort de la littérature courtoise, David Eddings parce qu'il me fait rire, Daniel Pennac pour la même raison,... La liste est encore longue! 

 Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?

Il faudrait explorer toute ma bibliothèque pour ce faire! N'allez donc pas croire que l'on puisse me trouver facilement au coeur de quelques pages!

Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes ?

Midinette mais coeur de pierre! Je n'ai jamais, mais alors jamais pleuré en lisant!

Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique ?

Je ne vais pas donner dans l'originalité, mais Les infortunes de la vertu m'ont fait hausser les sourcils à l'époque où j'étais encore une jeune oie blanche! J'ai sauté les passages philosophiques à l'époque... Maintenant je préfère Les liaisons dangereuses...

Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?

J'espère que si je suis un jour contrainte de m'exiler sur une île déserte, les e-book auront une autonomie éternelle et une mémoire très très importante. Histoire que je puisse embarquer avec moi l'ensemble des oeuvres de l'esprit publiées avant de me retrouver seule sous un cocotier. Et si le cocotier est équipé de wi-fi, au moins je pourrais télécharger les mises à jour!

De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience ?

Le prochain roman de Léa Silhol je pense!

Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi ?

Sur la plus haute marche du podium, Le Seigneur des Anneaux. Il y manque bien des choses, mais Peter Jackson a réussi à faire un superbe film sans porter le moins du monde atteinte à ce que j'imaginais en découvrant Frodon, Aragorn et les autres. Grâce lui soit rendue!

Ceci dit, j'adore aussi le travail d'Ivory et certains monuments comme Autant en emporte le vent! Il y a de telles merveilles cinématographiques dans les adaptations!

Voilà, j'en ai terminé! Que ceux qui veulent prennent le relais!

08.11.2009

Semaine du tag, part 1

Il était une fois un tag qui courait, vite, loin, très vite et très loin. Malgré son art de l'esquive tout personnel, il arriva que la malheureuse Chiffonnette fût attrapée par une cruelle whomaniaque. Ceci se passait le 24 septembre... Oui, je sais, ça fait longtemps, mais mieux vaut tard que jamais! D'ailleurs ce n'est pas le seul tag en retard, vous allez donc avoir droit à la semaine narcissique, ou semaine du tag! Qui sera clôturée par un point challenge et le lancement de mon challenge rien qu'à moi! Y'a pas de raison!!

Allons-y donc pour la première session tag de la semaine: répondre aux questions par des titres de livres lus dans l'année. Comme je ne vois pas pourquoi je ne tricherais pas, je fais ce que je veux d'abord, j'y ajoute non seulement les titres de films vus dans l'années mais aussi tout ce qui a pu illuminer ma vie intellectuelle ces dernières années. Ou pas d'ailleurs. Bref, on s'en fiche, je triche. Voilà, c'est dit. Na.

  • Décris-toi : Des choses fragiles (Neil Gaiman, il est grand, il est beau, il est fort, il est divin, je l'aime et je suis obligée de le partager, la vie est décidément trop injuste). Et en tout cas, Tout sauf un ange (Takako Shigematsu).
  • Comment te sens-tu ? Comme elles (Sakura Fujiuse). Je suis une fille, tirez-en les conclusions que vous voudrez!
  • Décris là où tu vis actuellement : La cucina (Lily Prior), c'est que j'y passe du temps à touiller et mitonner gaiement!
  • Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : Good morning England, ou alors Voir l'Italie et mourir (enfin, en profiter d'abord hein), ou Au pays des mangas avec mon fils (Peter Carey) même si je n'ai pas de fils, ou Croisière Cosmos(Texier), de préférence dans une certaine Blue Box
  • Ton moyen de transport préféré : Au bon roman (Laurence Cossé). Il faut certes s'entendre sur la définition du bon roman, mais c'est quand même un moyen fort agréable de partir en balade!
  • Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : L'ombre de l'oiseau-lyre (Andres Ibanez), ou le rêve...
  • Toi et tes amis, vous êtes : Le coeur cousu (Carole Martinez), malgré la distance, malgré le temps qui nous file entre les doigts. Parce qu'il y a des choses que même le temps ne distend pas. Si vous passez par là, sachez-le, I miss you girls. Voilà. Fin de la séquence émotion du jour, on remballe les kleenexs.
  • Comment est le temps : Le temps des miracles (AL Bondoux), ceux qui ont eu lieu, et ceux qui seront.
  • Ton moment préféré de la journée : Le début de la fin(Jasper Fforde), quand la lumière se fait dorée. Mais j'aime bien aussi la fin du début, quand tout doucement, le monde s'illumine. Ou alors L'heure du loup (Robert McCammon), c'est un peu pareil.
  • Qu'est la vie pour toi : Le fléau de dieu, une aventure rocambolesque d'Attila le Hun (par Larcenet et Casanave), ce que je ne voudrais pas qu'elle soit! La traversée du temps, ce qu'elle est de toute manière. Un peu la paix un peu la guerre(Andrevon), selon les jours.
  • Ta peur : Le mur invisble (Marlen Haushofer), celui qui vous empêche d'avancer et que personne d'autre que soi ne peut abattre.
  • Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Laver les ombres (Jeanne Benameur), et Effleurer le ciel (Mari Okazaki).
  • Pensée du jour : Dis-oui Ninon  parce qu'il faut croquer la vie.
  • Comment aimerais-tu mourir ?  Sans compromis (Sakura Fujuise).
  • La condition actuelle de mon âme :  Chocolat amer ( Laura Estalève).

Je ne risque pas de le refiler à qui que ce soit, je devais être une des dernières à ne pas y avoir échappé! Mais des fois qu'un ou une inconsciente en veuille, help yourself! Et merci à Mimine frangine qui m'a offert un agenda où je note tout! Bizarrement, ça aide!

 

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