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  • La semaine du tag, part 3

    Cette fois-ci c'est Ofelia qui sévit en ce moment sur la blogosphère qui est parvenue à me coincer! Et Caro[line] en a rajouté une couche! Et Erzébethaussi! Argh Avec tous ces billets en retard qui traînent! La vie est vraiment dure! Il va donc falloir que je continue à vous raconter ma vie en planchant sur les 7 choses qui rythment mon automne. Vous allez voir, c'est tout à fait fascinant. C'est de toute manière forcément tout à fait fascinant. Et ne comptez pas sur moi pour reprendre la version originale de ce tag, vous seriez proprement desespérés par les réponses musicales susceptibles d'être données!

    Ce sera donc Seven things shaping my fall!

    1 - La cuisine: elle ne rythme pas seulement mon automne, mais toutes les saisons avec de jolies variations selon ce que je trouve sur les étals de mon marché et qui garni mon sublimissime caddie à papillons. En ce moment je profite des dernières figues pour faire de la confiture à tour de bras, du potiron qui a fait son grand retour pour tester des muffins bizarres, de la froidure qui tombe pour recommencer à mitonner des soupes diverses et variées. Du coupe je feuillette tout ce que je trouve comme livres de cuisine, je vogue de liens en liens sur Marmiton et autres antres de la tentation, je fantasme sur des marmites et autres poches à douille.

    Et rien que pour Erzébeth, sept variations autour du muffin:

    - muffin aux fraises tagada de la mort qui tue;

    - muffin miel et noix avec un pincée de cannelle que ça devrait pas être permis;

    - muffin potiron, sirop d'érable et noix qui rend aimable;

    - muffin figue et vanille tout en douceur;

    - muffin aux bonbons krema saveur réglisse pour le piquant;

    - muffin aux pépites de chocolat noir spécialement fabriquées dans le mortier qui fondent et qui coulent sur le menton quand on mort dans le muffin;

    - muffin abricot-pistache pour le prochain crash-test.

    Tu passes prendre un thé? Enfin, ce sera peut-être biscuits de Noël, j'ai des essais de boules de Noël en pâte sablée avec glaçage à faire!

     

    cool-cartoon-1118628.png

     

    2 -  The Blue Box: et celui qui se balade avec. Je ne pense pas que je me remettrai un jour de ma rencontre avec le Doctor. D'ailleurs, je ne vais pas traîner, j'ai quelques épisodes à visionner pour la dixième fois et un colis swap à terminer. Avec du Doctor certifié conforme dedans.

    @ http://sideways8studios.deviantart.com/art/TARDIS-vs-DALEK-60111209

    3 - La couture: je fabrique des trucs et des muches inutiles avec mes petites mimines. Je couds, je brode, je tricote, je bidouille, je m'énerve après ma machine à coudre, je m'esbaudit devant les merveilles fabriquées par des plus douées que moi, je me retrouve perplexe devant des tutoriels et autres patrons, je me perds avec délice au marché Saint-Pierre et je fantasme sur le tissu Liberty. On a les vices qu'on peut!

    4 - Le Seigneur des anneaux: je suis définitivement fondue et de Tolkien et de la version Peter Jackson! Je n'ai plus qu'à trouver le temps d'ouvrir de nouveau la trilogie et tout le reste... Dont les lais du Beleriand qui ont récemment rejoint ma PAL!

    5 - La mémère attitude: une infusion, un tricot, une série, et c'est le bonheur. Il y a bien sûr des variations: un grog, une broderie et Le seigneur des anneaux, ou un thé, un blog et un épisode du Doctor, ou... Bref, vous devriez avoir compris l'idée non? Et oui, j'ai aussi une vie sociale. Mais pas tout le temps!

     6 - Le thé: il commence à faire froid, j'ai donc ressorti les filtres à thé et les boîtes un temps oubliées! Enfin je ne crache pas non plus sur ce truc à consommer avec modération, vous voyez ce que je veux dire? Ça réchaffe bien! D'ailleurs j'ai fabriqué un machin à base de verveine qui n'est pas mauvais du tout!

    7 - Mon manteau fuschia: il a remplacé le trench noir un peu tristouille! Je vais lui adjoindre une jolie fleur en tissu assortie et me tricoter une moelleuse écharpe noire! J'ai quelque part un peu de suite dans les idées!

    Voillà voilà! Comme d'habitude, ceux qui en ont envie prennent le relais! Courage, plus que deux tags!

  • Semaine du tag, part 2

    Bien, bien, bien, bien, bien. Deuxième tag de la semaine. Ce coup-ci, c'est Lucile qui m'a attendue au tournant et a frappé au moment où je ne m'y attendais plus. Le crime a eu lieu le 25 octobre. Je ne suis presque pas en retard, c'est merveilleux.

    A quel livre dois-tu ton premier souvenir de lecture ?

    Ma période papivore ne m'a pas laissé de trace. En même temps, on ne peut pas m'en vouloir de ne pas me souvenir du contenu du Télérama de décembre 1981 qui a terminé au fond de mon estomac. Ni de celui de janvier 1982 que j'ai déchiqueté avec joie et bonne humeur! Je me souviens avec émerveillement par contre de mes rencontres avec la Comtesse de Ségur et je frémis encore aux aventures de Langelot, je me promène avec bonheur dans les 15 histoires de , je pousse la porte de Deux pour une. Quand à dire quel titre m'a laissé mon premier souvenir de lecture... Je suis un poisson rouge! Par contre il y a un roman dont je me souviens et qui me rappelle que mon cas est sans espoir aucun, c'est Cheyenne 6112 de Christian Grenier. La découverte de la science-fiction, le début d'une grande histoire d'amour, et ce désir irrépressible de mettre la main sur la suite, Une squaw dans les étoiles. Les deux volumes ont rejoint aujourd'hui le carton de mes amours de jeunesse, avec leurs pages détachées d'avoir été trop tournées et leurs couvertures cornées par les balades.

    Quel est le chef-d'œuvre "officiel" qui te gonfle ?

    En gros, je suis, sauf exception, réfractaire à la poésie romantique, dont les chef-d'oeuvres du genre. Je suis  consciente que ceci est contradictoire avec ma nature d'indécrottable midinette, mais il faut bien que j'admette que Chateaubriand me fait hurler de rire, que Vigny me fait bailler, que Byron me laisse perplexe, etc, etc, etc.

    Quel classique absolu n'as-tu jamais lu ?

    A la recherche du temps perdu. Une longue histoire, une très longue histoire entre Proust et moi... Je suis dotée d'un oncle qui aime la littérature et qui en a, il faut le préciser, une conception totalement opposée à la mienne. Et qui m'a offert un Noël, l'intégrale des oeuvres de cet incontournable que je me refusais avec obstination à lire. Depuis, ce pavé trône sur mes étagères et je n'en ai jamais dépassé la page 80.

    Quel est le livre, unanimement jugé mauvais, que tu as "honte" d'aimer ?

    J'assume. Même les Harlequins!

    Quel est le livre que tu as le sentiment d'être la seule à aimer ?

    Aucun!

    Quel livre aimerais-tu faire découvrir au monde entier?

    Faire découvrir des livres, c'est mon métier. Alors quand on me demande quoi lire, je donne Le vol de l'ibis rouge, Sarn, Orgueil et Préjugé, La formule préférée du professeur, Cristal qui sonte, et tant, tant d'autres que la liste serait bien trop longue! S'il n'y avait qu'un seul livre à faire découvrir, la vie serait bien triste! 

    Quel livre ferais-tu lire à ton pire ennemi pour le torturer?

    Sans aucun conteste je taperai dans l'autofiction si c'est un amateur d'aventure! Ou du côté de chez Dan Brown si ledit ennemi est un amoureux des belles lettres! Tout dépend de la personnalité de l'ennemi en fait, mais on trouve toujours de quoi faire pour que la vengeance soit une belle histoire de lettres!

    Quel livre pourrais-tu lire et relire ?

    Je suis polygame: Le Seigneur des anneaux parce que la magie est à l'oeuvre sous la plume de Tolkien, les oeuvres de cette bonne vieille Jane parce qu'elle le vaut bien, celles de Léa Silhol qui me font inexplicablement décoller, Tolstoï pour l'âme russe qui chante, Tristan et Iseult parce que c'est sans nul doute la plus belle mort de la littérature courtoise, David Eddings parce qu'il me fait rire, Daniel Pennac pour la même raison,... La liste est encore longue! 

     Quel livre faut-il lire pour y découvrir un aspect essentiel de ta personnalité ?

    Il faudrait explorer toute ma bibliothèque pour ce faire! N'allez donc pas croire que l'on puisse me trouver facilement au coeur de quelques pages!

    Quel livre t'a fait verser tes plus grosses larmes ?

    Midinette mais coeur de pierre! Je n'ai jamais, mais alors jamais pleuré en lisant!

    Quel livre t'a procuré ta plus forte émotion érotique ?

    Je ne vais pas donner dans l'originalité, mais Les infortunes de la vertu m'ont fait hausser les sourcils à l'époque où j'étais encore une jeune oie blanche! J'ai sauté les passages philosophiques à l'époque... Maintenant je préfère Les liaisons dangereuses...

    Quel livre emporterais-tu sur une île déserte ?

    J'espère que si je suis un jour contrainte de m'exiler sur une île déserte, les e-book auront une autonomie éternelle et une mémoire très très importante. Histoire que je puisse embarquer avec moi l'ensemble des oeuvres de l'esprit publiées avant de me retrouver seule sous un cocotier. Et si le cocotier est équipé de wi-fi, au moins je pourrais télécharger les mises à jour!

    De quel livre attends-tu la parution avec la plus grande impatience ?

    Le prochain roman de Léa Silhol je pense!

    Quel est selon toi le film adapté d'un livre le plus réussi ?

    Sur la plus haute marche du podium, Le Seigneur des Anneaux. Il y manque bien des choses, mais Peter Jackson a réussi à faire un superbe film sans porter le moins du monde atteinte à ce que j'imaginais en découvrant Frodon, Aragorn et les autres. Grâce lui soit rendue!

    Ceci dit, j'adore aussi le travail d'Ivory et certains monuments comme Autant en emporte le vent! Il y a de telles merveilles cinématographiques dans les adaptations!

    Voilà, j'en ai terminé! Que ceux qui veulent prennent le relais!

  • Semaine du tag, part 1

    Il était une fois un tag qui courait, vite, loin, très vite et très loin. Malgré son art de l'esquive tout personnel, il arriva que la malheureuse Chiffonnette fût attrapée par une cruelle whomaniaque. Ceci se passait le 24 septembre... Oui, je sais, ça fait longtemps, mais mieux vaut tard que jamais! D'ailleurs ce n'est pas le seul tag en retard, vous allez donc avoir droit à la semaine narcissique, ou semaine du tag! Qui sera clôturée par un point challenge et le lancement de mon challenge rien qu'à moi! Y'a pas de raison!!

    Allons-y donc pour la première session tag de la semaine: répondre aux questions par des titres de livres lus dans l'année. Comme je ne vois pas pourquoi je ne tricherais pas, je fais ce que je veux d'abord, j'y ajoute non seulement les titres de films vus dans l'années mais aussi tout ce qui a pu illuminer ma vie intellectuelle ces dernières années. Ou pas d'ailleurs. Bref, on s'en fiche, je triche. Voilà, c'est dit. Na.

    • Décris-toi : Des choses fragiles (Neil Gaiman, il est grand, il est beau, il est fort, il est divin, je l'aime et je suis obligée de le partager, la vie est décidément trop injuste). Et en tout cas, Tout sauf un ange (Takako Shigematsu).
    • Comment te sens-tu ? Comme elles (Sakura Fujiuse). Je suis une fille, tirez-en les conclusions que vous voudrez!
    • Décris là où tu vis actuellement : La cucina (Lily Prior), c'est que j'y passe du temps à touiller et mitonner gaiement!
    • Si tu pouvais aller n'importe où, où irais-tu : Good morning England, ou alors Voir l'Italie et mourir (enfin, en profiter d'abord hein), ou Au pays des mangas avec mon fils (Peter Carey) même si je n'ai pas de fils, ou Croisière Cosmos(Texier), de préférence dans une certaine Blue Box
    • Ton moyen de transport préféré : Au bon roman (Laurence Cossé). Il faut certes s'entendre sur la définition du bon roman, mais c'est quand même un moyen fort agréable de partir en balade!
    • Ton/ta meilleur(e) ami(e) est : L'ombre de l'oiseau-lyre (Andres Ibanez), ou le rêve...
    • Toi et tes amis, vous êtes : Le coeur cousu (Carole Martinez), malgré la distance, malgré le temps qui nous file entre les doigts. Parce qu'il y a des choses que même le temps ne distend pas. Si vous passez par là, sachez-le, I miss you girls. Voilà. Fin de la séquence émotion du jour, on remballe les kleenexs.
    • Comment est le temps : Le temps des miracles (AL Bondoux), ceux qui ont eu lieu, et ceux qui seront.
    • Ton moment préféré de la journée : Le début de la fin(Jasper Fforde), quand la lumière se fait dorée. Mais j'aime bien aussi la fin du début, quand tout doucement, le monde s'illumine. Ou alors L'heure du loup (Robert McCammon), c'est un peu pareil.
    • Qu'est la vie pour toi : Le fléau de dieu, une aventure rocambolesque d'Attila le Hun (par Larcenet et Casanave), ce que je ne voudrais pas qu'elle soit! La traversée du temps, ce qu'elle est de toute manière. Un peu la paix un peu la guerre(Andrevon), selon les jours.
    • Ta peur : Le mur invisble (Marlen Haushofer), celui qui vous empêche d'avancer et que personne d'autre que soi ne peut abattre.
    • Quel est le meilleur conseil que tu as à donner : Laver les ombres (Jeanne Benameur), et Effleurer le ciel (Mari Okazaki).
    • Pensée du jour : Dis-oui Ninon  parce qu'il faut croquer la vie.
    • Comment aimerais-tu mourir ?  Sans compromis (Sakura Fujuise).
    • La condition actuelle de mon âme :  Chocolat amer ( Laura Estalève).

    Je ne risque pas de le refiler à qui que ce soit, je devais être une des dernières à ne pas y avoir échappé! Mais des fois qu'un ou une inconsciente en veuille, help yourself! Et merci à Mimine frangine qui m'a offert un agenda où je note tout! Bizarrement, ça aide!

     

  • Le livre des choses perdues - John Connolly

     

    Il était une fois David, un garçon de 12 ans qui vient de perdre sa mère et qui voit son monde basculer une fois de plus, une fois de trop quand son père se remarie avec Rose et qu'arrive dans cette nouvelle famille le petit Georgie. Mais David n'est pas n'importe quel garçon: il entend les livres murmurer et sa mère l'appeler, il voit un étrange bonhomme biscornu apparaître et disparaître. Et une nuit, alors qu'il vient de trouver un passage caché au fond du jardin, il découvre un drôle de monde, peuplé de personnages de contes et de monstres. Seul sésame pour en sortir, Le livre des choses perdues, conservé par le vieux souverain de cet étrange royaume. La quête de David va être longue.

    Parfois, on tombe sur une de ces petites perles qui non contentes d'être follement enthousiasmante sur le principe, le sont aussi sur le fond. On aimerait d'ailleurs que ça arrive plus souvent, mais ceci est, comme dirait l'autre, une autre histoire. Revenons à notre Livre des choses perdues. L'univers créé par John Connolly est une jolie et terrifiante métaphore du chemin que tout être humain doit affronter en devenant adulte. David est encore un enfant quand sa vie bascule et qu'il doit affronter non seulement la maladie de sa mère, mais aussi le deuil, la culpabilité de ne pas être parvenu à aider sa mère à guérir, la colère de voir son père se remarier, la rancoeur et la jalousie quand arrive le petit Georgie. Les réactions et les souffrances de David sont décrites avec finesse et a propos, sans exagération ni misérabilisme.

    C'est petit à petit que les choses dérapent. D'abord, il y a ces livres qui murmurent, puis la voix de sa mère qu'il entend, puis cette créature qui rôde dans la maison... Un autre monde se laisse entrevoir, dans lequel David va se retrouvé piégé. Un monde dangereux et cruel dans lequel la méfiance est encore le meilleur moyen de survivre. De fil en aiguille, David va faire la connaissance d'un garde-chasse, de Roland le chevalier en quête, croiser la route des Sire-Loups, plus tout à fait animaux et pas franchement humains, être piégé par une chasseresse cruelle, être mis dans le secret des sept nains et vivre pléthore d'aventures. Chaque rencontre, chaque mésaventure est une épreuve qui fait grandir l'enfant. Il apprend petit à petit à maîtriser sa colère,  à accepter la différence, le changement, la mort, il apprend la méfiance, mais aussi la confiance... Jusqu'au choix final qui va décider de son avenir. Céder à la rancoeur ou résister, deux chemins de vie différents symbolisés par le vieux roi et David. Le personnage du Bonhomme Biscornu, connu sous des noms divers est assez fascinant à sa manière. C'est une sorte de mauvaise conscience, un être qui joue sur les désirs secrets et inavouables et est, de ce fait, effrayant.

    Tout cela sous-tend un récit passionnant où l'on retrouve au fil des pages les figures et décors des contes anciens. Pas les versions Disney où tout se finit bien, mais les cruels, les terrifiants, où les parents abandonnent les enfants, tentent de les tuer, où les sorcières mangent de la chaire humaine, où les maléfices provoquent les morts les plus atroces. Et puis il y a aussi les matérialisations des terreurs de David, la bête qui dévore tout sur son passage, les Sire-Loups... On frémit pour David et ses alliés. Mais l'humour n'est pas absent pour autant! Croiser la route de sept nains marxistes jusqu'au trognon et opprimés par une Blanche-Neige ébouriffante laisse un sacré souvenir et le sourire! Bref, John Connolly parvient à créer une ambiance et un univers très réussis. Le récit initiatique gagne à sa confrontation aux contes et rappelle par la même occasion le rôle initial des contes populaires et des versions des frères Grimm, de Perrault et de leurs contemporains et successeurs: métaphoriser les peurs et les dangers encourus par les enfants et les adultes. J'ai du coup bien envie de reprendre la lecture de Bettelheim et de relire ces contes que j'avais vraiment découvert à l'adolescence (Seigneur, La belle au bois dormant, je n'en ai pas dormi pendant une semaine!).

    John Connolly n'est pas le premier à avoir raconté les aventure d'un enfant ou d'un adulte perdu dans un autre monde, pas plus qu'il est le premier à user du principe du conte détourné. On pense par exemple à Narnia, pourquoi pas à Pierre Bottero plus près de nous, à Orson Scott Card pour les adultes, et j'en oublie. Mais ce n'est pas parce que le principe est connu qu'il est impossible d'en faire un roman enthousiasmant et c'est que prouve John Connolly avec brio et originalité. Dommage cependant que la chute soit un peu facile et fasse retomber dans un univers cartésien... Mais bon, même Alice est rentrée à la maison, et Peter Pan n'est pas totalement parvenu à ses fins non plus... A moins que je confonde version Disney et textes originaux!

     

    L'avis de Leiloona, celui de Fashion, de Cathulu, de Karine:), Cuné, Malice,...

     

    Connolly, John, Le livre des choses perdues, L'Archipel, 2009, 4.5/5 

  • Fleep - Jason Shiga

    « Un personnage se réveille d’un évanouissement, bloqué dans une cabine téléphonique inexplicablement entourée de béton. Armé de sa seule intelligence – il est visiblement très doué en mathématiques – ainsi que des quelques objets plus ou moins mystérieux présents dans la cabine, il tente d’élaborer un plan pour se sortir de là. Mais tout d’abord, où se trouve-t-il donc ? »
     
    Fleep est une drôle de bande dessinée et un huis clos à la fois angoissant, absurde et réjouissant. Le personnage principal, Jimmy, pénètre de manière tout à fait anodine dans une cabine téléphonique, décroche, passe un appel, et se retrouve coincé dans une autre cabine, laquelle est entourée de béton… Ce n’est pas la seule bizarrerie : au bout du fil on parle une langue bizarre, l’annuaire et la monnaie ne sont plus les mêmes… Et pourquoi diable a-t-il un roman en russe dans sa poche alors qu’il ne parle pas un mot de russe ? Rien qui empêche notre héros de trouver petit à petit des solutions en utilisant trois pièces de monnaie, deux stylos bille du fil dentaire, une montre, des origamis en papier et quelques calculs.

    C’est totalement improbable et pourtant, ça marche grâce à la logique sans faille dont fait preuve Jimmy et qui le fait aboutir à une chute inattendue. Une jolie preuve que la logique peut mener à tout !
    J’avoue apprécier le style épuré et tout en rondeur de l’auteur qui excelle dans le dessin comme dans la construction de ses pages et rend parfaitement le sentiment d’enfermement et d’angoisse que peut éprouver ce pauvre Jimmy. C’est tout simple, court, en noir et blanc, c’est un bel objet et c’est excellent ! 

    Shiga, Jason, Fleep, Cambourakis, 2008, 4/5