"Il faut être souple si vous voulez espérer un jour devenir danseuse. Si vous n'êtes pas souple à six ans, vous le serez encore moins à seize ans. La souplesse et la grâce ne s'apprennent pas. C'est un don. Suivante..."
Et pourtant Polina va intégrer la prestigieuse école Bojinski et vivre avec intensité sa passion pour la danse.
Evidemment, dit comme cela, on se demande s'il ne va pas s'agir d'une ressucée version BD d'un roman d'Anne-Marie Pol. Mais dois-je l'avouer puisque nous ne sommes pas mardi, j'ai adoré les romans d'Anne-Marie Pol fut un temps. Surtout Le sang des étoiles tiens, que j'ai lu, relu, rerelu, rererelu avec enthousiasme. Même si je n'aimais pas danser.
Mais revenons à nos moutons. Enfin, à Polina. Autant attaquer tout de suite, cette BD est un petit bijou, tant en terme de scénario que de dessin. Car Bastien Viviès retrace avec sensibilité et crédibilité le parcours d'une enfant puis d'une jeune femme dont la vie tourne autour de la danse, qui s'y perd, s'y retrouve, la fuit, y revient. On la suit dans sa relation à son maître, dans sa découverte progressive qu'il est possible de danser autrement, dans sa vie d'une certaine manière en dehors de la vie au sein d'écoles et de troupes. Avec en filigrane une réflexion sur l'exigence, la discipline que requiert la danse, discipline indispensable qu'il faut néanmoins dépasser pour que la technique devienne art. Le tout est servi par un dessin au trait épais, tout de noir et de gris qui parvient pourtant à se faire léger, à traduire le mouvement, la souffrance, les émtions de Polina et de ceux qui l'entourent.
Une très belle réussite!
Une interview de Bastien Vivès...
Polina est la BD RTL du mois de mars!
Vivès, Bastien, Polina, KSTR, 2011, 206p. 4/5
Pablo vit avec ses parents en un endroit où personne n'arrive par hasard. Là, à l'extrême sud du Chili, ils ne voient guère que quelques scientifiques, parfois un poète. Jusqu'au jour où frappe à leur porte Angel, l'assassin en fuite. Et l'assassin assassine, épargnant, sans trop savoir pourquoi l'enfant.


Algérie, dans les hauteurs semi-désertiques du pays, un instituteur français reçoit la visite d'un gendarme et de son prisonnier indigène. A lui d'amener l'homme à Tinguit où il sera jugé pour meurtre. Cette tâche, l'homme l'accepte à contre-coeur et devra la confronter à sa conviction intime et la complicité étrange qui va le lier à cet homme dont il ne sait rien.
Une vallée isolée, quelques fermes, un secret soigneusement préservé par les familles depuis des années : des enfants monstrueux sont nés, soigneusement cachés et tenus à l’écart. Jusqu’à ce que la peur et l’incompréhension deviennent trop fortes et que la violence se déchaîne. Trévor, dont le frère Will est un de ces enfants décide de le sauver quand son père prend la décision de l’abattre.
Marco a quitté la ville pour la campagne, il a arrêté le psy parce qu’il a l’impression que ça va vraiment mieux, il a arrêté de partir photographier les guerres et les catastrophes et il s’occupe à croiser de temps à autre son frère rigolard, ses parents qui vivent au bord de la mer. Marco est monsieur tout-le-monde, mais il est tellement, tellement plus…