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  • Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

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    Et pourtant je ne suis pas polar. J’ai arrêté d’en lire après une overdose post-adolescente et j’ai depuis le plus grand mal à me lancer ! Mais voilà ! A force d’entendre les théières en parler, de voir de ci de là des articles élogieux, j’ai fini par craquer et emprunter Les hommes qui n’aimaient pas les femmes à Tamara !
     
    Allons y pour la quatrième de couverture : « Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans. Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée. placée sous contrôle social mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, cassé par un procès en diffamation qu'il vient de perdre, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier. Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers. lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont résoudre l'affaire des fleurs séchées et découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire. »
     
    Et le moins qu’on puisse dire c’est qu’elle ne rend pas justice à la richesse du contenu ! Partie de bon matin vers mon sud natal, je me suis sifflé les quatre cinquième du roman pendant le trajet ! C’est dire si ‘ai été happée et séduite !
    L’intrigue principale en elle-même est déjà dense mais on y rajoute pléthore d’intrigues secondaires qui s’entremêlent pour mieux perdre un lecteur qui en redemande. Peinture du monde de la presse, des ratés du système social, des horreurs économiques, des secrets de famille, vengeances professionnelles et personnelles, tout y passe !
    Tout ceci ne va pas sans quelques exagérations, mais dans la course haletante à la vérité, tout passe comme une lettre à la poste ! Je me suis surprise à retenir mon souffle et à trembloter discrètement !
    Quand aux personnages, ils sont excellents. Qu’il s’agisse de Mikael Blomkvist le journaliste, de Lisbeth ou de Henrik Vanger, je les ai adorés ! En peu de temps ils sont devenus de vieux copains dont le sort me tenait en haleine ! Ce qui a été rendu possible par le fait que l’auteur a pris son temps pour les installer et les faire vivre sous le regard du lecteur. Ils sont complexes, attendrissants aussi bien qu’agaçants, ce qui leur donne une sacrée dimension !
    J’ai hâte de les retrouver dans le deuxième volet ! Merci Tamara !!
    Et merci Amy de me prêter le tome 2!
     
    Les avis de Gachucha, Cuné, Valdebaz, Florinette, Cathulu, Fashion, AmyTamara, Amanda 
    Il y en a sans aucun doute d'autres, mais... longue est la route, dur est le chemin, je vous laisse les trouver comme des grands! 

     

    Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Actes Sud, 2006, 574 p.

  • Pif paf poum!

    Et me voilà succombant aux sirènes non des soldes (vade retro et tout ça) mais de la nouvelle déferlante blogosphérico-ludique! Le PIF!
    En voilà les règles!

    0/ J'espère pour vous que vous avez un minimum de sens pratique, artistique et manuel! Ben oui! Moi, il faut que je sois bien réveillée... Rare? Euh....

    1/ Que vous avez un blog c'est obligatoire!

    2/ Dans ce cas, et si vous faites partie des trois premières personnes à poster un commentaire, vous recevrez un cadeau fabriqué de mes blanches et maladroites mains au cours des 365 jours! 

    4/ Et comme on n'a rien sans rien, il va falloir pifer, c'et-à-dire vous engager à faire de même sur votre blog! Ne seront validées que les candidatures de ceux et celles qui auront fait un article sur le sujet!

    5/ On ne peut jouer que sur trois blogs! J'ai sauté sur l'occasion chez Yue Yin!

    A qui le tour?

    Pour l'instant, Stéphanie est inscrite chez moi, tout comme Laconteuse, et Celsmoon!

     

  • "Jamais Kiki ne fera la même chose trois jours d'affilée, jamais, jamais, jamais ! "

     

     
     
    La petite Alice est une bâtarde qui grandit dans un village, élevée par sa grand-mère. Jusqu’au jour où sa mère se met en tête e la ramener vivre avec elle à Paris. Commence alors l’aventure de cette jeune fille qui, jetée à la porte par sa famille, va devenir le modèle des plus grands peintres sous le nom de Kiki de Montparnasse. Destin fait de bonheurs, d’amours, de joies, mais aussi de solitude, de drames et de déchirements.
     
    La magnifique bande dessinée que voilà ! Casterman a certes l’habitude de publier des œuvres de qualité, mais j’ai été particulièrement séduite par Kiki ! Le dessin en noir et blanc ramène à une atmosphère de vieux films, le scénario qui décrit la vie de Kiki de sa naissance à sa mort est passionnant. Il faut dire que la matière était dense ! Une jeune fille quasi illettrée qui devient par hasard presque l’égérie des grands peintres de Montparnasse, qui va devenir elle-même une artiste et vivre une vie de femme libre et entière, sûre de sa séduction et d’elle-même ! Un destin hors du commun et, surtout, une histoire d’amour hors du commun avec Man Ray le photographe qui va l’immortaliser. Elle va vivre Kiki, malgré les conventions, elle va voyager, elle va se soûler, se droguer à en mourir. 
    On la voit d’abord devenir le modèle de peintres sans le sou. Soutine par exemple, qui va la recueillir avec une amie alors qu’elles sont à la rue, partager avec elles le peu de pain qu’il a et casser ses quelques meubles pour les réchauffer. Foujita, Kisling, Modigliani. Puis, ces peintres devenant de plus en plus connus, on la voit accéder, elle aussi, à la célébrité et au confort matériel. Puis chuter d’autant plus durement qu’elle avait vécu sous les feux de la rampe.
    Une vie passionnée qui dissimule mal ses souffrances d’enfant mal aimée et abandonnée, de femme aimant à la folie un homme qui lui refuse un enfant. Une vie de femme qui cache ses larmes et ses drames pour affronter ce que la vie lui donne de meilleur, mais aussi de pire.
    Un roman, mais en images et des plus belles.
    J’ai envie depuis de mieux faire sa connaissance. Ce qui tombe bien puisque ses mémoires ont été retrouvées et publiées.
     

    Catel, José-Louis Bocquet, Kiki de Montparnasse, Castmerna, coll. Ecritures, 2007, 374p.
  • Camelot

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    Enfermés pour l’été à l’institut Saint James, Nathan, Eric, Mathieu et David travaillent à obtenir leur diplôme de fin d’étude. Ils forment une petite bande solidaire. L’arrivée d’Arthur va changer la donne. Charismatique, fascinant, il va recréer avec eux, la confrérie des chevaliers de la Table ronde.
     
    Je ne connais pas grand-chose aux romans de pensionnat, je n’ai qu’un très vague souvenir de Les disparus de Saint Agil, mais j’ai été séduite par le dernier roman de Fabrice Colin. Dans un univers clos, assez malsain par l’absence de mixité, l’enfermement, il introduit de la tension, un suspens, une atmosphère étrange. En réutilisant le mythe arthurien, il amène par petites touches l’étrangeté, le fantastique, perdant son lecteur dans une foule d’interrogations. On suit ces cinq adolescents jusqu’à une chute surprenante qui marque leur entrée dans le monde adulte.
    «  J’étais jeune. On ne réfléchit pas quand on est jeune, on ne passe pas son temps à peser le pour et le contre. On se laisse porter par le courant. C’est une forme de sagesse qui en vaut une autre. »
    Et qui ne résiste pas à la rencontre avec le monde des adultes et la folie.
    Avec la fougue, l’inconscience de l’adolescence, à cause du besoin de reconnaissance et d’amitié, ils se heurtent à une réalité trouble à mille lieues des rêves de chevalerie, de justice qui étaient les leurs.
     
    Du rythme, du mystère, de l’aventure, bref, un excellent roman jeunesse !
     
    L’avis de Fashion, de Clarabel et de Lily 

    Ps: en plus l'auteur est bel homme!
     
    Fabrice Colin, Camelot, Seuil, 200 p., 2007
  • Voyage à Uroshima


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    Et bien voilà, j’ai lu mon premier hentai (manga pour plus de 18 ans dirons nous pudiquement) tout à fait par hasard ! Vous ouvrez un volume au hasard puisqu’il n’y a pas de quatrième de couverture et que la couverture justement n’est guère explicite et voilà ! Bien que, je m’interroge encore sur la classification !
     
    Un quinquagénaire en voyage fait un rêve érotique mettant en scène une lycéenne voyageant dans le même wagon que lui. Lorsque celle-ci descend du train, elle oublie son portefeuille. Il s’empresse de descendre derrière elle pour lui rendre et se retrouve coincé dans la petite gare d’Uroshima. Un endroit, où, il s’en aperçoit bien vite, faire l’amour au vu et au sus de tout le monde et avec la première personne rencontrée est aussi naturel que de dire bonjour.
    Après avoir fuit, il revient, obsédé par le visage de la jeune femme. Pendant son séjour, il va devenir rien de moins qu’un dieu du sexe (monsieur toujours-prêt) pour les autochtones et réaliser ses fantasmes. Mais quand on ouvre la boîte de Pandore, il faut accepter d’en payer le prix.
     
    Voilà pour le scénario. Il est tiré d’une légende japonaise, l’histoire d’un pêcheur qui sauve une tortue des mer du bande de gamins et qui est invité en remerciement dans un palais sous-marin où il épouse une princesse et coule des jours heureux. Le voilà pourtant un beau jour atteint par le mal du pays. Sa princesse le laisse aller en lui confiant un coffre qu’il ne doit à aucun prix ouvrir. Arrivé dans son village, le pêcheur s’aperçoit que trois cent années ont passé. Désespéré, il s’assoit sur le sable et ouvre le coffre d’où s’échappe son grand âge. Il meurt là.
    On y retrouve, vous l’aurez remarqué, un certain nombre de figures connues dans d’autres traditions : celle de la suspension du temps dans le pays des fées, celle de la boîte de Pandore, etc. Ceci étant dit, il ne s’agit pas de faire de la littérature comparée, mais de souligner que je n’ai pas franchement compris le rapport entre cette légende et le manga censé en être tiré ! Si ce n’est que le héros de cette histoire, à courir après le rêve que représente cette lycéenne se retrouve perdu dans une chimère cauchemardesque. A ne pas avoir su retenir ses désirs et sa curiosité, il se perd. Et à tout quitter pour courir après le bonheur, il le perd.
    Curieusement, ce manque de rapport ne porte pas préjudice à l’œuvre. Pas plus que la crudité des planches ! Tout le monde s’envoie tout le temps en l’air avec tout le monde, mais avec un burlesque et un naturel qui éloignent toute vulgarité. Aucune vision abaissante de la femme, ou de la sexualité. Le sexe est à Uroshima un aspect comme un autre des relations sociales et les femmes sont tout aussi « demandeuses » que les hommes ! Une bien étrange égalité ! Notre (anti)héros, tour à tour perdu, satisfait de lui-même, fébrile, et fou d’amour, a un air à côté de la plaque réjouissant. Quand aux dialogues… Mon Dieu !
    Je n’irais sans doute pas rouvrir ce manga, mais j’en garderai un souvenir hilare. Une curiosité à ne pas manquer.
     

    Yôji Fukuyama, Voyage à Uroshima, Sakka Casterman, 2006, 192 p.