07.11.2008
Le gros coup

Robert and Brant, violents, indisciplinés, un brin ripoux, pas franchement beaux gosses. Robert and Brant que menace le coup de propre annoncé dans la police métropolitaine et qui sont bien décidé à ne pas laisser leur peau dans l'affaire. Reste donc à trouver le gros coup. L'idée imparable qui va les mettre définitivement à l'abri.
Il ya une chose que l'on peut reconnaître à Ken Bruen, c'est son don pour fabriquer des personnages complètement dingues: un flic irlandais cinglé, vulgaire et imprévisible (Brant donc), un flic anglais dont la femme fréquente un bordel et qui sombre dans l'alcool et la dépression (Roberts cela va de soi), une fliquette noire (Falls de son petit nom) qui tente de survivre dans un univers dont les paillettes ont sacrément perdu de leur brillant, un tueur en série qui s'attaque à l'équipe nationale de cricket, quelques junkies pas piqués des hannetons et autres. Tout ce beau monde s'agite à qui mieux mieux, essayant de tirer son épingle d'un jeu où il ne peut pas y avoir de gagnants, écoute de la musique, tente de rester à niveau et se bastonne.
Pour être franche, j'ai eu l'impression de retrouver l'univers des polars américains de mon père que j'avalais à la chaîne adolescente. Ceux dans lesquels il y avait des privés, des flics pas corrects, misogynes, racistes parfois, un humour aussi violent que les rebondissements de l'intrigue et des répliques pas franchement politiquement correctes. L'hommage à Ed McBain et son 87e district est d'ailleurs ouvert et vibrant. Et il faut bien dire que ça marche: on veut savoir où vont nos deux affreux, ce que vont devenir les (des)espoirs amoureux de Falls, on rit même parfois franchement à certaines situations et à certaines répliques. Ca se lit vite, avec plaisir. Mais j'avoue une petite déception: à mon avis, la psychologie des personnages est un peu sommaire, les rebondissements un peu attendus. Paradoxalement, malgré ce petit bémol, j'ai envie d'aller la suite de leurs aventures et d'aller faire un tour du côté de Jack Taylor! C'est qu'on s'y attache quand même aux affreux!
L'avis d'Yvon, celui de McOliversur Polarnoir.
Merci à Chimère qui me l'a envoyé dans le cadre du London Swap!
Ken Bruen, R&B - Le Gros Coup, Folio Policier, 2005, 272 p.
07:02 Publié dans Polars | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : cricket, pendaison par noyade, ken bruen
15.07.2008
Un pied, deux pieds, trois pieds... Tiens, quatre pieds!
17 pieds et autant de chaussures gisent devant le cimetière de Highgate. Quelques courses poursuites, deux ou trois morts atroces, un voyage, une fusillade et des pelletées de nuages plus tard, Adamsberg va trouver le fin mot de l'histoire.
Il y a des livres dans lesquels on se glisse comme dans une paire de vieilles charentaises. Confortables, chaudes, agréables, on les retrouve les soirs de froid avec un plaisir immense. C'est exactement ce que je ressens avec chaque nouveau roman de Fred Vargas. Moi qui ne lis guère de polars en règle générale, je me jette dessus avec un bel appétit et il m'arrive même de relire les opus précédents, juste pour retrouver le temps de quelques pages mes héros préférés! Car c'est bien de retrouvailles dont il s'agit!
Evidemment, rien de nouveau sous le soleil: ceux qui n'aimaient pas Fred Vargas ne changeront pas d'avis, ceux qui l'aimaient resteront sur leurs positions! On retrouve ce style agréable, ces histoires sans queue ni tête, ces rebondissements improbables, cette galerie de personnages invraisemblables.
Fred Vargas nous entraîne en Angleterre, puis en Serbie après nous avoir baladés au Canada, utilise avec un certain talent le mythe du vampire en rationnalisme, peurs et croyances ancestrales. Elle prend le temps d'allusions à la situation politique et sociale, de quelques réflexions sur le monde comme il vient. On sourit, on rit parfois franchement, on se laisse prendre et on termine les 383 p. du roman sur les chapeaux de roues avec un pincement au coeur à l'idée qu'il faudra attendre encore un sacré moment avant de retrouver le pelleteux de nuages et sa fine équipe!
L'avis de Jean-Marc Laherrère dont je découvre le blog. Celui de Cathe et celui de Cathulu
Fred Vargas, Un lieu incertain, Viviane Hamy, 2008, 383 p.
15:00 Publié dans Polars | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : adamsberg, vampires, fred vargas
18.02.2008
Du whooper et de Bubulle

15:00 Publié dans Polars | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : stieg larsson
13.01.2008
Les hommes qui n’aimaient pas les femmes

Et pourtant je ne suis pas polar. J’ai arrêté d’en lire après une overdose post-adolescente et j’ai depuis le plus grand mal à me lancer ! Mais voilà ! A force d’entendre les théières en parler, de voir de ci de là des articles élogieux, j’ai fini par craquer et emprunter Les hommes qui n’aimaient pas les femmes à Tamara !
Il y en a sans aucun doute d'autres, mais... longue est la route, dur est le chemin, je vous laisse les trouver comme des grands!
Stieg Larsson, Les hommes qui n'aimaient pas les femmes, Actes Sud, 2006, 574 p.
15:00 Publié dans Polars | Lien permanent | Commentaires (28) | Envoyer cette note | Tags : stieg larsson








