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  • Fascination

    fascination.jpgAvant que de parler de ce qui nous intéresse ici, il faut que je vous dise que mes relations avec Stéphanie Meyer datent d’il y a maintenant un certain temps. Bien avant que la blogosphère ne s’empare du phénomène et par la grâce d’une Mimine frangine plus qu’enthousiaste.
    Jugez plutôt : elle m’aura raconté de la première à la dernière page Fascination en trois heures de balade familiale. Elle a harcelé son monde jusqu’à se faire acheter le tome 3 en anglais la semaine de sa sortie ! Elle était tellement malheureuse que j’ai bien failli devoir traverser Paris jusqu’à la librairie anglaise la plus proche pour lui envoyer en chronoposte ! J’aurais pu la balancer sans une ravine à titre de représailles, mais je me suis contentée de lui piquer les deux premiers tomes de la série que je lui avais (masochisme quand tu nous tiens) offert.
     
    Bref ! Maintenant, ça y est, j’ai sauté le pas ! J’ai enfin lu le premier tome du récit des amours de Belle et Edward. J’en ai raté ma station de métro pas plus tard que la semaine dernière !
     
    Résumé : Isabella, dite Bella quitte sans aucun enthousiasme son bien-aimé Arizona pour rejoindre son père dans une petite bourgade pluvieuse du New Jersey. Elle ne sait pas qu’elle va croiser là-bas une créature de légende, un vampire dont elle va tomber profondément amoureuse. C’est le début d’aventures qu’elle n’aurait jamais pensé vivre un jour.
     
    Que dire qui n’a pas déjà été dit sur la toile ! C’est un très bon roman que nous sert Stéphanie Meyer.
    Si la plupart des personnages ne sont là qu’à titre décoratif et pour la vraisemblance du décor, (Jessica, Mike, etc.), Stéphanie Meyer a travaillé sur les principaux personnages jusqu’à leur donner une personnalité intéressante qui se dessine petit à petit. Bella l’adolescente maladroite et complexée, Edward le mystérieux, les membres de la famille Cullen…
    J’ai apprécié le fait que l’histoire d’amour de Bella et Edward ne coule pas de source. C’est une affaire d’attirance, de répulsion, de fascination avant que de devenir une passion amoureuse. Passion amoureuse qui n’est pas exempte de hauts et de bas d’ailleurs ! Et qui est contrainte par la nature d’Edward comme par les relations familiales et amicales de chacun des deux. Sans compter le fait que leurs natures et univers respectifs ne semblent guère être compatibles. Une chose est certaine, Stéphanie Meyer est tombée amoureuse : sa description des symptômes ne trompe pas !
    Ce sont l’un comme l’autres des personnages attachants, auxquels, du moins dans le cas de Bella, il est possible de s’identifier. D’autant qu’ils n’oublient ni leur sens de l’humour ni celui de l’autodérision quelque soit la situation.
    L’auteur utilise a mon avis intelligemment le mythe vampirique, réemployant des clichés connus (la soif de sang, la pâleur, etc.) et réinventant d’autres aspects des choses, comme le fait que les vampires se mettent à chatoyer au soleil par exemple.  Elle distille au compte-goutte les informations et fait entrer le surnaturel par petite dose, ne l’employant à plein qu’une fois le lecteur habitué. Du coup, il semble presque normal que les vampires jouent au base-ball en pleine montagne et de manière un peu… particulière !
    En tout cas, elle sait mener une histoire, maintenir le suspense doser les révélations et maîtrise les rebondissements de main de maître. Et elle fait passer son amour des livres : des Hauts de Hurlevent à Jane Austen, les références sont nombreuses et sympathiques ! Il est vrai que je suis un peu simplette puisque pour moi, qui aime Jane Austen ne peut être fondamentalement mauvais !
    Le style est simple mais soutenu, aéré et très agréable.
     
    Bref, que du plaisir !
     
    Mimine, je te ramène tes bouquins ! Et je pose une option sur le troisième tome ! N’essaie même pas de le soustraire à ma vue ! Je le trouverai de toute manière !

    Et pour un tour de blogosphère, allez donc voir chez Allie, Lilly, Flo, Chimère, Karine, Fashion Victim, Stéphanie, et last but not least, Mimine!

  • De l’autre côté

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    L’Allemagne aujourd’hui, la communcauté turque allemande. Les routes de Yeter la prostituée, Ali le vieux parieur, Nejat son fils professeur d’université se croisent le temps d’un drame.
    Pour expier le meurtre de Yeter par son père, Nejat part à la recherche de la fille de cette dernière, Ayten, sans savoir que celle-ci, impliquée dans un groupe terroriste a trouvé refuge en Allemagne, où elle va rencontrer l’amour en la personne de Charlotte l’étudiante et sa mère, Susanne.
    Par le jeu du hasard, tous vont se retrouver de l’autre côté, à Istanbul.
     
    Que dire… Mon résumé ne rend pas du tout justice à la richesse et à la force de ce film. Si vous avez vu Babel, et bien je dirais que De l’autre côté utilise le même principe avec beaucoup plus de finesse et d’intelligence, de pudeur aussi. Sur un scénario complexe, le réalisateur parvient à une fluidité qui permet au spectateur de se retrouver dans le cheminement des personnages, de comprendre et de ressentir avec eux. Sans rien de spectaculaire ni d’outré.
    Par le jeu d’entrecroisements maîtrisés, Fatih Akin construit un portrait en teintes tendres et amères d’une communauté exilée et d’un pays où tout, le meilleur comme le pire est possible. Ce sont deux mondes qui s’affrontent. Celui de Susanne et Charlotte les allemandes, de Nejat l’intégré aussi et celui d’Ali le déraciné, Yeter et Ayten. A travers eux, ce sont les relations de l’Europe et de la Turquie qui se dessinent, entre fascination et répulsion.
    Ce sont aussi ceux qui observent, Susanne et Nejat et ceux qui se battent, Charlotte et Ayten.
    Au-delà de cela, c’est aussi à une réflexion sur la barbarie et l’humanisme, sur la faute, la responsabilité et le pardon qu’est invité le spectateur. Barbarie des pauvres, barbarie des extrémismes, barbarie de l’ignorance, barbarie de pays prompts à rejeter hors de leurs frontières ceux qui leurs arrivent. Faute de ceux qui ferment les yeux, de ceux qui se battent.
     
    Un film fort, doux que je ne saurais trop recommander.
  • Toujours fâché!

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    Sur l'idée de Cathulu, nous avons lu et nous publions le même jour notre billet!!Première expérience du genre pour moi!!

    Aurore est de retour est elle n’est pas contente ! C’est le moins qu’on puisse dire et on peut ajouter qu’elle est toujours fâchée ! C’est que l’adolescence est une maladie dont on ne se débarrasse pas comme ça ! Et que si l’amoureux a été largué, l’amour est toujours aussi compliqué, le collège lourdingue et la vie familiale agitée ! Jugez donc : voilà notre Aurore exilée chez ses ancêtre, un papi sourd comme un pot (quand il veut) et une mami bouddhiste et zen, Lola tombe amoureuse à répétition, les profs ont une vie sexuelle et les trolls de sa classe peuvent parfois être sympathiques !
    Entre ça, les canards mutants, le camping, le Dalaï-Lama, le rose saumon et le doré, l’accent de Vladouch, on ne s’ennuie pas ! Aurore si, mais c’est de son âge.
     
    Pour tout dire, si Cathulu ne m’avais pas proposé cette lecture commune, je n’aurais peut-être pas continué le journal d’Aurore ! J’avais peur d’être déçue, que le procédé tombe un peu dans la routine ! C’est bien sûr un peu le cas. On connaît les personnages, leurs réactions probables, etc. Mais ce qui est intéressant, c’est qu’Aurore fatigue son lecteur comme elle fatigue son entourage et comme elle se fatigue elle-même. Du coup, elle est obligée d’évoluer. On la voit commencer à changer d’un âge ingrat très très ingrat à un âge ingrat juste ingrat ! Et c’est intéressant ! D’autant que son regard sur son entourage, ce qu’elle vit et sur elle-même est toujours aussi drôle, caustique. Elle est d’une mauvaise foi abyssale, le sait et en joue avec un culot qui la rend à la fois très agaçante et attachante ! Bref, une adolescente quoi !
    Et puis sa famille et ses amis valent leur pesant de cacahouète ! J’ai passé un très bon moment en leur compagnie ! Ils ont un petit côté Malaussène en moins déjanté si vous voyez ce que je veux dire !
    Et puis mine de rien il y a des petites réflexions sur la vie comme elle va, l’amitié, la famille, l’amour.
     
    Bref, je vais attendre le tome 3 s’il doit advenir !

     

  • Courge toujours

    Il faut que vous visualisiez la scène. Et pour que vous visualisiez la scène, il faut que je plante le décor. Il faut donc savoir que le lundi est mon samedi à moi, et que puisqu'il s'agit de mon samedi et que je ne suis pas une midinette (ce fait est maintenant clairement établi), j'étais occupé par ce beau matin à des activités diverses et variées de fille impliquant des crèmes bizarres, des instruments de torture et les Red Hot en fond sonore. Ceci explique pourquoi j'ai ouvert la porte au gardien de l'immeuble emballée dans ma serviette de toilette et rouge comme une pivoine. Enfin avant que je ne m'aperçoive que le monsieur me tendait un colis!
    Là, bien qu'en mode pivoine et fort occupée à être une fille, mon petit cerveau a enclenché la seconde: colis swap or not swap??
    Et bien non!! C'est Flo qui m'a fait une belle suprise! Nous avions discuté un beau jour potager, légumes et courge! En conséquence de quoi, Flo m'a envoyé une ravissante courge du jardin de ses parents!


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    Et ce n'est pas tout! J'ai eu avec cela une boite de thé de Noël qui va m'accompagner au travail, une tablette de chocolat, des marque-pages appétissants, et un journal plein de soleil!!

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    Merci Flo!!!

  • Vivre et lire

    Ce que j'aime dans mon travail, c'est les rencontres que nous faisons parfois, les liens qui se nouent...
    Très récemment, un monsieur nous a posé cette question à une collègue et moi. S'en est suivie une discussion passionnée.
    Comme ni la question ni la discussion n'ont cessé de me trotter dans la tête, je vous la pose à mon tour:

    Lire, est-ce vivre? Et vivre, est-ce lire?

    Qu'en pensez-vous?