
Jean-Claude Mourlevat, L’enfant Océan, Pocket jeunesse, 2002, 151 p.
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Jean-Claude Mourlevat, L’enfant Océan, Pocket jeunesse, 2002, 151 p.
En un temps où l'on n'avait pas encore inventé le confort moderne, il y avait tout de même les arcs-en-ciel, la confiture d'abricot avec des amandes dedans, les bains de minuit et aussi les chagrins d'amour et le rhum des foins. C'est dans cet autrefois que vit Tomek, dans un petit village dont il tient l'épicerie. Il y vend tout Tomek. Ses tiroirs regorgent de trésors. Mais il n'a pas d'eau de la rivière Qjar, la rivière qui coule à l'envers et dont l'eau, lorsqu'elle cesse de couler donne la vie éternelle. Cete eau que lui demande la jolie demoiselle de passage dont il tombe amoureux. Faute d'avoir pu la satisfaire et su la retenir, il va partir sur ses traces. Peut-être ne l'aurait-il ps fait s'il ne s'était tant ennuyé...
Quelle différences entre une rivière qui coule à l'endroit et une rivière qui coule à l'envers? Ni plus ni moins celle qui sépare le joli quotidien de la magie! Avec la rivière à l'envers, Jean-Claude Mourlevat offre à ses lecteurs une petite merveille de roman. Beaucoup de poésie dans ces pages, et une utilisation des figures du merveilleux qui laisse un grand sourire aux lèvres. La forêt de l'oubli qui efface de la mémoire des vivants ceux qui pénètrent en son sein, la prairie aux fleurs tellement odorantes qu'elles rendent fous ceux qui la traverse, l'île inexistante puis existante, et finalement la rivière elle-même sont un cadre idéla aux aventures de Tomek. A chacune de ses étapes, il rencontre des hommes ou des femmes qui lui permettent de grandir, de s'affirmer et de comprendre le monde qui l'entoure. Il est question de la mort dans ce roman, mais aussi de l'amour, de l'amitié, du courage.
Avec la quête de l'eau de la rivière Qjar, Tomek quitte le domaine du rationnel. Il passe en quelque sorte de l'autre côté du miroir. Mais si ses aventures sont "réelles", elles ne sont que le prétexte à lui faire comprendre que le merveilleux et le bonheur sont aussi dans son village, dès lors qu'il sait ouvrir les yeux.
Une belle découverte. Je vais lire avec plaisir d'autres de ses oeuvres.
Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers, Pocket Junior, 2000, 190p.