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rené char

  • De la douceur dans ce monde de brutes

    Moi, je n'aime pas la fête de la musique... Ca ne veut pas dire que je n'aime pas la musique bien au contraire, mais quand un boulet braille du Gilbert Montagné avec des fausses notes, j'ai du mal... Oui, je suis une martyre. Heureusement, René Char était là pour adoucir le drame ! Car oui, je persiste! Mes bonnes dispositions ne faiblissent pas!  Je continue mon exploration du continent poésie!

     

      Attirée par la magnifique édition Gallimard de Lettera Amorosa avec les illustrations de Georges Braque et Jean Arp, je suis partie à la découverte de René Char. C'est un beau cadeau que fait Gallimard à ses lecteurs en offrant deux versions de ce poème dont une sous la forme du manuscrit conservé à la BnF.

    C'est beaucoup d'émotion de découvrir ce texte, la première version en fait, de la main même de l'auteur, avec les ratures et les corrections.  Et c'est beau, c'est vraiment beau cette poésie qui ressemble à de la prose accompagnée d'oeuvres graphique qui sont de véritables petites merveilles. C'est suffisamment clair pour que la compréhension en soit aisée, tout en maintenant le mystère et en donnant l'envie d'analyser de plus près ces vers et leur signification.

    René Char raconte dans cette oeuvre un amour fou, son début, la souffrance qui en naît et le drame de la séparation. Il parle de l'amour, de sa nature, de la femme et de la féminité, de la nature. Il montre comment lié par cet amour, il reste malgré tout libre, plus libre que lorsqu'il ou que s'il n'aimait pas.

     

    Je suis encore toute ébouristiflée par ce gentleman rugbyman poète!

    "Ce fut, monde béni, tel mois d'Eros altéré, qu'elle illumina le bâti de mon être, la conque de son ventre, je les mêlai à jamais. Et ce fut à telle seconde de mon appréhension qu'elle changea le sentier flou et aberrant de mon destin en un chemin de parélie pour la félicité furtive de la terre des amants."

     

    René Char, Lettera Amorosa: suivi de Guirlande terrestre, Poésie/Gallimard, 2007, 70 p.