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<title>Le Terrier de Chiffonnette - litteratures-d-europe-de-l-ouest</title>
<description>Le Terrier de Chiffonnette</description>
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<lastBuildDate>Fri, 01 Jan 2010 17:36:35 +0100</lastBuildDate>
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<title>La joueuse d'échec</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Sat, 25 Jul 2009 07:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://alivrouvert.fr/page_attachments/0000/0190/011_la_joueuse_d_echec_henrihs.jpeg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Naxos, la chaleur et la mer, la beauté d’une île des Cyclades. Sur cette île, Eleni, épouse et mère, femme de chambre dans un hôtel vit une vie tranquille. Jusqu’au jour où elle heurte dans la chambre de touristes français un échiquier. A compter de ce jour, le damier va occuper ses pensées au point qu’elle va outrepasser les traditions et apprendre les règles de ce jeu réservé aux hommes. Mais on ne brise pas les règles sans risque. Eleni va l’apprendre à ses dépends.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; Que voilà un joli conte sur le pouvoir des échecs et l’émancipation d’une femme ! Eleni est une femme parfaite, du moins aux yeux de son époux et de ceux qui l’entourent. Bonne épouse, bonne mère, employée fiable, rien ne semble pouvoir infléchir le cours d’une vie toute tracée. Et pourtant ! Son amour des échecs va l’amener à défier les traditions et les codes d’une société fermée, où chacun connaît chacun et où le regard de la communauté est le plus sûr moyen de maintenir ses membres dans le droit chemin. Bertina Heinrich dépeint ce défi avec humour et légèreté en offrant une galerie de personnages attachants : Eleni bien sûr, mais aussi Paris, son époux un brin macho et faible, l’Arménien au bon sens imparable, Kouros le vieux professeur, Costa le pharmacien bougon, Katarina la langue de vipère… Tout un petit monde qui s’agite, se déchire et se rabiboche, se regarde et prend partie dans une guerre conjugale qui se veut sans merci et voit un échiquier soigneusement dissimulé das un congélateur.&lt;br /&gt; Paris aime Eleni, mais il est incapable de concevoir ses besoins et ses désirs. Or, en découvrant les échecs, Eleni s’est découverte et a pris progressivement conscience de ses capacités et de sa propre valeur. Elle a eu besoin d’un espace de liberté que la société dans laquelle elle vit lui refuse. Son combat donne une histoire fluide, agréable, drôle aussi, très sympathique et attachant. Une parfaite lecture de vacances.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Bertina Heinrich, La joueuse d'échec, Liana Levi, 2005, 3.5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Le mur invisible</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Tue, 14 Apr 2009 07:00:00 +0200</pubDate>
<description>
&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://1.bp.blogspot.com/_Qfw9QC1hKfs/Sc-p7usRU7I/AAAAAAAAAKs/GjZmS1Jleso/s320/mur+invisible.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Une catastrophe, dont on se saura rien, si ce n'est qu'elle laisse une femme seule dans un chalet des Alpes autrichiennes, entourée par un mystérieux mur invisible et infranchissable. Hors de ses limites, tout être vivant semble transformé en pierre. Après l'espoir, vient à la narratrice la certitude qu'elle est le dernier être humain en vie, et que nul espoir de secours n'existe. Cest alors la survie qu'il faut organiser, avec l'aide de quelques objets de première nécessité et de quelques animaux familiers.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un coup de poing. Un de ces rares et ahurissants coups de poing littéraire que l'on croise parfois sur sa route de lectrice et qui laisse exsangue. Un coup de coeur aussi pour ce merveilleux roman d'une intelligence, d'une force et d'une profondeur plutôt peu commune qui raconte à travers le voix unique de la narratrice l'humanité, la solitude, la manière dont on fait face à l'absence d'espoir, à soi-même aussi et à la folie qui guette. L'histoire du mur invisible est un peu celle de l'île de Robinson, mais dans une variation moderne. Et le naufrage est celui de l'humanité toute entière. Il n'y a pas d'explication à ce naufrage, rien de rationnel à quoi se raccrocher. Le lecteur reste dans la même ignorance que l'héroïne parce que ce n'est pas la catastrophe qui importe, mais le combat pour sa survie que celle-ci persiste à mener, la relation qu'elle noue avec les quelques animaux qui ont survécu avec elle, la réflexion que la solitude permet sur l'humain et le long chemin qu'elle entreprend pour s'adapter à ce nouveau monde. Autant le dire, le résultat est noir, très noir. Ce n'est qu'après quelques années de survie dans des conditions extrêmes que la narratrice prend la plume pour raconter ce dont elle se souvient des saisons qui ont défilé, de l'espoir qui est mort peu à peu, de l'expérience de la peur, de l'apprentissage de la survie et du travail quotidien pour cultiver, soigner les bêtes, sans jamais devoir compter sur un autre que soi. Ce qu'elle apprend, c'est finalement sa propre humanité face à l'animal, à la nature, et aux souvenirs de l'ancien temps. L'inanité de la recherche d'un sens à ce qui n'en a pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Les humains sont les seuls à être condamnés à courir après un sens qui ne peut exister. Je ne sais pas si j'arriverai un jour à prendre mon parti de cette révélation. Il est difficile de se défaire de cette folie des grandeurs ancrée en nous depuis si longtemps. Je plains les animaux et les hommes parce qu'ils sont jetés dans la vie sans l'avoir voulu. Mais ce sont les hommes qui sont sans doute le plus à plaindre, parce qu'ils possèdent juste assez de raison pour lutter contre le cours naturel des choses. Cela les a rendus méchants, désespérés et bien peu dignes d'être aimés. Et pourtant il leur aurait été possible de vivre autrement. Il n'existe pas de sentiment plus raisonnable que l'amour, qui rend la vie plus supportable à celui qui aime et à celui qui est aimé. Mais il aurait fallu reconnaître que c'était notre seule possibilités, l'unique espoir d'une vie meilleure. Pour l'immensz foule des morts, la seule possibilité de l'homme est perdue à jamais. Ma pensée revient sans cesse là-dessus. Je ne peux pas comprendre pourquoi nous avons fait fausse route. Je sais seulement qu'il est trop tard.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le regard qu'elle porte restrospectivement sur celle qu'elle était, sur l'évolution qu'elle a connu, les disgressions qu'elle se permet en écrivant qui annoncent des événements et disent beaucoup sur ce qu'elle est devenu donnent à la narration un ancrage dans la réalité, un impact encore plus fort que si elle rédigeait au jour le jour ses impressions. On sent ainsi venir les drames, les joies, le désespoir, et c'est à la fois fascinant et atroce.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un roman perturbant qui ramène à des questions essentielles: qu'est-ce que l'humain, lui est-il possible de vivre en accord avec la nature et avec l'animal, existe-t-il encore dans la solitude, quel sens peut avoir la vie en société quand elle ne recouvre que hypocrisie et haine de soi, que&amp;nbsp;deviennent les concepts humains quand l'humain n'existe plus? Peut-on abjurer son humanité et que devient-t-on si on le fait? Et au fil des lignes, se révèle pour elle et pour le lecteur cette vérité fondamentale: si elle fait face à une solitude totale et imposée, celle que l'on vit au quotidien dans notre commerce avec nos semblables n'est-elle pas plus atroce? Quand on ne peut pas parler de ses peurs et de ce qui importe vraiment, quand nous&amp;nbsp;nous interdisons de parler ou d'exprimer certaines choses socialement inacceptables?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot; J'avais déjà bien trop souvent&amp;nbsp;et bien trop longtemps attendu des hommes ou des événements qui n'étaient jamais arrivés ou bien qui étaient arrivés si tard qu'ils ne&amp;nbsp;pouvaient plus rien représenter pour moi. Pendant le long chemin du retour, je&amp;nbsp;repensai à) ma vie passée, qui m'apparut insuffisante à tous points de vue. J'avais réalisé bien peu de ce que j'avais voulu, et quand j'étais parvenue à réaliser quelque chose, je n'en voulais déjà plus. Il en allait probablement de même pour tous mes semblables. C'est ce que nous évitions d'aborder quand il nous arrivait de parler ensemble.&amp;nbsp;Comme je ne crois plus avoir l'occasion de m'entretenir avec quiconque, j'en suis réduite à de simples suppositions. Au moment où je revenais de la vallée, je n'avais pas encore compris que ma vie passée venait brusquement de prendre fin, ou plutôt ma tête seule le savait et c'est pourquoi je n'y croyais pas. Ce n'est que lorsque la connaissance d'une chose se répand lentement à travers le corps qu'on la sait vraiment. C'est ainsi que je n'ignore pas, comme tout un chacun, que je vais mourir, mais mes pieds, mes mains, mes entrailles l'ignorent encore et c'est pourquoi la mort me semble tellement iréelle. Beaucoup de temps c'est écoulé depuis ce jour de juin et je commence peu à peu à prendre conscience que je ne pourrai plus jamais revenir en arrière.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Un roman essentiel, fondamental, un chef d'oeuvre que je ne saurais trop conseiller.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avis de &lt;a href=&quot;http://maufil.blogspot.com/2009/03/marlen-haushofer-le-mur-invisible.html&quot;&gt;Ma&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Marlen Haushofer, Le mur invisible, Actes Sud, 1985, 253 p., 5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Dialectique de la girlitude</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/07/24/dialectique-de-la-girlitude.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Thu, 24 Jul 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://image.evene.fr/img/livres/g/9782846261616.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;A 27 ans, Pulsatilla est passée du statut de blogeuse à celui de d’écrivain prometteur. Un changement qui la laisser elle-même enchantée mais perplexe&amp;nbsp;! Mais après tout, et-ce si surprenant quand une jeune italienne parle avec un humour dévastateur de tous les aspects de la vie d’une femme&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un roman&amp;nbsp;? Un récit&amp;nbsp;? Un journal&amp;nbsp;? Non, un livre tout simplement. Pulsatilla y raconte sa vie, sa famille, ses boulots, ses histoires d’amour désastreuses, le tout entrecoupé de théories hilarantes sur des choses aussi diverses et essentielles que les culottes, les régimes, les coiffeurs. C’est d’autant plus drôle qu’elle ne se passe rien&amp;nbsp;: ses travers d’enfants, ceux de l’adolescente qui a réussi à retourner un pensionnat de jeune fille, les contradictions de la jeune femme qui crache sur la société de consommation plongeant avec délice dans tous ses pièges, l’aveuglement volontaire de celle qui cherche le prince charmant et tombe toujours sur un crapaud,…&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Malheureusement, si son humour fait passer la pilule sans aucun problème, le tout est décousu, parfois un peu lourd et pas toujours intéressant. Reste un bon livre à picorer sur la plage.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’avis de &lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2008/05/02/index.html&quot;&gt;Cathulu&lt;/a&gt;.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #800000;&quot;&gt;Pulsatilla, La cellulite, c’est comme la mafia, ça n’existe pas, Le diable Vauvert, 2008, 258p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Malavita!!! Aux pieds!!!!!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Thu, 26 Jun 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://image.evene.fr/img/livres/g/9782070776139.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Où l’on retrouve la famille Blake cachée dans un petit village de Provence sous un nouveau nom. Enfin, Fred caché dans un petit village de Provence sous le nom de Wayne. Car Maggie a ouvert un restaurant d’aubergines à la parmesane, Wayne apprend le métier de menuisier en contant fleurette à sa fiancée, Bella a trouvé le grand amour. Seul, le père de famille fait face à un drame&amp;nbsp;: l’écrivain qu’il est devenu est en panne… Comme d’habitude, quand la petite famille est dans le secteur, la vie perd en tranquillité&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Benacquista n’a pas perdu ce qui faisait le charme de Malavita&amp;nbsp;: son humour foutraque et déjanté. Mais malheureusement, le rythme et les rebondissements toujours plus improbables se succèdent faiblardement. Il y a bien sûr le plaisir des retrouvailles, de voir les enfants Bl… Pardon Wayne prendre leur envol, de voir Maggie jouer aux femmes indépendantes, Fred découvrir la lecture et ses plaisirs. Et tout ce petit monde rattrapé par un atavisme plus fort que la peur d’être démasqué.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Bref, pas de coup de folie mais un bon moment&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #99cc00;&quot;&gt;Tonino Benacquista, Malavita&amp;nbsp;: encore, Gallimard, 2008-05-27&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>La douceur des hommes</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/06/24/la-douceur-des-hommes.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Tue, 24 Jun 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un retour en douceur avec une note de lecture que j'avais gardé sous le coude.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/41/68/30/format-poche/la-douceur-des-hommes.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Toute ma vie, j’ai aimé, bu, mangé, fumé, ri, dormi, lu. De l’avoir si bien fait, on m’a blâmée de l’avoir trop fait. Je me suis bagarrée avec les hommes pendant plus de soixante ans. Je les ai aimés, épousés, maudits, délaissés. Je les ai adorés et détestés, mais jamais je n’ai pu m’en passer… La chaleur des hommes qui m’a si bien enveloppée, ne fait que me rendre plus odieux ce grand froid qui avance.&amp;nbsp;»&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Rien de mieux que cet extrait maintes fois repris pour résumer ce court premier roman de Simonetta Greggio. On suit pendant 153 p. une jeune femme qui part sur les traces de l’histoire de Fosca, la vieille dame indigne qui l’a adoptée, un soir à Venise. Fosca qui l’a initiée à la vie et à ses plaisirs, qui a répondu à son besoin de tendresse et d’amitié, si nécessaires à l’être humain. Fosca à la vie si bien remplie par l’amour. Car La douceur des hommes est avant tout un roman qui parle d’amour, de désir, de rencontre des corps, de découverte de soi&amp;nbsp;: Fosca a appris à se connaître, à se donner à ceux qu’elle a aimé. La douceur des hommes est aussi une douceur et une douleur de vivre. On découvrant Fosca, en la suivant, il vient comme une envie de vivre comme elle a vécu. Entièrement.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mais malgré le plaisir que j’ai eu à la lecture de ce roman, une chose m’a gêné&amp;nbsp;: sa banalité. Je m’explique&amp;nbsp;: Fosca parle beaucoup au fil de ces pages. Elle parle beaucoup et énonce sous une forme parfois choquante, parfois poétique, parfois touchante des choses que nous savons sur l’amour, la souffrance, l’amitié, le bonheur. Ces propos donnent des moments de lecture intenses, mais font de Fosca un personnage assez monolithique&amp;nbsp;: celui de la vieille dame porteuse de la Sagesse et de la Vérité. Cela encore passerais sans peine grâce à la plume de Simonetta Greggio. Mais le mystère soigneusement entretenu jusqu’à la fin autour de ce Samuel dont Fosca refuse de parler n’abouti finalement qu’à la plus banale des histoires. Je n’en révèle pas plus, sinon que cette chute m’a déçue, même si ce sont les histoires les plus communes qui provoquent les plus grandes souffrances. Quand aux malheurs de la narratrice, je ne suis pas parvenue du tout à compatir&amp;nbsp;: aucune empathie ni identification&amp;nbsp;! Les aventures de Constance ont donné pour moi des moments de creux.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Bref, une jolie lecture, portée par le style agréable de l’auteur, mais une lecture sans passion.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Quelques extraits pour la route&amp;nbsp;:&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp; Aimez-les, vos amis, vos amours, aimez-les de toutes vos forces, mettez-y tout ce qu’il y a de plus beau en vous.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et les avis de &lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2007/05/simonetta-greggio-la-douceur-des-hommes.html&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://insatiable-lectrice.over-blog.com/article-19393422.html&quot;&gt;Anne&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://www.amandameyre.com/archive/2008/04/14/la-douceur-des-hommes-%E2%80%93-simonetta-greggio.html&quot;&gt;Amanda&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://moncoinlecture.over-blog.com/article-15943794.html&quot;&gt;Karine&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://lireetecrire.over-blog.fr/article-14906301.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Emeraude&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://krolinh-lectures.blogspot.com/2008/01/la-douceur-des-hommes-greggio-simonetta.html&quot;&gt;Caro[line]&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://blogclarabel.canalblog.com/archives/2007/02/14/4006200.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Clarabel&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://cathulu.canalblog.com/archives/2007/03/11/index.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cathulu&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://www.leslecturesdeflorinette.com/article-5773408.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Florinette&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;,&lt;/span&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2008/03/27/road-trip-en-italie.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Fashion&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;, &lt;a href=&quot;http://bladelire.canalblog.com/archives/2008/02/20/7935686.html&quot;&gt;Bladelor&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #99cc00;&quot;&gt;Simonetta Greggio, La douceur des hommes, Livre de Poche, 2007, 153 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Battement d'aile</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/05/27/battement-d-aile.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Tue, 27 May 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://medias.fluctuat.net/livres/35/3512-medium.jpg&quot; /&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Quelque part sur la côte de Sardaigne, une maison surplombe la mer. Elle appartient à Madame, dernier rempart au bétonnage touristique. Car Madame refuse de vendre. Et en plus de refuser de vendre, elle est étrange, décalée dans ses robes coupées dans de vieux tissus, férue de magie, solitaire malgré ses amants et ses amis. Elle dérange et bouscule tout le monde sauf la narratrice, adolescente de 14 ans qui va raconter l’étrange histoire de cette femme dans les pages de son journal.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ce n’est un secret pour personne que j’avais beaucoup aimé Mal de pierre. Aussi, c’est avec impatience et un brin d’inquiétude que j’attendais de lire ce second opus de Milena Agus.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Inquiétude en partie justifiée, et impatience de même&amp;nbsp;! Je m’explique. On retrouve bien dans ces pages le style de Milena Agus, sa manière très sensuelle d’écrire qui donne l’impression d’être soi-même dans le maquis, d’en sentir les odeurs, de sentir la brûlure du soleil et d’entendre les vagues se brisé sur la grève. On y trouve aussi de l’humour, du piquant et des situations drôles et atypiques. Cela, je l’ai apprécié.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;J’ai apprécié aussi ces personnages aux marges. Milena Agus a un don pour faire apparaître ces fêlés ordinaires que l’on regarde d’un sale œil parce qu’ils ne font rien comme les autres. Ceux qu’on taxe si vite de fous alors que ce qu’ils expriment est leur souffrance et leur volonté de vivre leur vie comme ils le veulent.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Je ne peux pas en dire autant du récit en lui-même. Bien sûr on s’attache à Madame, à sa souffrance de femme. On s’attache au grand-père, à la narratrice et à sa folle famille, aux autres voisins. On s’attache même un peu aux promoteurs immobiliers. Mais on se perd dans les méandres de la folie de Madame. On se lasse un peu de ses lubies et des ses trouvailles. On se lasse un peu parce qu’on a l’impression de rester en surface tout du long.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Restent la folie douce, la ferrarina, la poésie et un beau portrait de femme.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L'avis de &lt;a href=&quot;http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-16832641.html&quot;&gt;Papillon&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://journal-d-une-lectrice.over-blog.net/article-16832641.html&quot;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #99cc00; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Milena Agus, Battement d’ailes, Liana Levi, 2008,153 p.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Des étoiles plein la cuisine</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/04/28/des-étoiles-plein-la-cuisine.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Mon, 28 Apr 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://image.evene.fr/img/article/337_couv.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Un jour de trop dans le monde sans pitié de la grande cuisine et Gaspard Coimbra, trois étoiles, le titre de meilleur chef du monde dans la poche plaque tout pour se retrouver en bout de course au cœur de la garrigue provençale. Une occasion de recommencer à vivre, et de rencontrer, enfin, le grand amour.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Etoile est une jolie nouvelle. On suit avec attention la trajectoire de cet homme qui a perdu le sens de sa vie et de sa cuisine en trouvant la gloire, en épousant une femme riche et splendide et en cuisinant pour les plus grands et les plus riches. On le regarde sombrer avec inquiétude, et remonter la pente avec plaisir. Avec un plaisir d’autant plus grand et gourmand qu’en réapprenant à vivre, Gaspard retrouve le bonheur de cuisiner&amp;nbsp;! Dans la lumière et les odeurs foisonnantes de la Provence commence alors un ballet étourdissant de fruits, de légumes, d’herbes aromatiques et d’ingrédient sublimés en toute simplicité par un homme amoureux. Alors bien sûr, il y a les clichés de la chute et du renouveau au cœur de la nature, du coup de foudre, de l’huile d’olive et de la lavande. Mais ça se lit sans faim, comme on grignote une gourmandise, en terminant par le joli carnet d’aquarelle à la fin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Merci à &lt;a href=&quot;http://lectures-de-stephanie.blogspot.com/2008/04/simonetta-greggio-etoiles.html&quot;&gt;Stéphanie&lt;/a&gt; pour ce prêt&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #99cc00;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 8pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Simonetta Greggio, Etoiles, Flammarion, 2006, 143 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>L'art de la joie</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/04/22/l-art-de-la-joie.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Tue, 22 Apr 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.comme-un-roman.com/auteur/goliarda-sapienza/art-de-la-joie-300.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Modesta naît le premier janvier 1900 dans un petit village de Sicile. Enfant d’une mère pauvre, seule et frustre, rien ne la destine à devenir une princesse. Ni la femme instruite, libre, indépendante et farouche qui va peu à peu s’affirmer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;A lire ce court résumé, on aurait presque l’impression de se trouver devant un conte de fée. Ou comment la jeune fille méritante rencontre le prince charmant qui l’arrache à sa pauvre masure. Mais Modesta n’est certainement pas une jeune fille méritante. Ou plutôt une jeune fille soumise à son destin, docile et attendant un époux pour quitter un état de dépendance pour un autre. C’est un personnage riche, dense, qui va traverser les pires années de 20&lt;sup&gt;e&lt;/sup&gt; siècle avec une force de vie profonde.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Dès son enfance, son adolescence, Modesta affirme un caractère hors du commun, seul capable de lui permettre de résister au pire. Car dès le départ le pire lui est promis malgré son intelligence vive, sa sensualité déjà vivante&amp;nbsp;: fille d’une pauvresse et de père inconnu, sœur d’une trisomique quand cela est encore considéré comme une punition de Dieu. Comment s’étonner dès lors qu’elle ne recule devant rien pour gagner sa liberté&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est cette liberté qui est finalement le thème et le personnage principal de ce roman fleuve de 800 p. La conquête quotidienne de la liberté contre les autres, et surtout contre soi.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;En un éclair, je compris ce qu’était ce qu’on appelle le destin&amp;nbsp;: une volonté inconsciente de poursuivre ce que pendant des années on nous a insinué, imposé, répété être le seul juste chemin à suivre.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Pour elle, ce destin aurait du être celui d’une femme pauvre, d’une épouse soumise, d’une mère forcément aimante, ou d’une religieuse. Tout ce vers quoi la renvoyaient les hommes, certes, mais surtout les femmes, le rempart le plus sûr du conformisme social, les bourreaux les plus convaincus de leurs propres soeurs.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Ce n’est pas le seul conformisme, contre lequel se bat Modesta. On peut dire de ce personnage qu’il est la quintessence des convictions de Goliarda Sapienza&amp;nbsp;: petite-fille de syndicalistes, née d’un père chef de fil du socialisme sicilien et d’une mère première femme à diriger la Chambre du travail de Turin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Autour de Modesta/Liberté gravitent une galerie de personnages qui représentent tous un état de la société, ou un idéal. De Tuzzu le paysan à Carlo le médecin communiste en passant par Nina l’anarchiste et Joyce l’intellectuelle, on voit se dessiner en filigrane du récit des modes de vie opposés, des idéaux et des idéologies que la jeune femme va apprendre à connaître, accepter ou fuir, en tout cas toujours critiquer avec une lucidité parfois douloureuse.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Mais l’amour n’est pas absolu et pas davantage éternel, et il n’y a pas seulement de l’amour entre un homme et une femme, éventuellement consacré. On peut aimer un homme, une femme, un arbre, et peut-être même un âne, comme le dit Shakespeare. Le mal réside dans les mots que la tradition a voulu absolus, dans les significations dénaturées que les mots continuent à revêtir. Le Mot amour mentait, exactement comme le mot mort. Beaucoup de mots mentaient. Ils mentaient presque tous. Voilà ce que je devais faire&amp;nbsp;: étudier les mots exactement comme on étudie las plantes, les animaux… Et puis, les nettoyer de la moisissure, les délivrer des incrustations des siècles de tradition, en inventer de nouveaux, et surtout écarter pour ne plus m’en servir, ceux que l’usage quotidien emploie avec le plus de fréquence, les plus pourris, comme&amp;nbsp;: sublime, devoir, tradition, abnégation, humilité, âme, pudeur, cœur, héroïsme, sentiment, piété, sacrifice, résignation.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Telle va être la règle que Modesta va appliquer tout au long de sa longue vie, quelque soit le prix à payer pour cela.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Ne jamais refuser de voir les côtés désagréables de la vie&amp;nbsp;; quand on ne la connaît pas, la réalité leur fait prendre des proportions gigantesques dans l’imagination, les transformant en cauchemars incontrôlables.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;A travers ce personnage hors du commun, Goliarda Sapienza aborde bien des thèmes peu usités&amp;nbsp;dont le moindre n’est pas la sexualité féminine. Dès son enfance, Modesta est ce démon que combat l’Eglise, cette hystérique traitée par la psychanalyse des débuts. Une femme profondément sensuelle, qui apprend à être à l’écoute de son corps et de ses désirs, que ces désirs la portent vers un homme ou une femme. Goliarda Sapienza analyse ces désirs, analyse la sexualité et la culpabilité dont elle a été empreinte et livre à ses lecteurs des lignes d’une pertinence qui laisse rêveur.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;La vérité, c’est que quand tu trouves la femme ou l’homme qu’il te faut, alors il faut absolument arriver à s’entendre. Le corps est un instrument délicat, plus qu’une guitare, et plu tu l’étudies et plus tu l’accordes à l’autre, plus le son devient parfait et fort le plaisir.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Une pertinence que l’on retrouve quand elle aborde des thèmes comme l’éducation des enfants, la politique, la religion, l’économie même. Une pertinence qu’elle acquiert sans doute en portant le même regard sur tout ses personnages, quelques soient leurs choix et leur sexe. Et en faisant de Modesta un personnage qui réfléchit. Important quand on y pense non&amp;nbsp;? Cette femme ne se contente pas d’accepter comme parole d’évangile ce qu’on lui dit, ce qu’elle lit. Elle l’analyse au regard de ses propres aspirations, et n’utilise que ce qui lui est utile, refusant toute aliénation et surtout, celle de la pensée et des idéaux. Il lui arrive de se tromper bien sûr, d’adhérer puis de quitter, mais ce n’est finalement qu’une manière de construire un système de pensée cohérent, son système de pensée. Un art de vivre précieux, je dirais même un objectif à atteindre.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Après ce long bavardage sur le fond du roman quid de la forme&amp;nbsp;? Non, je vais tout de même essayer de l’aborder, même brièvement&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’art de la joie et un roman fleuve, dense, débordant de vie, mais parfois confus. La faute à l’usage de la langue que fait Goliarda Sapienza sans doute. Elle n’hésite pas à mêler langue classique et dialectes siciliens ou romains, langage médical et populaire&amp;nbsp;! Et surtout, elle heurte les temporalités&amp;nbsp;: de longues pages sur un court instant, de longues périodes décrites en quelques lignes. Un moyen de rendre la psyché de Modesta sans doute, mais qui rend de temps en temps difficile la compréhension du récit. J’ai d’ailleurs eu du mal à rentrer dans cette lecture, au point d’avoir manqué de refermer le roman au bout de quelques pages. Je suis heureuse d’avoir persisté. Modesta n’est pas un personnage que l’on oublie facilement. Et elle donne une formidable leçon de vie.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;«&amp;nbsp;Le soleil levant m’envahit le cerveau, serein, comme libéré d’un poids d’angoisse qui depuis des mois et des mois me faisait tressaillir à la moindre ombre, au moindre bruit, et un calme jamais éprouvé m’envahit. J’ai envie de sortir, de courir dans ce soleil joyeux qui répète&amp;nbsp;: tu es libre. Douceur de ne plus attendre, de ne plus dépendre d’une autre volonté. Personne ne m’enlèvera plus cette douceur, Mattia.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Je n’ai pas tremblé comme je le craignais, et maintenant je sais la raison de ma sérénité devant Pietro mort, devant la maladie de Prando. Ce n’est pas de l’indifférence, un émoussement des sens dû aux années comme je l’avais soupçonné. C’est la pleine possession de mes émotions et la connaissance suprême de chaque instant précieux que la vie nous offre en prime si on a fermeté et courage.&amp;nbsp;»&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;L’avis de &lt;a href=&quot;http://sylvie-lectures.blogspot.com/2008/02/lart-de-la-joie-goliarda-sapienza.html&quot;&gt;Sylvie&lt;/a&gt; qui donne en prime un grand nombre de liens&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://www.babelio.com/&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.babelio.com/images/ico_critique.jpg&quot; alt=&quot;livres, critiques citations et bibliothèques en ligne sur Babelio.com&quot; title=&quot;livre critiqué dans le cadre du programme Masse Critique&quot; /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Dans ma cuisine il y a deux amants</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/03/11/dans-ma-cuisine-il-y-a-deux-amants.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Tue, 11 Mar 2008 15:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;160&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/56/81/01/Couvertures/9782742768653.jpg&quot; alt=&quot;9782742768653.jpg&quot; height=&quot;258&quot; /&gt;Nana a deux amants. Elle est aussi friande de leurs baisers que de leurs bons petits plats. Et lorsque les deux hommes se rendent compte qu’ils sont non seulement voisins de palier mais rivaux, ils vont rivaliser de talent pour gagner sa préférence.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;17 chapitres, 17 rebondissements, 17 menus. Autant de petits bonheurs où l’on voit deux hommes s’affronter de manière originale pour les beaux yeux d’une femme. Et quelle femme&amp;nbsp;: Nana est sensuelle, capricieuse, intrigante dans tous les sens du terme, intelligente. Elle les mène en bateau du début à la fin de leurs relations, parvenant à retourner toutes leurs velléités de résistance et de rébellion à la situation insensée qu’elle leur fait vivre. Ils sont à la fois admirables de pugnacité, pitoyables de faiblesse et incroyablement bons cuisiniers. Parce que le fond de la chose est leur talent culinaire. Chaque rendez-vous amoureux est l’occasion de mitonner un repas de reine. Et chaque chapitre d’achève sur les recettes détaillées de ce qu’ils ont servi.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Agneau aux petits pois, artichauts à la mode de Constantinople, dolmas et feuilles de vigne ou de chou farcis, keftedes, moussaka, aubergines confites dans du vinaigre, purée de sésame, poulpe au vin, soupe de poulet…. Autant de plats traditionnels grecs qui font saliver. Ca sent les oignons, les épices, les aubergines et les courgettes. On voit les petits morceaux de viande et de légume s’attendrir, se colorer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;S’y ajoute un marivaudage amoureux de bonne tenue qui à défaut de faire rire aux éclats fait franchement sourire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un sympathique petit roman qu’il va être difficile de positionner&amp;nbsp;: dans ma bibliothèque ou dans ma cuisine&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href=&quot;http://moustafette.canalblog.com/archives/2007/06/09/5235151.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Moustafette&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;n’a pas aimé,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://alivreouvert.over-blog.net/article-15974147.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Chimère&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;si !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Andréas Staïkos, Les liaisons culinaires, Babel, 2007, 145 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;/div&gt; 
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<title>&quot;Je n'ai que toi, toi qui ne m'as jamais connue et que j'ai toujours aimé&quot;</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/03/03/je-n-ai-que-toi-toi-qui-ne-m-as-jamais-connue-et-que-j-ai-t.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littératures d'Europe de l'Ouest</category>
<pubDate>Mon, 03 Mar 2008 15:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;img width=&quot;190&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/56/81/01/Couvertures/LectureYann062-StefanZweig-Amok.jpg&quot; alt=&quot;undefined&quot; height=&quot;300&quot; class=&quot;GcheTexte&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un écrivain reçoit un jour une lettre. La lettre d’une femme inconnue aux portes de la mort. La lettre d’une femme qui l’a aimé à la folie sans qu’il le sache.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cette nouvelle de Stephan Zweig est une petite merveille. On retrouve toujours le style de ce grand écrivain. Cette écriture pure, facile et en même temps riche et dense. Et il est difficile de ne pas se laisser toucher par le récit de cet amour à sens unique.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cette femme dont on ne connaîtra pas le nom est tombée amoureuse à l’âge de 13 ans de son voisin. Pendant des années, elle a guetté ses faits et gestes, grappillé des miettes d’attention, incolore et inodore comme une adolescente peut l’être. Puis elle a perdu son honneur avec cet homme, trouvant le bonheur dans les quelques nuits offertes, alors même qu’il ne la reconnaissait pas. Trouvant son bonheur dans l’enfant conçu au cours d’une de ces nuits. Puis dans les regards échangés par l’écrivain et la courtisane qu’elle était devenue.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le drame de cette femme, c’est l’amour le plus fort face à l’indifférence, la passion face à l’inconstance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est un amour loin du romantisme, obsessionnel, pathologique, destructeur dans tous les cas. Un amour tenu secret toute une vie et révélé en une longue confession qui fait frissonner. Que l’on puisse aimer à ce point, avec cette pureté, cette sensualité, cette intensité effraye et fascine à la fois. On sent toute la tension qui habitait cette femme enfin libérée par les mots qu’elle écrit, toute la souffrance.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est beau, c’est fort. C’est sans aucun doute incontournable.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Lu dans le cadre du challenge Fashion’s Klassik. Plus que 3 pavés mes amis&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Stephan Zweig, Lettre d’une inconnue, in Amok, Le livre de poche, 2007, 187 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; 
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