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<title>Le Terrier de Chiffonnette - litterature-pour-adolescents</title>
<description>Le Terrier de Chiffonnette</description>
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<lastBuildDate>Fri, 01 Jan 2010 17:36:35 +0100</lastBuildDate>
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<title>N°6 - Atsuko Asano</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Tue, 22 Dec 2009 07:33:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;137&quot; src=&quot;http://www.decitre.fr/gi/45/9782268063645FS.gif&quot; height=&quot;185&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N°6 est une ville où tout et chacun est à sa place et où les enfants aux capacités remarquables, comme Aster, sont éduqués pour former l'élite quelque soit leur origine. Mais à N°6, il ne suffit pas d'être surdoué pour être choyé, il faut aussi être un bon citoyen. Et un bon citoyen, Aster cesse de l'être la nuit où il vient en aide à un adolescent en fuite, Le Rat. Puni pour son acte d'incivilité, Aster est exclu de son école et doit quitter son existence protégée. Quatre ans plus tard, il est témoin de deux morts suspectes dues à une mystérieuse maladie. Pris pour bouc émissaire par la police de N°6, il est contraint à la fuite. C'est le moment que choisit Le Rat pour refaire surface et le secourir à son tour. Pour Aster, c'est la chute dans un univers inconnu et effrayant où tous repères et toutes certitudes sont balayés.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N°6 n'a rien de particulier, rien d'original. Oui, vous avez bien lu. Et pourtant, pourtant, à peine le premier tome terminé, vient une envie irrépressible de se jeter sur le tome 2 pour connaître la suite de l'histoire qui en compte 6. Le pire c'est qu'il n'est même pas possible de gémir que c'est trop injuste, que c'est encore une série à rallonge, le premier tome se lit en 2 heures et la suite sera sans doute aussi rapide à avaler! C'est qu'Atsuko Asano est diablement efficace! C'est court, mais dense! Dans ce premier tome, elle installe presque tranquillement cadre et personnages mais sans oublier d'instiller mystère, angoisse et interrogations. Qui est Le Rat par exemple? Et pourquoi est-il poursuivi par la police? Quel est ce mystérieux extérieur où sont relegués les parias? Qu'est-ce dont que N°6? La ville parfaite ou une prison dont es habitants ne sont pas conscients? Pour un lecteur averti, la trame se dessine et on se doute des chemins que vont prendre l'intrigue. Mais en même temps, l'auteur sait parfaitement jouer d'effets de surprise et on se demande de quelle manière elle va poursuivre son histoire!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est en tout cas une dystopie qui joue parfaitement sur les thème de la société parfaite, du contrôle écologique, de la soumission à l'autorité et de l'éducation&amp;nbsp;tout en installant un suspense plutôt prenant. Il y a l'émergence de la maladie, la fuite d'Aster, mais il y a aussi toute une réflexion sur l'utilitarisme, notamment à travers l'éducation à laquelle est soumis Aster, spécialisées, centrée sur les besoins de la ville et de la société (sciences, ingénierie,...) confrontée à l'éducation du Rat dont la tanière contient un mur de livre assez impressionnant. Humanités contre science, la bataille s'amorce dans le premier tome et promet des moments intéressants dans les tomes suivants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Asano, Atsuko, N°6, Rocher jeunesse, 2007, 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le réveil des dieux - Fabrice Colin</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Sun, 20 Dec 2009 07:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.phenixweb.net/IMG/jpg/le_reveil_des_dieux.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Au soir du 23 mars 1888, soit douze ans jour pour jour après l'invasion du Japon par l'armée de sa Majesté britannique, un cataclysme d'une ampleur inimaginable s'abat en quelques secondes sur la cité de Tokyo. Cette nuit-là, six mille habitants périssent engloutis. Ils auraient pu être dix millions. Voici l'histoire du jeune garçon grâce à qui le pire a été évité. Il avait trois jours pour retrouver son père : trois jours pour comprendre le monde et faire la paix avec son enfance. En vérité, il allait sauver la ville. Son nom était Errol Steel.&quot;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Uchronie de fantasy (enfin selon moi du moins, d'autres diraient que ça flirte avec le steampunk... ou avec encore d'autres trucs obscurs), Japon, kamis, sauvetage in extremis du monde (enfin, de Tokyo, mais nous arrêtons-nous à ce genre de détail?), ce roman de Fabrice Colin avait tout pour me plaire. C'est donc avec un certain enthousiasme et des attentes dues à ma bonne opinion de ce monsieur que je me suis lancée dans la lecture des aventures d'Errol Steel.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Résultat? Et bien, le moins qu'on puisse dire c'est que Fabrice Colin surfe sur la vague japonisante mais avec un talent certain: le Tokyo de 1888, qui devrait être celui de l'ère Meiji est un mélange entre Japon traditionnel, colonie britannique, technologies inhabituelles et magie. On y trouve pêle-mêle des anté-mages, hommes dont les capacités ont été modifiées par l'antelium, un mystérieux métal, des trams, des engins volants, des automates plus que perfectionnés, des sorciers, des esprits et j'en oublie. Le tout donne un univers qui sans être d'une folle originalité, éveille l'intérêt et donne envie de creuser l'envers d'un décor parfait pour les aventures de ce jeune anglais dont le destin est de sauver Tokyo des menées d'un complot qui réunit aussi bien des anglais que des japonais. C'est d'ailleurs là qu'intervient mon bémol quand au roman: le principe de départ est intéressant. Ce n'est pas un japonais qui est destiné à sauver Tokyo, mais un jeune anglais qui ne parle quasi pas un mot de japonais. Errol ne fait pas partie, à priori des gentils dans un histoire qui veut aussi amener ses lecteurs à réflechir sur la colonisation et la résistance à la colonisation, la manipulation politique et quelques autres choses. Or, alors qu'il est le fils de l'ennemi, c'est lui qui est choisit. Et qui va en quelque sorte, en se battant avec des japonais pour sauver la ville , devenir le produit de la cohabitation de deux cultures. Amenant par la même occasion des japonais plutôt enclins à se battre contre tout ce qui britannique à revoir leur position. Tolérance donc et critique de la colonisation. Mais la manière d'amener la chose est un peu tirée par les cheveux. S'ajoute à cela des rebondissements qui peuvent parfois paraître un brin artificiels et un rythme un peu hâché. Dommage.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ceci étant dit, Le réveil des dieux est un roman qui se lit d'une traite, prenant et agréable à lire avec un beau panel de personnages plutôt bien croqués, de relations familiales et amicales complexes! Il plaira sans aucun doute aux ados! Pour ma part, malgré une légère déception, j'ai passé un bon moment! C'est du bon roman d'aventure!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Colin, Fabrice, Le réveil des dieux, Hachette, 2006, 3.5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Felicidad - Jean Molla</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2009/12/06/felicidad-jean-molla.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Thu, 10 Dec 2009 20:58:28 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.festivaldulivre.com/images/livres/fiche/felicidad.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&quot;Pour tous les Citoyens de Grande Europe, le bonheur est un droit et un devoir. Il est garant d'une société harmonieuse et policée. A la demande du ministre de la Sûreté intérieure, le lieutenant Alexis Dekcked enquête sur une affaire de la plus haute importance. Des parumains, conçus pour servir les humains se sont révoltés et se sont enfuis dans les enclaves de Felicidad. Leur disparition est-elle liée au meurtre de leur créateur, Choelcher, le généticien génial ? Pourquoi le ministre du Bonheur obligatoire est-il sauvagement assassiné ? Dekcked peut-il avoir confiance en Majhina, la belle parumaine dont il est amoureux ? Son enquête va le conduire à des vérités qu'il n'aurait jamais dû mettre au jour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Hommage à Blade Runner le nouveau roman de Jean Molla allie suspense et action. Entre polar et science-fiction, une histoire menée à un rythme haletant. Lecteur, ne vous laissez pas manipuler !&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;J'avoue avoir d'abord lorgné la quatrième de couverture d'un air méfiant. L'hommage à Blade Runner me semblait un brin appuyé. Et puis d'abord, Blade Runner n'a pas besoin d'hommage, non mais! Ce chef d'oeuvre de Philip K. Dick se suffit à lui -même! Et puis de toute mani_re, le polar ça n'est pas mon truc. Enfin ça, c'est ce que je pensais avant d'ouvrir un peu à mon corps défendant le roman de Jean Molla. Que dire... J'ai été embarquée! Parce que c'est effectivement un hommage&amp;nbsp;réussi au merveilleux Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques? rebaptisé Blade Runner. Et que c'est par-dessus le marché un excellent roman.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Felicidad, la cité parfaite, celle où les citoyens sont heureux, parce que le bonheur est obligatoire et que l'on obtient tout ce que l'on veut... Enfin presque. Parce que comme toute cité idéale, Felicidad se contente de masquer ses failles, de reléguer aux marges ceux que le bonheur a abandonné en route. Cadre du roman, la ville est presque un personnage à elle toute seule. On l'explore sur les traces de Dekcked, naviguant dans ses ruelles, ses bars, ses terrains vagues, dans les zones réservées et au dehors. Dans ce décor glaçant se dessine petit à petit une société non moins glaçante. Le bonheur obligatoire... Éradiquer les conflits et les actes de violence ou&amp;nbsp;de rébellion par une surveillance totale, répondre aux moindres besoins des privilégiés, remplacer les hommes et les femmes par des organismes génétiquements modifiés dans les tâches difficiles en en mésestimant les conséquences? Une société peut-elle atteindre au bonheur en suivant ce chemin? Sans doute non. En tout cas c'est ce que Jean Molla dit à son lecteur en racontant l'enquête de Dekcked sur ces Parumains en révolte. C'est un beau personnage, presque aussi beau que le Deckard de Dick avec son côté un brin bad boy et son amour interdit pour Majhina. Même s'il est au service du pouvoir, il est aux marges et navigue entre deux mondes qu'il connaît aussi bien l'un que l'autre, ne trouvant pas vraiment sa place. Son parcours permet une réflexion assez approfondie sur le concept d'humanité et les conséquences sociales, économiques, politiques et humaines des manipulations génétiques en même temps que sur la quête d'une société idéale, la propagande, et la responsabilité de chaque individu. A la fois manipulé et manipulateur, traqué et traqueur, il est contraint d'abandonner une vie somme toute confortable pour une lutte à laquelle il n'a pas cherché à participer. J'ai apprécié de ne pas avoir affaire à un héros sans peur et sans reproche! D'ailleurs, on ne peut pas dire que les personnages soient follement sympathique entre ministres véreux, parrains de la mafia et chercheur en génétique pour qui la fin justifie les moyens. Ils vont parfaitement avec Felicidad!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;Avec tout ça, l'intrigue est rondement menée, l'hommage ne frôle à aucun moment la réécriture, le suspense est au rendez-vous et Molla excelle dans les intrigues politico-économiques qui forment le noeud de son récit. Tous les ingrédients sont réunis pour faire passer aux adultes comme aux adolescents un très, très bon moment de lecture. Qui devrait pousser à découvrir l'oeuvre de Dick! Heureux mortels qui allez tourner en bourrique grâce au maître!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://chroniques-d-isil.over-blog.com/article-26337460.html&quot;&gt;Isil&lt;/a&gt; a aimé, &lt;a href=&quot;http://mesimaginaires.over-blog.com/article-18870339.html&quot;&gt;SBM&lt;/a&gt; aussi, on en parle sur &lt;a href=&quot;http://www.noosfere.org/icarus/livres/Niourf.asp?numlivre=2146567807&quot;&gt;Noosfère&lt;/a&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: tahoma, arial, helvetica, sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 10pt;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Molla, Jean, Felcidad, Scripto, Gallimard, 2005, 5/5&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: comic sans ms,sans-serif;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Genesis - Bernard Beckett</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Tue, 01 Dec 2009 07:18:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://4.bp.blogspot.com/_-05ycLiRRas/SuyHUkf3CGI/AAAAAAAAGt4/VLgAwXzZ-tE/s400/Genesis+couv.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour Anximandre, c’est le grand jour. Après trois années de préparation avec son tuteur Périclès, elle passe l’examen d’entrée à l’Académie, l’institution qui décide des destinées du monde dans lequel elle vit. Cinq longues heures d’un entretien plein de surprise l’attendent.&lt;br /&gt; &amp;nbsp;&lt;br /&gt; En voilà une surprise ! Au départ on fait la grimace : des dialogues, un univers science-fiction qui paraît ma foi fort traditionnel avec une héroïne adolescente. Et puis soudain, tout dérape. De questions en réponses, Bernard Beckett dresse le portrait d‘un monde qui a survécu à une sorte d’apocalypse : guerres, épidémies ont décimé la population terrestre, le seul bout de terre demeurant préservé étant l’île de ………….. Protégée par sa grande barrière maritime. Sur cette île où les grands principes de Platon ont été appliqués à l’organisation sociale, tout étranger abordant est considéré comme une menace immédiatement supprimée, l »’individu est nié au profit de la communauté et chacun vit selon la destinée que sa naissance lui a promis. Mais dans ce monde où tout est soigneusement contrôlé, un grain de sable va venir gripper les rouages. Adam, un soldat, va faire le choix de la révolte. Sa condamnation, participer au développement d’Art, une Intelligence Artificielle.&lt;br /&gt; Quelques années ou siècles plus tard, Anaximandre raconte à ses examinateurs la vie d’Adam et les événements qui ont mené au Grand Dilemme, la fin de la société issue de la grande catastrophe.&lt;br /&gt; Le choix du dialogue, du jeu de questions et réponses entre le candidat et son jury permet d’amener petit à petit les choses d’abord en jouant sur la tension inhérente à la situation d’examen, puis, petit à petit, par le récit des jours passés. Au fil des heures, on voit Anaximandre développer ses idées, perdre toute réserve, s’enthousiasmer et dévoiler de plus en plus d’elle-même. Beaucoup de philosophie dans tout cela : il est question de la définition de l’humain, de l’âme, de la désobéissance, des systèmes politiques t sociaux, de l’histoire, etc. Ce qui est le plus intéressant est de voir les conséquences pratiques de l’application de certaines idées.&lt;br /&gt; Tout cela donne au final un roman au fond dense, développant une multitude d’idées et plein de suspense. C’est une introduction parfaite à la philosophie, une piqûre de rappel bienvenue aussi pour les plus grands. Sans doute un brin difficile pour les ados qui n’auraient aucune notion de philo, mais ils devraient pouvoir y trouver leur compte aussi, l’identification à Anaximandre fonctionnant fort bien. Il n’y a certes rien de bien nouveau dans ce roman, mais il est très bien troussé et vient complété parfaitement l’existence des classiques du genre comme La planète des singes ou Asimov pour ne citer que ceux-là.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et pour la petite histoire, j'aime beaucoup la couverture française, là, c'est dit!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avis de &lt;a href=&quot;http://www.cuneipage.com/archive/2009/10/28/genesis-bernard-beckett.html&quot;&gt;Cuné&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Beckett, Bernard, Genesis, Gallimard jeunesse, 2009, 4/5&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>La face cachée de Margot</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<pubDate>Mon, 23 Nov 2009 07:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/media/02/01/1702430794.jpg&quot; id=&quot;media-2110769&quot; alt=&quot;39251.jpg&quot; style=&quot;border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis l’enfance, Quentin aime Margot. Margot sa jolie voisine. Mais au fil du temps leurs relations se sont distendues. Margot est devenue flamboyante, populaire. Quentin s’est effacé. Jusqu’au soir où Margot vient frapper à sa fenêtre pour l’embarquer dans une de ces expéditions dont elle a le secret. Le lendemain, elle a disparu, semant derrière elle des indices que Quentin va désespérément essayer de remonter.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; On croit au départ à une banale histoire d’amitié amoureuse adolescente. Un de celles qui va explorer le milieu des lycées américains avec leurs joueurs de foot et leurs pom-pom girls, leurs ratés et leurs bals de fin d’année. Tout faux. Car rapidement le récit dérape, entre polar et quête initiatique sur fond de poésie, de folk et de jazz. L’histoire de Margot est celle d’une jeune fille qui fait face à tout ce que l’univers dans lequel elle vit a de factice et qui décide un beau jour de prendre la poudre d’escampette pour vivre mieux, plus intensément, sans se laisser prendre au piège de la famille, des amis, de l’université… Quentin lui est sans doute plus conventionnel : il y croit à tout ça, à l’avenir, à la fac, au mariage et pourquoi pas aux bébés. Tous les deux vont se découvrir progressivement, apprendre à se connaître derrière la façade de ce qu’ils croyaient savoir l’un sur l’autre. Raconté du point de vue de Quentin, La face cachée de Margot se révèle être un roman prenant malgré quelques longueurs, souvent drôle et en tout cas attachant en diable, comme ses héros qui grandissent tout d’un coup. L’intrigue prend des tours et des détours originaux pour aborder pléthore de questions fondamentales sur l’identité, la manière dont on peut assumer ce que l’on est face à la pression des parents et des amis, sur l’amour et ce que l’on sait de ce qu’on aime. La face cachée de Margot est une histoire qui raconte d’une jolie manière ce qu’il se passe quand on devient adulte : la perte de certaines certitudes, quelques souffrances au passage, et la certitude de pouvoir continuer à avancer. J’ai particulièrement apprécié la manière dont l’auteur aborde cette question, la perte des idéaux et des repères, la remise en question de ce qui semblait acquis. Le tout en introduisant quelques concepts assez fascinant comme celui des villes de papier qui scande le récit et en gardant une certaine fraîcheur dans le ton et un humour parfois décapant.&lt;br /&gt; Une jolie découverte qui me donne envie d’aller voir du côté du premier roman de l’auteur.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;John Green, La face cachée de Margot, Scripto, 2009, 3.5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Lombres - China Miéville</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2009/11/16/lombres.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Mon, 16 Nov 2009 10:26:26 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ricochet-jeunes.org/public/scans/36/39297.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il se passe des choses étranges dans la vie jusque là sans histoire de Zanna et Deeba. De gens&amp;nbsp;bizarres abordent Zanna, une fumée&amp;nbsp;épaisse&amp;nbsp;semble la traquer, les parapluies se mettent à bouger... Et tourner la roue d'une chaudière les fait basculer dans Lombres, la ville où vont s'échouer toutes les choses perdues ou cassées, objets ou êtres vivants. Un univers merveilleux, loufoque, effrayant parfois qu'un nuage doué de vie, Smog,&amp;nbsp;veut détruire. Une ville merveilleuse et loufoque qui attend la Schwazzy, celle qui pourra combattre le Somg... Mais les choses sont loin d'être aussi simples qu'elles le paraissent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On pense à beaucoup de chose au tout début de Lombres. On pense à Alice au pays des Merveilles, on pense au Neverwhere de Neil Gaiman par exemple. Il faut dire que c'est facile: Zanna et Deeba passent de l'autre côté du miroir pour ainsi dire, entrant dans un univers curieusement distordu, où la magie et les choses les plus étranges sont légion et qui est une image distordue du Londres humain! Mais petit à petit, China Miéville se démarque en créant un monde bien à lui et une histoire qui se révèle, somme toute, assez originale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Première chose à noter, Lombres est un roman pour adolescents publié par Le Diable Vauvert dans une collection adulte. Seule indice, la référence à la loi de 1949 et une citation de Wired sur la quatrième de couverture. Rien à dire à cela, c'est typiquement le genre de roman &quot;pour jeune adulte&quot; qui va plaire de 15 à 115 ans! Du moins si l'on est pas trop regardant sur le style un peu plat. C'est mon seul regret d'ailleurs. Je ne sais guère si cela est du à la traduction, à la volonté d'adopter un style d'écriture simple et facile, ou au style de l'auteur, mais j'ai trouvé que l'écriture ne servait pas suffisamment l'histoire racontée. Il y manque un petit brin de folie qui irait parfaitement avec les aventures de Zanna et Deeba. Et je n'ai pas toujours été convaincue par les jeux de mots et autres anagrammes qui rythment les pages. Ceci étant dit, si cela m'a chagrinée pendant quelques pages, j'ai bien vite mis mes réticences de côté pour partir avec enthousiasme à la découverte de Lombres!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;C'est qu'il est passionnant cet univers, délirant juste comme j'aime. Il est pourvu d'un Anti-Sol, un espèce de beignet dont le trou correspondrait au morceau qui s'est détaché et éclaire Londres, les girafes y sont des prédateurs, les fantômes tiennent registre, les mots peuvent y prendre vie... Quelque part, tout au long, China Miéville parle du pouvoir des mots et des histoires. Un de mes passages préféré se passe dans le royaume de M. Parroll, un despote qui créé des créatures à chaque mot qu'il prononce et qui les tient sous sa coupe puisqu'il leur donne sens. Avide de connaître de nouveaux mots pour obtenir de nouveaux sujets, il va perdre le contrôle de ses créations. Parce qu'on n'est jamais maître du sens des mots... J'ai aussi beaucoup aimé Obaday, le couturier qui habille ses clients avec des pages et des pages de romans! Et les bibiothécaires de l'extrême, qui risquent tout pour rapporter à leurs usagers les livres demandés et qui délivrent les livres... Allez savoir pourquoi, j'ai adoré ce concept! Et il y a le Smog, avide de tout brûler pour absorber avec la fumée tout le savoir du monde et devenir maître de tout! Il brûle le Smog, les gens, les maisons... Et par-dessus tout, il rêve de brûler le Puit Lettré. Tout le récit est sous-tendu par des inventions, des aventures qui soulignent l'importance et le rôle fondamental de la connaissance et des mots. D'ailleurs, j'en avait oublié le Grimoire, recueil de prophétie qui parle, qui recherche lui-même dans son index et qui se révèle chatouilleux et irascible!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rien qu'avec ça, il y avait la matière d'un roman attachants. Mais ce n'est pas tout ce que l'on trouve dans Lombres. China Miéville a aussi choisi de prendre le contre-pied de toutes les histoires d'élu et de prophétie qui sont légion depuis quelques années. Certes, Zanna est la Schwazzy, mais ce n'est pas l'héroïne de l'histoire. C'est Deeba qui va tout prendre en main, et notamment la destinée de Lombres. De déductions en déductions, elle comprend le terrible danger que court la ville et part à la rescousse de ses amis, devenant au fil de ses aventures la Pas-Schwazzy qui va quand même sauver le monde! Au grand dam du Grimoire qui va se rendre compte qu'il y a quelque chose qui cloche dans ses prophéties! J'ai adoré cette idée et le personnage de Deeba, pas toujours courageuse, parfois un peu pleurnicharde, mais fermement décidée à tout faire pour sauver Lombres malgré la bande bizarre qui lui colle aux basques. Être une héroïne aidée d'un demi-fantôme, de quelques mots incarnés et d'un aventurier pour le moins volatile n'est pas une sinécure!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On peut&amp;nbsp;aussi lire Lombres comme un roman écologique. Tout le monde admettra que c'est facile: une anti-ville où vont s'échouer tous les objets cassés et abimés, lesquels servent de nouveau comme matériel de construction par exemple, ou deviennent étrangement vivants! Quand au Smog, le grand méchant de toute cette histoire, il est composé de toutes les émanations toxiques de notre monde: gaz d'échappement, fumées d'usines... Et avide d'étouffer Lombres après avoir échoué à prendre le pouvoir à Londres au 19e siècle. C'est un ennemi terrifiant: rampant, rusé, et aidé par tous ceux qui voient un intérêt à s'allier avec lui et à produire toujours plus de fumée et de gaz sans se rendre compte qu'ils seront perdant à l'arrivée puisque le Smog ne se contrôle pas...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au final, Lombres est un roman qui malgré de petits défauts, attrape son lecteur et ne le relache qu'une fois arrivé au bout de son histoire! C'est souvent drôle, parfois effrayant, en tout cas intelligent et intéressant, riche d'idées,&amp;nbsp;et émaillé d'illustrations que j'ai personnellement trouvé réussies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour la petite histoire, c'est le premier roman pour la jeunesse de cet auteur qui a été primé plusieurs fois pour ses romans adultes. Que je vais bien entendu maintenant lorgner d'un oeil intéressé, pour ne pas dire concupiscent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Miéville, China, Lombres, Au Diable Vauvert, 2009, 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Thomas Drimm, La fin du monde tombe un jeudi - Didier Van Cauwelaert</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Fri, 23 Oct 2009 07:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://static.cozop.com/imgdepot2/3/9/e/00e19904f8bfb0e1dff8741119bff39e.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&quot;J'AI 13 ANS MOINS LE QUART&lt;br /&gt; ET JE SUIS LE SEUL&lt;br /&gt; A POUVOIR SAUVER LE MONDE&lt;br /&gt; SI JE VEUX.&quot;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Dans une société sous contrôle total où le jeu règne en maître, un ado se retrouve détenteur d'un secret terrifiant, qui déchaîne contre lui les forces du Mal... et celles du Bien.&lt;br /&gt; Tiraillé entre la femme de ses rêves et un vieux savant parano réincarné dans un ours en peluche, Thomas va découvrir, de pièges en rebondissements, l'exaltant et périlleux destin d'un super-héros à mi-temps.&lt;br /&gt; Course contre la montre et voyage initiatique, cette aventure de Thomas Drimm, au suspense haletant et à l'humour féroce, a tout pourt passionner les lecteurs de douze à cent douze ans.&quot;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Ou comment Thomas se retrouve à assassiner un vieux professeur bougon à l'aide de son cerf-volant, à abriter ledit professeur dans son ours en peluche et à patauger dans les ennuis.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;J'ai retrouvé dans ce premier tome des aventures de Thomas, les raisons pour lesquelles j'aime les littératures dites de l'imaginaire. Elles, plus que toute autres, permettent de parler de notre monde et de ses évolutions. Didier Van Cauwelaert ne se prive pas de ces possibilités. Le monde de Thomas est un véritable cauchemar: puce implantée dans le cerveau, contrôle et punition par déclassement social de toute transgression, pénalisation de tous les aspects de l'existence de la conception des enfants à la mort. Autant dire qu'on pense très fort aux puces RFID et à certains nombres d'événements. Ainsi qu'à nombre de classiques de la SF. &amp;nbsp;Ceci dit, si le fonds est riche de références et porteur de réflexion plus intéressantes les unes que les autres, il n'est en rien un obstacle au plaisir de la lecture: Thomas et le professeur sont des personnages attachants et leurs aventures s'enchaînent tambour battant, faisant penser à un feuilleton (ce que Thomas Drimm a été puisqu'il a été publié en épisodes sur téléphone portable cet été). Le premier est d'ailleurs un adolescents fort crédible dans ses petites crises et le second provoque quelques scènes pour le moins cocasses. Il faut dire qu'habiter le corps d'un vieil ours en peluche n'est pas de tout repos!&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-family: arial,helvetica,sans-serif;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Il est vrai que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cet univers et à me faire au style de Didier Van Cauwelaert, mais une fois installée dans le récit, la lecture a été facile et agréable. Certes les ficelles se voient parfois un peu mais il y a du potentiel chez Thomas Drimm, et des choses tout à fait intéressantes qui donnent envie de savoir ce qu'il va bien pouvoir se passer dans le tome 2. Après tout, maintenant que le décor est planté, la lutte entre le Bien et le Mal va sans doute déployer toute la complexité qu'on aperçoit par moment dans les décisions que doit prendre Thomas et les mystérieux Nox et Noctis. Rien de révolutionnaire donc, mais après tout, en est-il besoin? Thomas Drimm est un bon roman d'aventure, le récit du passage à l'âge adulte d'un adolescent confronté aux dérives d'un monde qui permet de réfléchir au notre.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;a href=&quot;http://celsmoon.over-blog.com/article-36736589.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Celsmoon&lt;/span&gt;&lt;/a&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;en parle,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://leiloona.canalblog.com/archives/2009/10/03/15293308.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Leiloona&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://lireouimaisquoi.over-blog.com/article-36845787.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Yueyin&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://milleetunepages.canalblog.com/archives/2009/10/02/15283758.html#comments&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Stephie&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://moncoinlecture.over-blog.com/article-thomas-drimm-1---didier-van-cauwelaert-37267271.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Karine:)&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://souslefeuillage.blogspot.com/2009/10/tome-1-thomas-drimm.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;&amp;nbsp;Lael&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;,&lt;/span&gt; &lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2009/10/05/404c3914cd681886a2539332bb09d8c7.html&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Fashion&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;...&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Merci à Paola, aux Editions Albin Michet et à Didier Van Cauwelaert pour sa gentille dédicace!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;/div&gt; &lt;div style=&quot;text-align: justify;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Van Cauwelaert, Thomas Drimm, La fin du monde tombe un jeudi, Albin Michel, 2009, 3.5/5&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;
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<title>A-Apocalypse</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2009/10/06/a-apocalypse.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Sun, 11 Oct 2009 07:02:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.actusf.com/spip/IMG/jpg/A-Apocalypse.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Moz joue de la musique depuis des années avec son meilleur ami, Zahler. Les choses vont brutalement changer le jour où sa route croise celle d'une guitare mythique et de Pearl, surdouée, musicienne et fermement décidée à monter un groupe avec les deux compères. Et son amie Minerva qui se remet d'une étrange maladie. Ensemble, ils parviennent à créer une atmosphère, une musique étrange qui entre en résonnance avec le monde qui tombe en ruine autour d'eux. Rats, vampires, chats et vers, la bataille pour la survie de l'espèce humaine a commencé.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y a déjà belle lurette, j'avais lu avec enthousiasme le &lt;a href=&quot;http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2007/04/03/aimez-vous-les-parasites.html&quot;&gt;V-Virus&lt;/a&gt; de Scott Westerfeld, une variation intéressante sur le thème du vampire. Or, V-Virus a eu une suite. Et bien évidemment arriva ce qui devait arriver, cette suite croisa ma route. Comme chacun le sait maintenant, je suis faible et ma main s'est donc automatiquement tendue vers ce roman. Qui se lit très vite. Qui n'a pas fait long feu. Et qui m'a beaucoup plu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Parce que Scott Westerfeld n'a pas perdu la main. Plutôt que de donner une suite linéaire à son premier tome, il a choisit de changer totalement de point de vue. Plus d'étudiants, plus de biologie, mais de la musique, et la volonté d'un petit groupe d'adolescents fort attachants de monter un groupe et de faire connaître leur musique. Celle qui les habite et les fait avancer. Ce qui commence comme une aventure presque banale prend un tour progressivement plus angoissant jusqu'à l'explosion, la chute du monde tel qu'ils l'ont connu et la découverte de cet univers étrange où les vampires sont les protecteurs de l'humanité. Ce qui est intéressant est la position que l'auteur donne au lecteur. En lisant le premier tome, on découvre les vampires, les vers, et la lutte millénaire qui les oppose. Dans le second, c'est plutôt la manière dont cette lutte émerge au grand jour qui est au centre du récit. On assiste à la prise de conscience, aux angoisses, à la destruction, aux batailles et à la naissance de la volonté de se battre et de gagner. D'une chronique adolescente, on passe à un récit apocalyptique. Autant dire que la montée en tension est comme il faut!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Intéressante aussi la place centrale accordée à la musique: elle devient une arme, ce qui est une manière de montrer que l'art, la musique comme d'autres discplines est un moyen de lutter et d'affirmer. Et ce qui ne gache rien, Westerfield utilise à merveille son thème, employant des noms de groupesparfaitement adaptés comme tête de chapitre! J'ai passé un certain temps ensuite à les chercher et les écouter, découvrant au passage quelques perles!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mon seul regret, la fin est un peu rapide, et sans doute un peu trop happy end au regard de l'univers sombre qui la précède, mais il n'y a pas là de quoi bouder son plaisir!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;a href=&quot;http://chrestomanci.over-blog.com/article-16121056.html&quot;&gt;Virginie&lt;/a&gt; en parle.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Westerfeld, Scott, A-Apocalypse, Milan, 2008, 3.5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt;
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<title>Eon et le douzième dragon - Alison Goodman</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2009/09/27/eon-et-le-douzieme-dragon-alison-goodman.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Mon, 28 Sep 2009 07:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.lespetitsbouquins.com/wp-content/plugins/fresh-page/files_flutter/1250091035Eonledouzi%C3%A8medragon.GIF&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des dragons il y en a douze, douze créatures capables de manipuler l'énergie naturelle présente en toute chose. Par cycles de douze ans, l'un d'eux devient ascendant du cycle de puissance de douze années. Mais depuis 300 ans, un des dragons, le dragon miroir a disparu. Malgré cela, 11 hommes communient avec les dragons pour protéger le pays, leur alliance avec ces créatures leur donnant un pouvoir phénoménal qui les épuise petit à petit.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est la veille du premier jour de la nouvelle année, la veille de la cérémonie qui va voir douze garçons de douze ans faire face au dragon ascendant qui va choisir l'un d'eux comme apprenti Oeil du Dragon. Eon est un de ces garçons. Depuis sa naissance il a le pouvoir de voir tous les dragons énergétiques, un don parmi les plus rares qu'il garde secret. Mais ce n'est pas le seul secret qu'il dissimule: Eon n'est pas un jeune garçon de&amp;nbsp;douze ans, il est en fait Eona, une jeune fille&amp;nbsp;infirme de 16 ans, ce qui devrait, de fait, lui interdire le monde de la magie et du pouvoir, strictement réservé aux hommes. Or, si le dragon Rat, ascendant de cette nouvelle année ne la choisit pas, le dragon Miroir réapparaît et en fait son Oeil du Dragon C'est le début de bien des aventures à la cour impériale&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Chine impériale, récit d'apprentissage, aventure, amour, Eon et le douzième dragon avait a priori toutes les qualités requises pour me conquérir. L'essais a été transformé avec brio.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Alison Goodman s'est manifestement documentée, et passionnée par son sujet, brosse des décors et des personnages inspirés de la Chine impériale absolument magnifiques. Le résultat est tout simplement époustouflant: l'univers d'Eona est cohérent, crédible et passionnant. Les descriptions de la cour, des vêtements, des cérémonies sont fascinantes et souvent poétiques. Elle a intégré en finesse des éléments de la philosphie du&amp;nbsp;tao et des arts qui en découlent: feng shui, arts martiaux, tout est question d'équilibre entre le lin et le yan, les principes contraires.&amp;nbsp;Mais dans le monde d'Eona, l'équilibre a été rompu, ce qui se traduit dans les structures sociales, les jeux de pouvoir et, symboliquement, dans le fait que le cercle de pouvoir des dragons a été déséquilibré par la disparition mystérieuse du Dragon Miroir. Eona représente ce déséquilibre: normalement, ses talents auraient du rester lettre morte. Fille, elle aurait du rester cantonnée à la sphère des activités féminines: enfants, maison, soumission à l'époux.Ou mourir esclave, puisqu'elle avait été vendue à une mine de sel. Pour pouvoir exploiter ses talents, elle est contrainte à se travestir, à effacer toute trace de féminité au point de se droguer pour faire disparaître les preuves de sa nature de femme. Situation qui la met en danger de bien des manières: danger physique d'être découverte et donc executée pour cette dissimulation et avoir osé briser la loi interdisant aux femmes de devenir Oeil du Dragon, danger mental aussi. IL va falloir qu'elle se réconcilie avec sa féminité, qu'elle l'affirme et l'assume pour avoir une chance de survivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Finalement, c'est surtout la question de l'identité et du rejet qui sous-tend le récit: Eona n'est pas la seule dont l'identité est brouillée. Autour d'elle il y a des travestis, comme Dame Dela qui est Contraire, une âme de femme dans un corps d'homme, il y a des Ombres de Lune, des eunnuques dont certains se droguent pour conserver un corps viril. Il y a ceux qui sont rejetés aussi, les infirmes surtout, dont la malchance pourrait &quot;infecter&quot; ceux qui les entoure. Eona et ses compagnons évoluent dans un monde cruel où la survie est rien moins qu'aléatoire, à plus forte raison dans une cour où les ambitions et les luttes de pouvoir gangrènent tout. Eona va se retrouver prise au piège dans les intrigues de cours et dans le combat qui oppose l'empereur et son frère Sethon et qui se répercute dans le cercle des Oeils du Dragon. Eon devient le partisan de l'empereur, s'opposant de fait à l'Oeil du Dragon ascendant, Sire Ido. Le retour du Dragon Miroir marque le passage d'un conflit souterrain en guerre ouverte. Autant dire que les rebondissements vont s'enchaîner. Le tout donne un récit parfois un brin longuet mais passionnant: on suit Eona dans sa découverte de la cour, dans sa prise de conscience des enjeux de sa présence, dans ses combats et dans sa découverte de l'amour. Après tout il faut bien qu'il y ait un peu d'amour!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je n'ai qu'une chose à dire, vivement le tome 2 pour savoir ce qu'il va advenir d'Eona et qui va conquérir son coeur!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;a href=&quot;http://happyfew.hautetfort.com/archive/2009/09/02/la-fureur-du-dragon.html&quot;&gt;Fashion&lt;/a&gt; en parle, &lt;a href=&quot;http://souslefeuillage.blogspot.com/2009/09/eon-et-le-douzieme-dragon.html&quot;&gt;Lael&lt;/a&gt; aussi, tout comme &lt;a href=&quot;http://moncoinlecture.over-blog.com/article-35956254.html&quot;&gt;Karine)&lt;/a&gt;, et bien d'autres!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Goodman, Alison, Eon et le douzième dragon, Gallimard jeunesse, 2009, 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Memory Park</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature pour &quot;Adolescents&quot;</category>
<category>Portail vers l'Autremonde</category>
<pubDate>Sun, 23 Aug 2009 12:46:40 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://www.actusf.com/spip/IMG/jpg/Fabrice_Colin_Memory_park.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Poldavie, 2022. Trois ans après le génocide qui a touché la population d'origine ukrainienne, le gouvernement lance une campagne d'effacement de la mémoire des survivants. Pour la paix de la société poldave et le bien de tous. Mais certains ne veulent pas perdre leur mémoire. Pavel Soutine est de ceux-là. Ce qu'il sait va faire de lui la cible privilégiée des services gouvernementaux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai finalement assez souvent l'occasion de hurler mon amour pour les littératures de l'imaginaire mon intime conviction que les romans qui relèvent de ces genres sont parmi ceux qui parlent le mieux du monde qui nous entoure et de ses enjeux. Memory Park ne déroge pas à la règle, Fabrice Colon offrant à ses lecteurs un texte percutant et intelligent sur les enjeux de la mémoire collective et les mouvements nationalistes qui s'éveillent de temps&amp;nbsp;à autre à la violence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sa Poldavie, petit état récemment indépendant d'Europe de l'Est est totalement crédible. On retrouve au fil des pages tout ce qui a hanté les pages des journaux dans les années 90 et au début des années 2000: les revendications indépendantistes, les mouvements de population, les crispations identitaires, les tensions ethniques et religieuses, les affrontements, l'impuissance des grandes puissances... Et surtout, le cheminement lent et terrifiant qui mène des hommes à exterminer leurs semblables au nom de valeurs dévoyées et faussées. J'ai été, faut-il le dire, impressionnée par la qualité de la trame et du paysage politique imaginés par Fabrice Colin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce cadre, et les événements qui se sont déroulés en 2019, le lecteur les découvre au fil des souvenirs d'un adolescent, Pavel, un des rares survivants de la vague de violence qui a déferlée sur la Poldavie, et de sa lutte contre le &quot;devoir d'oublier&quot; prôné par le gouvernement poldave trois ans après que des camps d'extermination aient fait leur réapparition. Le devoir d'oublier, comme pendant au devoir de mémoire. Les aventures de Pavel posent une question fondamentale: peut-on faire oublier le pire au nom du bien collectif, peut-on purement et simplement effacer ce qui dérange pour éviter d'y faire face et de risquer la réprobation des générations futures? Le message est fort, complexe, d'autant plus complexe que Fabrice Colin n'y apporte pas de réponse toute faite et évite soigneusement tout sentimentalisme ou sensationnalisme morbide. Pavel oscille entre l'envie d'oublier, la colère, la volonté de rapporter au monde ce qui s'est passé. Seule certitude, la nécessité du témoignage. Questions et amorce de réponse sont distillé au fil des aventures vécues par Pavel et son entourage, aventures qui ne m'ont pas toujours convaincue, mais permettent de maintenir un suspense efficace.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La construction assez ambitieuse du texte avec de constants aller-retour du présent au passé, les thèmes abordés, les personnages complexes, tout concourt à faire de Memory Park un roman pour adolescent intéressant et passionnant, non pas essentiel, mais utile pour soulever sous un angle nouveau les questions du devoir de mémoire, du génocide, de la manipulation. et rappeler que l'histoire se répète trop souvent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Colin, Fabrice, Memory Park, Mango, coll. Autremonde,&amp;nbsp; 2007, 4/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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