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<title>Le Terrier de Chiffonnette - litterature-jeunesse</title>
<description>Le Terrier de Chiffonnette</description>
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<lastBuildDate>Fri, 01 Jan 2010 17:36:35 +0100</lastBuildDate>
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<title>Les soeurs Eden et le maître des loups - Lyn Gardner</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Fri, 01 Jan 2010 17:22:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://2.bp.blogspot.com/_CL8b-XzK62Q/SrUFhH_mmFI/AAAAAAAAAvo/y21kZxYeot0/s320/eden.gif&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il était une fois trois soeurs vivant dans une maison pleine de courants d'air et de poussière. La première, Aurore, était aussi belle que bonne ménagère, la seconde, Alice, aussi aventurière que la première prudente, la troisième, Nico, son don n'était pas des moindres. Mais quand les hurlements des loups se font entendre au loin et que le danger se rapproche avec la silhouette de l'Eterminateur, que peuvent-elles faire? Et qu'est-ce que cette vieille flûte confiée par leur mère à Alice sur son lit de mort peut-elle bien avoir de particulier pour que l'Eterminateur veuille la faire sienne?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les âmes chagrines diraient que Lyn Gardner s'est gentiment contentée de mélanger quelques contes de fée au aventures un brin convenue de trois têtes blondes. Elles ont tort. Les soeurs Eden et le maîtres des loups est un petit bijou réjouissant et brillant qui transporte dans le monde étrange, merveilleux et terrifiant des contes de fée. Un peu comme John Connolly avec Le livre des choses perdues, Lyn Gardner se promène dans les contes, connus ou moins connus et les utilise pour créer son propre univers et raconter une histoire aux personnages attachants et aux rebondissements incessants. Mais ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit! Là où John Connolly écrit un conte propre à terrifier petits et grands, dense et intense, Lyn Gardner offre une histoire drôle, haletante et cache sous les aventures de ses trois héroïnes une sacrée finesse psychologique!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Evidemment, les rôles des trois soeurs sont clairement définis, mais par petites touches, elles se révèlent plus complexes que ce à quoi on pouvait s'attendre. Alice n'est pas seulement la plus courageuse des trois, elle est aussi celle qui doute le plus et qui a tellement, tellement peur d'être abandonnée. Aurore sous ses dehors de jeune fille sage et de ménagère coriace cache aussi des surprise et un sens pratique étonnant. Quand à Nico, elle est bien plus que ce que le bébé qu'elle paraît être. Et il en va de même pour les personnages secondaires: la Mère Crochue par exemple, et C'est la grande leçon de ce joli conte de pas-si-fée:&amp;nbsp; les gens ne sont jamais ce que nous croyons qu'il sont, et il faut être bien idiot pour le juger sur les apparences! Car ils révèlent bien souvent des profondeurs et des capacités cachées, en bien ou en mal!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Là est la grande leçon reçue par Alice, personnage principal de toutes ces aventures: au cours d'un long voyage initiatique, elle va apprendre la complexité du monde et passer ainsi de l'enfance à un autre statut. Pas encore celui d'adulte, mais celui d'une personne consciente du monde qui l'entoure, de ses dangers et de ses beautés. Consciente, aussi, et surtout, de qui elle est, de ses forces et de ses limites.&amp;nbsp; En faisant grandir son héroïne, Lyn Gardner aborde des thèmes connus dans les contes de fée mais toujours d'une manière légèrement différente: l'abandon des parents n'est plus celui du Petit Poucet par exemple, mais celui de parents incapables de dépasser leur égoïsme et leur amour, le maître des loups est assoiffé de pouvoir mais non sans raisons qui expliquent son comportement et le mal qu'il fait autour de lui... Sans avoir l'air d'y toucher, Lyn Gardner parle de l'amour fraternel, de la place que chacun occupe dans une fratrie et des conséquences que cela peut avoir, elle parle de maternité et de paternité. Elle aborde en filigrane les thèmes graves de la dictature et de la quête de pouvoir sans oublier de rappeler au passage que les méchants le sont rarement sans raison. C'est extrêmement riche. Mais tout en restant drôle et débordant de tendresse et de chaleur, et d'un amour des contes de fée qui jamais ne se transforme en plagiat. J'ai adoré croiser au détour des chapitres des personnages et des décors bien connu. J'ai adoré deviner qui était qui et à quel conte Lyn Gardner pouvait bien faire référence: de Rapunzel au Petit Poucet en passant par Le joueur de flûte, Hansel et Gretel, La belle au bois dormant, La reine des neiges, on en rencontre de ces merveilleux contes. J'en suis sortie avec l'envie de me replonger dans ces histoires qui m'ont fait frémir!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semblerait que l'auteur travaille à un deuxième tome: s'il est aussi bien troussé et aussi joliment illustré, ce sera un cadeau de moi à moi que je me ferai avec jubilation avant de plonger aussi vite que possible dans le petit monde d'Alice, Aurore et Nico!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;L'avis de &lt;a href=&quot;http://laloula.wordpress.com/2009/08/17/les-soeurs-eden-et-le-maitre-des-loups-de-lyn-gardner/&quot;&gt;Loula&lt;/a&gt;, de &lt;a href=&quot;http://souslefeuillage.blogspot.com/2009/12/les-soeurs-eden-et-le-maitre-des-loups.html&quot;&gt;Lael&lt;/a&gt;, &lt;a href=&quot;http://lisezjeunesse.canalblog.com/archives/2009/09/23/15100593.html&quot;&gt;Emmyne&lt;/a&gt;, ...&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;Gardner, Lyn, Les soeurs Eden et le maître des loups, &amp;nbsp;Tourbillon, 2009, 5/5&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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<title>Le château de Hurle</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2009/01/01/le-chateau-de-hurle.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Tue, 06 Jan 2009 07:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;152&quot; src=&quot;http://mondedufantastique.m.o.pic.centerblog.net/715kfjig.jpg&quot; height=&quot;231&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Lorsque Sophie, l'ainée de trois soeurs, croise le chemin de la Sorcière du désert, c'est pour elle le début d'une aventure qui va l'amener à investir le château du terrifiant magicien Hurle, à terroriser quelques araignées, apprivoiser un démon du feu, le tout, pour le meilleur et pour le pire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est un article sur les femmes en fantasy publié sur le site Elbakin qui m'a fait me souvenir que le superbe desin animé de Miyazaki, Le château ambulant est une adaptation de ce classique de la littérature de jeunesse anglo-saxonnes. C'est peu de dire qu'aussitôt pensé, aussitôt fait, je me suis procuré l'objet de ma convoitise!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les aventures rocambolesques de Sophie sont rondement menées, haletantes parfois, portées par des personnages plus ambivalents qu'il n'y paraît au premier abord. Ils ne sont pas méchants, ou gentils, mais un peu perdus, un peu lâches, un peu courageux, un peu soupes au lait. Il y a bien sûr la méchante sorcière qui provoque tous les rebondissements, mais même elle finalement, est surtout une victime. Diane Wyne Jones amène petit à petit à regarder au delà des apparences: c'est ce que symbolise le personnage de Sophie, transformée en vieille femme par vengeance. Cette transformation va l'obliger à mieux regarder autour d'elle et en elle, à se méfier de ce que disent les convenances et les traditions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Diane Wyne Jones parvient à emprisonner gentiment son lecteur dans son château qui ressemble à une cheminée et qui court dans les collines, poursuivi par un épouvantail enchanté, porte ouverte sur des univers parallèles. On voit avec plaisir les héros sauter d'un port de pêche à une capitale en passant par un jardin enchanté, le pays de Galles,... enfiler des bottes de sept lieux, papoter avec un crâne qui claque des dents.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'avis de &lt;a href=&quot;http://lillyetseslivres.canalblog.com/archives/2007/06/08/5217815.html&quot;&gt;Lilly&lt;/a&gt;, celui d'&lt;a href=&quot;http://www.actusf.com/spip/article-126.html&quot;&gt;ActuSF&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;Et pour la route, un extrait de ce merveilleux dessin-animé, tellement magique que ça en devient indécent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;object codebase=&quot;http://download.macromedia.com/pub/shockwave/cabs/flash/swflash.cab#version=6,0,40,0&quot; classid=&quot;clsid:d27cdb6e-ae6d-11cf-96b8-444553540000&quot; height=&quot;344&quot; width=&quot;425&quot;&gt;&lt;param name=&quot;allowFullScreen&quot; value=&quot;true&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;allowscriptaccess&quot; value=&quot;always&quot; /&gt; &lt;param name=&quot;src&quot; value=&quot;http://www.youtube.com/v/VvcPiMOKvuw&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; /&gt; &lt;embed allowfullscreen=&quot;true&quot; src=&quot;http://www.youtube.com/v/VvcPiMOKvuw&amp;amp;hl=fr&amp;amp;fs=1&quot; allowscriptaccess=&quot;always&quot; height=&quot;344&quot; type=&quot;application/x-shockwave-flash&quot; width=&quot;425&quot; /&gt;&lt;/object&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Il faut sauver Saïd</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/08/22/il-faut-sauver-saïd.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Fri, 22 Aug 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/jpg/15-06.jpg&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Saïd aime les mots, le français, son dictionnaire et être bon élève. En tout cas, il aimait avant le collège Camille Claudel et ses 1200 élèves, le bruit, le racket, le mépris et la haine de ceux qui veulent détruire tout ce qui est beau et bon. Ce n’est pas qu’il ne veut pas s’en sortir Saïd, mais comment lutter quand on a 11 ans, une famille déchirée par la délinquance et la religion. A quoi s’accrocher&amp;nbsp;? Un tableau vu pendant une visite scolaire au musée d’Orsay&amp;nbsp;? L’amitié de son copain Antoine&amp;nbsp;? Le professeur d’histoire-géographie qui ressemble à l’acteur de Mission&amp;nbsp;: impossible&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mois après mois, Saïd raconte dans son cahier sa vie d’enfant des cités. Une vie qui a radicalement changé depuis qu’il est entré en sixième et qu’il a quitté le petit monde douillet de l’école primaire pour la jungle d’un collège sans âme. Smadja ne caricature pas. Au contraire, avec des mots simples, elle donne à voir à ses jeunes lecteurs et aux adultes qui auront la curiosité d’ouvrir son roman un quotidien qui fait froid dans le dos mais qui n’est pas exempt d’espoir et de petits bonheurs. Avec intelligence, elle aborde des thèmes graves&amp;nbsp;: l’extrémisme religieux auquel se livrent des adolescents perdus, le chômage, l’échec scolaire, l’avenir fermé malgré l’énergie et la volonté des parents, des enseignants. Alors bien sûr on peut reprocher un brin de caricature, un trop plein de tendresse et une fin peut-être trop idyllique, mais on ne peut que d’attacher à ce gamin. Saïd tente de garder la tête haute, de protéger son tout petit frère, sa sœur, la belle et grande Samira qui a décidé de vivre en femme libre&amp;nbsp;; Tout en sachant qu’il n’est pas meilleur que les autres, qu’il peut céder au chantage, renoncer à intervenir pour se protéger. Qu’il a besoin de l’aide et de la protection des adultes alors qu’il est contraint de quitter le monde de l’enfance de la manière la plus violente qui soit.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Le tout est ponctué des définitions de ces mots qu’aime tant Saïd&amp;nbsp;: invectives, rictus, abdiquer, tintamarre, admonestation, apogée, dignité, méditer, mépriser, etc.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Un beau roman sur la vie et le destin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;«&amp;nbsp;Devant moi, les lignes forment des lignes comme les mailles d’un filet dont on ne peut pas s’échapper.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #800000;&quot;&gt;Brigitte Smadja – Il faut sauver Saïd, Neuf de l’Ecole des loisirs, 2003, 92 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>A vos dictionnaires!!!</title>
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<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Tue, 05 Aug 2008 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ricochet-jeunes.org/scans/m/murail22.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Vladimir a&lt;span style=&quot;mso-spacerun: yes;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt; voulu fêter à sa manière la naissance du tout petit riquiqui duc Ivan avec un poème&amp;nbsp;! Un poème plein de V et rimes en vlan&amp;nbsp;! Un poème que le grand-duc n’a pas du tout, mais alors pas du tout apprécié&amp;nbsp;! Résultat&amp;nbsp;: tous les mots en v sont purement et simplement interdits et la police spéciale de Répression du V créée&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Seulement, avec la lettre 22 en moins, est-il encore possible de parler&amp;nbsp;? Et de penser&amp;nbsp;? Et de sentir&amp;nbsp;?&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Voilà un roman pour les plus jeunes fort agréable&amp;nbsp;! Je connaissais Marie-Aude Murail par ses œuvres pour adolescents, mais je découvre là qu’elle est tout aussi douée pour les autres&amp;nbsp;! Ce dont il est question ave finesse sous la forme d’un conte drolatique n’est rien moins que le pouvoir des mots, de la poésie et des chansons&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Une lettre vous manque et tout est dépeuplé&amp;nbsp;! Rien de plus vrai&amp;nbsp;! Car le vent, ce n’est pas le zéphyr ou la brise&amp;nbsp;!&amp;nbsp;» Je vous adore&amp;nbsp;», ce n’est pas la même chose que «&amp;nbsp;Je vous aime&amp;nbsp;»&amp;nbsp;! Les mots ont leur importance&amp;nbsp;! C’est ce dont tout le monde va très vite se rendre compte&amp;nbsp;! Mais impossible de résister quand la police veille au grain&amp;nbsp;! Qui aurait envie de perdre sa langue, voire sa tête pour avoir laisser échapper ce petit son si anodin&amp;nbsp;! Même le grand-duc va se rendre compte de sa bêtise, et du fait qu’avoir le pouvoir absolu n’empêche pas de faire des erreurs, bien au contraire&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Heureusement que les enfants sont moins idiots, et bien plus courageux que les adultes&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt;&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: 12pt; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Une jolie histoire qui laisse avec le sourire&amp;nbsp;!&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: 8pt; color: #800000;&quot;&gt;Marie-Aude Murail, 22&amp;nbsp;!, Mouche de l’Ecole des loisirs, 2008, 51 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Toujours plus loin vers l'ouest</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2008/03/07/toujours-plus-loin-vers-l-ouest.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Fri, 07 Mar 2008 15:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;110&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/56/81/01/Couvertures/2266122320-copie-1.jpg&quot; alt=&quot;2266122320-copie-1.jpg&quot; height=&quot;180&quot; class=&quot;GcheTexte&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Yann a dix ans et six frères. Trois paires de jumeaux qui se suivent et ne se ressemblent pas. Trois paires de jumeaux solides quand lui n’est pas plus haut que deux pommes. Pourtant c’est lui, qui par une nuit pluvieuse, va entraîner ses frères sur le chemin de l’Océan.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Mourlevat offre avec ce roman une jolie relecture de petit Poucet. Car c’est ce qu’est Yann&amp;nbsp;: un petit Poucet, malin, débrouillard et mignon comme tout. Et s’il s’enfuit avec sa fratrie, c’est pour des raisons bien voisines.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Cette fuite vers l’ouest, le lecteur va la vivre par les récits des frères, par ceux des adultes qui ont croisé leur route, plus ou moins brièvement. On découvre ainsi les difficultés du chemin, les petits larcins pour manger et se réchauffer, les courses folles pour échapper aux menaces. Un routier, une boulangère, une vieille dame, une jeune étudiante, un gendarme… Autant des personnes, autant de regards différents sur ces enfants&amp;nbsp;: délinquants, enfants maltraités, survivants… Car finalement, cette histoire de petit Poucet, ce n’est pas tout à fait celle d’enfants fuyant des parents qui veulent les assassiner. C’est celle d’enfants dans une France rurale et profonde où l’amour ne s’exprime guère même s’il existe.&amp;nbsp;C’est celle d’un enfant trop différent dans un monde où ce qui ne répond pas à la norme ne peut être que craint et ma aimé. C’est celle d’un enfant prêt à tout trahir pour réaliser ses rêves d’évasion.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les rebondissements foisonnent et l’humour ne manque pas sur un sujet pourtant grave.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;On se laisse emporter par la grande vague de cette fuite. Par le sourire et le mutisme de ce petit bout d’homme décidé et qui tient ferme face à la vie. Ce qu’on trouve au bout du chemin&amp;nbsp;? Et bien… un certain paquet d’amour… Et un brin d’espoir.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Jean-Claude Mourlevat, L’enfant Océan, Pocket jeunesse, 2002, 151 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Avalon, embarquement immédiat, embarquement immédiat!</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2007/11/11/avalon-embarquement-immédiat-embarquement-immédiat.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Sun, 11 Nov 2007 15:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;120&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/56/81/01//ibbotsonquai.jpg&quot; alt=&quot;ibbotsonquai.jpg&quot; height=&quot;180&quot; class=&quot;GcheTexte&quot; /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Avalon existe vraiment&amp;nbsp;! Et oui messieurs, mesdames et mesdemoiselles de peu de foi&amp;nbsp;! D’ailleurs, tous les neuf ans pendant neuf jours, un chunnel s’ouvre, qui relie l’île au monde des humains. Et à travers ce tunnel, toutes les créatures magiques qui peuplent nos bosquets, nos égouts, nos placards et nos fontaines circulent joyeusement. Sauf que personne n’est à l’abri d’un accident. C’est ce qu’apprennent à leur dépend les trois triplées nourrices le jour où l’abominable Mme Trottell enlève le prince héritier. Neuf ans plus tard, une expédition de sauvetage est lancée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La magie est au rendez-vous&amp;nbsp;! On découvre une île d’Avalon planquée par des faiseurs de brume, de charmantes bestioles qui émettent du brouillard quand elles entendent de la musique, une île où les sorcières qui se respectent ont les dents bleues, des orteils surnuméraires et crachent des crapauds, une île où il y a de vraies harpies armées de sac à main et de chemisiers en nylon, une île où.&amp;nbsp;;. Bref&amp;nbsp;! Il s’y passe beaucoup de choses&amp;nbsp;! Et une fois de plus, Eva Ibbotson nous crée avec cela une petite histoire fort sympathique, où les méchants sont très méchants, les enfants gâtés très gâtés et où les enfants sages et courageux sont récompensés à la fin. Le tout avec un humour et un sens du rythme et du suspense qui laissent toussant dans la poussière toute mièvrerie qui aurait tenté une infiltration dans les pages.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Bref, me voilà séduite par Eva Ibbotson et me laissant faire avec un plaisir que je refuse de bouder&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Eva Ibbotson, Le secret du quai 13, Ablin Michel, coll., Wiz, 2005,234 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>A l'aventure compagnon!</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2007/11/07/a-l-aventure-compagnon.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Wed, 07 Nov 2007 15:00:00 +0100</pubDate>
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&lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;img width=&quot;120&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/56/81/01//ibbotson.jpg&quot; alt=&quot;ibbotson.jpg&quot; height=&quot;181&quot; class=&quot;GcheTexte&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Maia est orpheline. Quand de lointains parents habitant au Brésil acceptent de l’accueillir, elle est à la fois heureuse est effrayée par cette nouvelle vie qui l’attend. Mais les rêves qu’elle avait pu faire sur le chemin de son nouveau foyer se brisent rapidement&amp;nbsp;? Les Carter et leurs filles jumelles ne l’ont accueillie que pour profiter de l’immense fortune dont elle doit hériter. Heureusement, il y a Mlle Minton la gouvernante, Finn l’indien et les siens, et l’aventure aussi qui commence derrière la porte. L’aventure surtout qui se profile quand deux détectives arrivent d’Angleterre à la recherche de l’introuvable fils de Bernard Taverner.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Reine du fleuve est un roman jeunesse plein de charme. On y retrouve un peu de ces romans anglais du début du siècle, à la Petite princesse, mais sans une bonne partie de la mièvrerie et de la naïveté de ces charmantes petites histoires. D’ailleurs, Eva Ibbotson joue sur ces vieilles histoires&amp;nbsp;: Maia est la petite princesse, son ami Clovis rencontré en voyage se transforme en un petit lord Fauntleroy plus vrai que nature. J’ai du manquer d’autres rapprochements avec les classiques de la littérature enfantine anglaise&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Les personnages son assez stéréotypés&amp;nbsp;: l’orpheline courageuse et débrouillarde, la gouvernante au grand cœur, la famille atroce et cupide, les pestes, l’indien proche de la nature… Mais en même temps, les péripéties vécues de Maia sont haletantes, pleines de rebondissement, et on prend plaisir à suivre les héros et les méchants dans une histoire qui oscille entre policier, humour et roman d’aventure. La description du Brésil, pleine de couleurs et d’odeurs est aussi l’occasion pour l’auteur de faire l’apologie de l’ouverture à l’autre, du plaisir de la découverte et de la tolérance contre une Angleterre qui devient le symbole de la rigidité et de la peur de l’autre.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;La fin est très morale, puisque les gentils gagnent et peuvent réaliser leurs rêves, mais c’est bon parfois, de rêver un peu&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;div align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Et en plus, ce roman a remporté un prix que je vénère (à titre très personnel et chocolaté)&amp;nbsp;: l’inénarrable et irremplaçable Prix Smarties&amp;nbsp;! Et oui, il n’y a pas que les M&amp;amp;M’s dans la vie&amp;nbsp;!&lt;/span&gt;&lt;/div&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Eva Ibbotson, Reine du fleuve, Albin Michel, coll. Wiz, 2004, 379 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Un si grand amour</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2007/09/28/un-si-grand-amour.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Fri, 28 Sep 2007 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p&gt;&lt;img width=&quot;120&quot; src=&quot;http://idata.over-blog.com/0/56/81/01//mourlevatpocket.jpg&quot; alt=&quot;mourlevatpocket.jpg&quot; height=&quot;197&quot; class=&quot;GcheTexte&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: x-small; font-family: Arial;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Après Tomek dans La rivière à l’envers, c’est au tour d’Hannah de raconter son voyage. Un voyage bien différent de celui de son compagnon, plus dangereux et épique encore.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je viens de tomber en amour. Non, non, pas d’un machin qui respire&amp;nbsp;! Attendez que je vous explique. Il y a quelques jours je terminais totalement enchantée &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;La rivière à l’envers&lt;/em&gt; de Jean-Claude Mourlevat. Et bien après la lecture d’&lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal&quot;&gt;Hannah&lt;/em&gt;, je peux affirmer que je suis complètement conquise.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Brinquebalée dans un métro bondé, humide et bruyant comme à l’accoutumée, je me suis lancée dans ce roman qui est le pendant de &lt;em style=&quot;mso-bidi-font-style: normal;&quot;&gt;La rivière à l’envers&lt;/em&gt;. Et j’ai tout oublié, transportée dans un autre univers par le magicien Mourlevat. J’ai souri, soupiré, tremblé un peu, sous les yeux un peu éberlués du monsieur assis en face de moi&amp;nbsp;! Et j’ai réitéré jusqu’à tourner la dernière page.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Déjà l’idée me plaisait. J’ai toujours bien aimé redécouvrir une histoire par les yeux d’un autre personnage. Mais en plus, Jean-Claude Mourlevat gagne en puissance et en poésie par rapport à La rivière à l’envers.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Autant Tomek était un rêveur un peu mou par moment, se laissant porter par les événements et la chance, autant Hannah fait preuve d’une énergie sans faille ou presque et d’un courage proche de la folie. Elle sait où elle va et ne se laisse jamais décourager, acceptant la perte de certaines choses pour atteindre ce qu’elle veut, apprenant à chaque étape de son voyage. Cela en fait un personnage que je préfère à celui de Tomek. Je la trouve plus touchante, plus adulte sans doute aussi. Une femme avant l’heure, amoureuse, sûre d’elle et de ses choix même les plus difficiles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Quand à ses aventures… Jean-Claude Mourlevat développe de nouveaux mondes tout aussi poétiques et absurdes que ceux qu’il avait construits dans &lt;em&gt;La rivière à l’envers&lt;/em&gt;. J’ai particulièrement aimé sa description du désert et des caravanes, mais aussi le pays des moches&amp;nbsp;! On est parfois proche du conte détourné, tout en flirtant avec le roman d’aventure mâtiné d’une bonne louchée de roman initiatique. Mélange étrange, mais passionnant, servi par un style agréable à lire.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;C’est une œuvre plus intéressante que La rivière à l’envers, plus profonde à mon sens. J'aurais encore des choses à dire, mais il faudrait trop en dévoiler. Hannah m’accompagnera un petit moment je pense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p style=&quot;margin: 0cm 0cm 0pt; text-align: justify&quot; class=&quot;MsoNormal&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-family: Times New Roman;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small;&quot;&gt;Pour le plaisir, les dernières phrases&amp;nbsp;: &lt;em&gt;«&amp;nbsp;Maintenant, comme promis, je vais me taire. L’histoire est finie. Il n’y a plus rien à dire. Mais puisqu’il faut un dernier mot, moi, la bavarde, je choisirai le plus joli de tous. Je l’ai appris dans le désert. Il se prononce silence.&amp;nbsp;»&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small; color: #339966; background-color: #ffffff;&quot;&gt;Jean-Claude Mourlevat, Hannah, Pocket jeunesse, 2002, 157 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Chou blanc et blanc chou ne sont guère les mêmes</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2007/09/25/chou-blanc-et-blanc-chou-ne-sont-guère-les-mêmes.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Tue, 25 Sep 2007 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img src=&quot;http://image.evene.fr/img/livres/g/2266146718.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&amp;nbsp;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;En un temps où l'on n'avait pas encore inventé le confort moderne, il y avait tout de même les arcs-en-ciel, la confiture d'abricot avec des amandes dedans, les bains de minuit et aussi les chagrins d'amour et le rhum des foins. C'est dans cet autrefois que vit Tomek, dans un petit village dont il tient l'épicerie. Il y vend tout Tomek. Ses tiroirs regorgent de trésors. Mais il n'a pas d'eau de la rivière Qjar, la rivière qui coule à l'envers et dont l'eau, lorsqu'elle cesse de couler donne la vie éternelle. Cete eau que lui demande la jolie demoiselle de passage dont il tombe amoureux. Faute d'avoir pu la satisfaire et su la retenir, il va partir sur ses traces. Peut-être ne l'aurait-il ps fait s'il ne s'était tant ennuyé...&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Quelle différences entre une rivière qui coule à l'endroit et une rivière qui coule à l'envers? Ni plus ni moins celle qui sépare le joli quotidien de la magie! Avec la rivière à l'envers, Jean-Claude Mourlevat offre à ses lecteurs une petite merveille de roman. Beaucoup de poésie dans ces pages, et une utilisation des figures du merveilleux qui laisse un grand sourire aux lèvres. La forêt de l'oubli qui efface de la mémoire des vivants ceux qui pénètrent en son sein, la prairie aux fleurs tellement odorantes qu'elles rendent fous ceux qui la traverse, l'île inexistante puis existante, et finalement la rivière elle-même sont un cadre idéla aux aventures de Tomek. A chacune de ses étapes, il rencontre des hommes ou des femmes qui lui permettent de grandir, de s'affirmer et de comprendre le monde qui l'entoure. Il est question de la mort dans ce roman, mais aussi de l'amour, de l'amitié, du courage.&amp;nbsp;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Avec la quête de l'eau de la rivière Qjar, Tomek quitte le domaine du rationnel. Il passe en quelque sorte de l'autre côté du miroir.&amp;nbsp;Mais&amp;nbsp;si ses aventures sont &quot;réelles&quot;, elles ne sont que le prétexte à lui faire comprendre que le merveilleux et le bonheur&amp;nbsp;sont aussi dans son village, dès lors qu'il sait ouvrir les yeux.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Une belle découverte. Je vais lire avec plaisir d'autres de ses oeuvres.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: xx-small; color: #339966;&quot;&gt;Jean-Claude Mourlevat, La rivière à l'envers, Pocket Junior, 2000, 190p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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<title>Je veux changer de soeur... Enfin, certains jours!</title>
<link>http://leterrierdechiffonnette.hautetfort.com/archive/2007/09/20/je-veux-changer-de-soeur-enfin-certains-jours.html</link>
<author>noreply@hautetfort.com (Chiffonnette)</author>
<category>Littérature jeunesse</category>
<pubDate>Thu, 20 Sep 2007 15:00:00 +0200</pubDate>
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&lt;p align=&quot;center&quot;&gt;&lt;img border=&quot;1&quot; src=&quot;http://www.ricochet-jeunes.org/scans/g/guillereysoeur.jpg&quot; /&gt;&lt;/p&gt; &lt;p align=&quot;justify&quot;&gt;&lt;br /&gt; &lt;span style=&quot;font-size: small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Voilà un joli petit roman sur lequel je suis tombée au hasard des rayonnages de la biblitohèque.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Emma, douze ans, n'est pas une adolescente comme les autres. Elle est certes préoccupée par sa rentrée scolaire, par les nouveaux amis à se faire, par les professeurs, mais surtout, elle a une petite soeur, Aliénor. Jusque là rien que de très normal. Sauf qu'Aliénor est autiste. Et qu'entre un père qui fuit dans le travail et une mère fermement décidée à s'occuper seule et envers et contre tous de la petite, la vie d'Emma a quelque chose d'un enfer. Jusqu'au jour où le vase déborde.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si j'ai apprécié ce roman destiné aux enfants et jeunes adolescents, c'est pour le traitement sensible que fait l'auteur, Sylvaine Jaoui, du thème du handicap. Pour une fois, ce n'est pas une ode à la différence et à la tolérance, avec bons sentiments à la clé.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Emma aime et déteste sa soeur. Un peu comme ceux qui ont des frères et soeurs ont pu à la fois aimer et détesté leur fratrie, mais en pire. Elle la déteste non pas parce qu'elle existe, mais parce qu'à cause d'elle, elle a perdu sa mère et son père. Absent pour l'un, centrée autour de l'enfant malade pour l'autre, ils ne s'occupent plus guère d'elle. Emma se sent transparente à une période de sa vie où plus que jamais, elle aurait besoin d'attention. Sa mère, par sa volonté e vivre le quotidien avec Aliénor en oublie les sentiments de sa fille ainée.&amp;nbsp;Sa souffrance, réelle, n'existe pas à ses yeux, seule l'enfant malade ayant finalement le droit d'avoir mal.&lt;br /&gt; Sylvaine Jaoui pose mine de rien de vraies questions sur la maladie, sur la place de l'enfant malade dans la famille, sur le rôle des parents, sur la jalousie, sur le regard de ceux qui ne savent pas. Le problème d'Emma n'est pas tant sa soeur que sa difficulté à rendre publique l'existence de cette soeur. Elle n'ose pas en parler, et ce secret qu'elle garde rend bien difficile toute amitié. La moindre chose devient une épreuve. Inviter une amie, faire des courses, etc. Emma est à la fois rendue plus mature par cette épreuve, et en même tant fragilisée.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tout est bien qui finit bien, mais le lecteur aura eu avant une évocation fine et sensible de l'adolescence et une approche concrète de ce qu'est l'autisme.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style=&quot;color: #339966;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;font-size: xx-small; font-family: Times New Roman;&quot;&gt;Sylvaine Jaoui, Je veux changer de soeur!, Casterman, 2003, 75 p.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; 
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